La plus récente résidence d’étudiants de l’Université Simon Fraser, actuellement en construction, aide à répondre à l’une des questions auxquelles sont confrontés les promoteurs, les propriétaires et les institutions partout au Canada : est-ce que le bois massif peut soutenir la concurrence à grande échelle dans des projets résidentiels complexes tout en assurant un développement durable ambitieux et en respectant l’échéancier des travaux et les objectifs en matière de logement? La résidence pour étudiants de neuf étages et 445 lits à Burnaby, en Colombie-Britannique, démontre que la réponse est de plus en plus oui, surtout lorsque le bois massif est intégré dans un modèle de prestation collaborative et jumelé à une préfabrication stratégique.
Le projet consiste en sept étages de construction hybride en bois massif sur une base en béton de deux étages, au moyen de panneaux de plancher en bois lamellé-croisé soutenus par des colonnes d’acier et des cages préfabriquées en acier. Conçue pour obtenir la certification LEED Or et le rendement énergétique de niveau 4 du BC Energy Step Code, la résidence sera reliée au système énergétique collectif alimenté à la biomasse de l’Université Simon Fraser tout en offrant des logements d’étudiants indispensables sur un campus en croissance rapide.
L’un des aspects les plus convaincants du projet, c’est qu’il n’avait pas été envisagé à l’origine comme un bâtiment en bois massif. Au départ la résidence devait être en béton et construite de façon conventionnelle avant d’être convertie en un bâtiment de bois massif vers la fin du processus de conception. Cette transition a créé des défis uniques, mais elle a également permis de recueillir des renseignements précieux pour les projets futurs et d’établir l’une des comparaisons les plus détaillées des solutions en bois massif et en béton assemblées à ce jour.
ARTICLE VEDETTE
De la conversion à la confiance :
leçons tirées du projet de logements en bois massif pour étudiants de l’Université Simon Fraser
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Auteur : Annabelle Hamilton, M.Sc.
À propos de l’auteur :
Annabelle Hamilton dirige l’équipe de Woodworks BC, un programme provincial qui permet d’offrir de l’aide technique, des séances d’information et de la formation en développement des marchés pour faire progresser la construction en bois en Colombie-Britannique. Elle possède plus de dix ans d’expérience en gestion de projets de plusieurs millions de dollars, autant dans l’acquisition et les approbations municipales qu’à la réalisation de travaux de construction, et a une feuille de route en matière de réalisation de projets complexes à usage mixte dans le respect des délais et du budget. Son expertise en modélisation de faisabilité pour la construction massive en bois et à ossature de bois léger appuie des essais rigoureux de viabilité, la gestion des risques et les décisions fondées sur des données probantes. Annabelle est titulaire d’une maîtrise en immobilier (distinction) de l’Université Ulster (accréditée par le RICS), d’un baccalauréat en gestion des affaires de l’Université du Maine et a travaillé en Allemagne et en Irlande du Nord. Elle est une collaboratrice de confiance auprès des décideurs qui font progresser les méthodes modernes de construction en Colombie-Britannique.
Plus particulièrement, le projet démontre que même une conversion tardive du béton au bois massif peut préserver les intentions de conception architecturale tout en améliorant le rendement énergétique du bâtiment. La transition réussie a contribué à faire passer le projet d’une cible de rendement énergétique de niveau 3 au niveau 4 du BC Energy Step Code, ce qui a permis d’améliorer le rendement énergétique sans sacrifier les exigences du programme ou la surface de plancher utilisable.
La plus grande valeur du projet réside non seulement dans le fait que le bâtiment prend actuellement forme, mais aussi dans les leçons qu’il offre aux futures équipes de projet. Alors que les établissements de partout au Canada cherchent à agrandir leurs logements pour étudiants tout en respectant les objectifs en matière de climat, de rendement et d’échéancier, la résidence pour étudiants de l’Université Simon Fraser est la preuve que le bois massif peut être une option pratique pour la construction résidentielle complexe à grande échelle. Elle donne aussi du poids à la leçon centrale voulant que les plus grands avantages sont réalisés lorsque le système structurel, le processus de conception, la stratégie d’approvisionnement et la séquence de construction sont harmonisés dès le départ.
Lire l’étude de cas complète
La nouvelle étude de cas de la phase 3 de la résidence étudiante de l’Université Simon Fraser, publiée par Woodworks BC, va au-delà des leçons apprises. Elle comprend des comparaisons détaillées du calendrier, des stratégies d’atténuation des risques, des renseignements sur l’approvisionnement et une analyse rare des coûts de construction en bois massif et en béton, y compris les systèmes structurels, les exigences en matière de protection contre les incendies, les considérations relatives à l’assurance, les solutions de rechange pour la façade et les répercussions sur l’échéancier. Pour les propriétaires, les concepteurs, les entrepreneurs et les institutions qui évaluent leur prochain projet de construction massive en bois, l’étude complète offre un regard précieux sur les possibilités et les réalités liées à la fourniture de logements étudiants en bois à grande échelle.
Procurez-vous votre exemplaire dès aujourd’hui (Disponible en anglais seulement).
Ce qui a fonctionné
Les succès du projet offrent une feuille de route précieuse.
Une équipe de projet expérimentée s’est avérée essentielle. Une expérience antérieure du bois massif chez l’entrepreneur et les corps de métier a réduit la courbe d’apprentissage associée aux exigences liées à l’encapsulation, la coordination des équipes et aux séquences de préfabrication des éléments en bois lamellé-croisé (CLT). Cette expertise a permis à l’équipe de se concentrer sur l’optimisation plutôt que sur l’éducation.
L’innovation dans les systèmes structurels a également produit des avantages mesurables. En remplaçant les cages de béton initialement prévues par des charpentes préfabriquées en acier à plusieurs étages, l’équipe a éliminé les retards liés au durcissement et a permis une construction plus rapide de la structure en bois massif. Les stratégies d’approvisionnement concurrentielles ont amélioré davantage l’efficacité, notamment en ajustant la taille des panneaux de CLT de manière à réduire les quantités de matériaux et la complexité de l’installation.
Pourquoi le bois massif?
La décision d’opter pour le bois massif est née d’une combinaison de facteurs liés à la durabilité, aux politiques et aux opérations. Les objectifs de financement provinciaux appuyaient une utilisation accrue du bois et des niveaux plus élevés de rendement énergétique, reflétant les priorités de la politique du « bois d’abord » de la Colombie-Britannique et les exigences en matière d’efficacité énergétique. Parallèlement, l’université cherchait une approche de construction qui pourrait faire progresser ses engagements climatiques et aider à atteindre ses objectifs en matière de logements pour étudiants. Le bois massif offrait une voie pour réduire le carbone incorporé, soutenir les normes de construction à haut rendement et accélérer la construction par la préfabrication.
La certitude en termes de respect de l’échéancier était tout aussi importante. Les universités fonctionnent selon des calendriers d’enseignement fixes, et les délais de livraison des logements ont une incidence directe sur la capacité d’inscription et l’expérience des étudiants. Pour l’Université Simon Fraser, l’efficacité en termes d’échéancier était aussi importante que la performance environnementale, avec des panneaux en bois massif préfabriqués, des cages d’acier et des systèmes de façade contribuant à accélérer la construction.
Leçons tirées
Comme pour tout projet novateur, certains des résultats les plus précieux vont au-delà du bâtiment lui-même.
L’équipe a notamment observé la maturité croissante des pratiques de construction en bois massif. La protection contre l’humidité, autrefois considérée comme une incertitude importante, est devenue de plus en plus prévisible lorsqu’elle est gérée par des équipes expérimentées. Le projet a renforcé le fait que l’atténuation de l’humidité évolue d’une préoccupation d’urgence à une portée du projet gérable et bien comprise.
Les membres de l’équipe ont de plus souligné l’importance de la planification pour ce qu’elle décrit comme une « quatrième étape de conception ». Les bâtiments hautement préfabriqués exigent une coordination poussée après l’atteinte des étapes importantes de conception habituelles. Les modèles de fabrication, à la coordination des corps de métier et les approbations de fabrication exigent tous plus de temps avant que la construction puisse débuter. Les propriétaires et les équipes de projet qui ne tiennent pas compte de cette étape peuvent sous-estimer l’effort requis pour réaliser pleinement les avantages de la fabrication hors chantier.
Un autre point à retenir, c’est qu’une coordination exhaustive des bâtis immobiliers modélisés (BIM) est essentielle. Dans le cas des projets de construction en bois massif, les raccordements, les ouvertures et les voies de service doivent être résolus avant le début de l’étape de fabrication. Le degré élevé de précision requis laisse peu de place aux modifications sur le terrain, ce qui fait de la coordination numérique un facteur essentiel de réussite du projet plutôt qu’un service à valeur ajoutée.
La leçon la plus importante est peut-être aussi la plus simple : la conception du bois massif dès le départ. Bien que l’Université Simon Fraser ait réussi à convertir une conception de béton presque complète en un bâtiment en bois massif, l’expérience a démontré qu’une intégration plus précoce aurait permis d’ouvrir des possibilités supplémentaires pour optimiser les systèmes structurels, l’efficacité des matériaux et les coûts.
La plus récente résidence d’étudiants de l’Université Simon Fraser, actuellement en construction, aide à répondre à l’une des questions auxquelles sont confrontés les promoteurs, les propriétaires et les institutions partout au Canada : est-ce que le bois massif peut soutenir la concurrence à grande échelle dans des projets résidentiels complexes tout en assurant un développement durable ambitieux et en respectant l’échéancier des travaux et les objectifs en matière de logement? La résidence pour étudiants de neuf étages et 445 lits à Burnaby, en Colombie-Britannique, démontre que la réponse est de plus en plus oui, surtout lorsque le bois massif est intégré dans un modèle de prestation collaborative et jumelé à une préfabrication stratégique.
Le projet consiste en sept étages de construction hybride en bois massif sur une base en béton de deux étages, au moyen de panneaux de plancher en bois lamellé-croisé soutenus par des colonnes d’acier et des cages préfabriquées en acier. Conçue pour obtenir la certification LEED Or et le rendement énergétique de niveau 4 du BC Energy Step Code, la résidence sera reliée au système énergétique collectif alimenté à la biomasse de l’Université Simon Fraser tout en offrant des logements d’étudiants indispensables sur un campus en croissance rapide.
L’un des aspects les plus convaincants du projet, c’est qu’il n’avait pas été envisagé à l’origine comme un bâtiment en bois massif. Au départ la résidence devait être en béton et construite de façon conventionnelle avant d’être convertie en un bâtiment de bois massif vers la fin du processus de conception. Cette transition a créé des défis uniques, mais elle a également permis de recueillir des renseignements précieux pour les projets futurs et d’établir l’une des comparaisons les plus détaillées des solutions en bois massif et en béton assemblées à ce jour.
ARTICLE VEDETTE
De la conversion à la confiance :
leçons tirées du projet de logements en bois massif pour étudiants de l’Université Simon Fraser
Plus particulièrement, le projet démontre que même une conversion tardive du béton au bois massif peut préserver les intentions de conception architecturale tout en améliorant le rendement énergétique du bâtiment. La transition réussie a contribué à faire passer le projet d’une cible de rendement énergétique de niveau 3 au niveau 4 du BC Energy Step Code, ce qui a permis d’améliorer le rendement énergétique sans sacrifier les exigences du programme ou la surface de plancher utilisable.
La plus grande valeur du projet réside non seulement dans le fait que le bâtiment prend actuellement forme, mais aussi dans les leçons qu’il offre aux futures équipes de projet. Alors que les établissements de partout au Canada cherchent à agrandir leurs logements pour étudiants tout en respectant les objectifs en matière de climat, de rendement et d’échéancier, la résidence pour étudiants de l’Université Simon Fraser est la preuve que le bois massif peut être une option pratique pour la construction résidentielle complexe à grande échelle. Elle donne aussi du poids à la leçon centrale voulant que les plus grands avantages sont réalisés lorsque le système structurel, le processus de conception, la stratégie d’approvisionnement et la séquence de construction sont harmonisés dès le départ.
Lire l’étude de cas complète
La nouvelle étude de cas de la phase 3 de la résidence étudiante de l’Université Simon Fraser, publiée par Woodworks BC, va au-delà des leçons apprises. Elle comprend des comparaisons détaillées du calendrier, des stratégies d’atténuation des risques, des renseignements sur l’approvisionnement et une analyse rare des coûts de construction en bois massif et en béton, y compris les systèmes structurels, les exigences en matière de protection contre les incendies, les considérations relatives à l’assurance, les solutions de rechange pour la façade et les répercussions sur l’échéancier. Pour les propriétaires, les concepteurs, les entrepreneurs et les institutions qui évaluent leur prochain projet de construction massive en bois, l’étude complète offre un regard précieux sur les possibilités et les réalités liées à la fourniture de logements étudiants en bois à grande échelle.
Procurez-vous votre exemplaire dès aujourd’hui (Disponible en anglais seulement).
Ce qui a fonctionné
Les succès du projet offrent une feuille de route précieuse.
Une équipe de projet expérimentée s’est avérée essentielle. Une expérience antérieure du bois massif chez l’entrepreneur et les corps de métier a réduit la courbe d’apprentissage associée aux exigences liées à l’encapsulation, la coordination des équipes et aux séquences de préfabrication des éléments en bois lamellé-croisé (CLT). Cette expertise a permis à l’équipe de se concentrer sur l’optimisation plutôt que sur l’éducation.
L’innovation dans les systèmes structurels a également produit des avantages mesurables. En remplaçant les cages de béton initialement prévues par des charpentes préfabriquées en acier à plusieurs étages, l’équipe a éliminé les retards liés au durcissement et a permis une construction plus rapide de la structure en bois massif. Les stratégies d’approvisionnement concurrentielles ont amélioré davantage l’efficacité, notamment en ajustant la taille des panneaux de CLT de manière à réduire les quantités de matériaux et la complexité de l’installation.
Pourquoi le bois massif?
La décision d’opter pour le bois massif est née d’une combinaison de facteurs liés à la durabilité, aux politiques et aux opérations. Les objectifs de financement provinciaux appuyaient une utilisation accrue du bois et des niveaux plus élevés de rendement énergétique, reflétant les priorités de la politique du « bois d’abord » de la Colombie-Britannique et les exigences en matière d’efficacité énergétique. Parallèlement, l’université cherchait une approche de construction qui pourrait faire progresser ses engagements climatiques et aider à atteindre ses objectifs en matière de logements pour étudiants. Le bois massif offrait une voie pour réduire le carbone incorporé, soutenir les normes de construction à haut rendement et accélérer la construction par la préfabrication.
La certitude en termes de respect de l’échéancier était tout aussi importante. Les universités fonctionnent selon des calendriers d’enseignement fixes, et les délais de livraison des logements ont une incidence directe sur la capacité d’inscription et l’expérience des étudiants. Pour l’Université Simon Fraser, l’efficacité en termes d’échéancier était aussi importante que la performance environnementale, avec des panneaux en bois massif préfabriqués, des cages d’acier et des systèmes de façade contribuant à accélérer la construction.
Leçons tirées
Comme pour tout projet novateur, certains des résultats les plus précieux vont au-delà du bâtiment lui-même.
L’équipe a notamment observé la maturité croissante des pratiques de construction en bois massif. La protection contre l’humidité, autrefois considérée comme une incertitude importante, est devenue de plus en plus prévisible lorsqu’elle est gérée par des équipes expérimentées. Le projet a renforcé le fait que l’atténuation de l’humidité évolue d’une préoccupation d’urgence à une portée du projet gérable et bien comprise.
Les membres de l’équipe ont de plus souligné l’importance de la planification pour ce qu’elle décrit comme une « quatrième étape de conception ». Les bâtiments hautement préfabriqués exigent une coordination poussée après l’atteinte des étapes importantes de conception habituelles. Les modèles de fabrication, à la coordination des corps de métier et les approbations de fabrication exigent tous plus de temps avant que la construction puisse débuter. Les propriétaires et les équipes de projet qui ne tiennent pas compte de cette étape peuvent sous-estimer l’effort requis pour réaliser pleinement les avantages de la fabrication hors chantier.
Un autre point à retenir, c’est qu’une coordination exhaustive des bâtis immobiliers modélisés (BIM) est essentielle. Dans le cas des projets de construction en bois massif, les raccordements, les ouvertures et les voies de service doivent être résolus avant le début de l’étape de fabrication. Le degré élevé de précision requis laisse peu de place aux modifications sur le terrain, ce qui fait de la coordination numérique un facteur essentiel de réussite du projet plutôt qu’un service à valeur ajoutée.
La leçon la plus importante est peut-être aussi la plus simple : la conception du bois massif dès le départ. Bien que l’Université Simon Fraser ait réussi à convertir une conception de béton presque complète en un bâtiment en bois massif, l’expérience a démontré qu’une intégration plus précoce aurait permis d’ouvrir des possibilités supplémentaires pour optimiser les systèmes structurels, l’efficacité des matériaux et les coûts.
by Annabelle Hamilton, M.Sc.
À propos de l’auteur :
Annabelle Hamilton dirige l’équipe de Woodworks BC, un programme provincial qui permet d’offrir de l’aide technique, des séances d’information et de la formation en développement des marchés pour faire progresser la construction en bois en Colombie-Britannique. Elle possède plus de dix ans d’expérience en gestion de projets de plusieurs millions de dollars, autant dans l’acquisition et les approbations municipales qu’à la réalisation de travaux de construction, et a une feuille de route en matière de réalisation de projets complexes à usage mixte dans le respect des délais et du budget. Son expertise en modélisation de faisabilité pour la construction massive en bois et à ossature de bois léger appuie des essais rigoureux de viabilité, la gestion des risques et les décisions fondées sur des données probantes. Annabelle est titulaire d’une maîtrise en immobilier (distinction) de l’Université Ulster (accréditée par le RICS), d’un baccalauréat en gestion des affaires de l’Université du Maine et a travaillé en Allemagne et en Irlande du Nord. Elle est une collaboratrice de confiance auprès des décideurs qui font progresser les méthodes modernes de construction en Colombie-Britannique.