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L’Alliance Française Vancouver (AFV), l’une des plus anciennes organisations à but non lucratif de la ville, se consacre depuis plus de 120 ans à la promotion de la langue française, et de la culture et des arts en français. En élargissant sa programmation, l’AFV est passée d’une école de langues à un centre culturel dynamique pour la communauté francophone locale.
En 2015, AFV a reconnu le besoin d’une installation de plus grande taille et a collaboré avec McFarland Marceau Architects pour concevoir un nouveau bâtiment. Ces installations permettraient non seulement de répondre à la croissance, mais aussi d’améliorer la visibilité de l’AFV dans le quartier Oakridge de Vancouver. Le plan du corridor Cambie de la ville de Vancouver encourageait la construction de bâtiments plus hauts, mais l’AFV a cherché à créer une structure plus petite en utilisant du bois massif, en conciliant sa vision avec les réglementations de zonage.
Toutes les photos ont été prises par Ed White Photographics, avec authorisation de naturallywood.com



Ces nouvelles installations illustrent la façon dont le bois de masse peut créer des structures durables et visuellement remarquables qui répondent à une multitude de besoins de la communauté. En utilisant du bois d’origine locale, l’AFV a réduit son empreinte carbone et s’est alignée sur les objectifs climatiques définis dans le plan économique StrongerBC.
Les nouveaux locaux de l’Alliance Française Vancouver témoignent d’une conception innovante et constituent un modèle pour les projets de construction en bois massif en milieu urbain. Comme l’a souligné Craig Duffield, directeur de la conception chez McFarland Marceau Architects, « l’architecture se présente à la rue comme un proscenium, mettant en scène l’activité culturelle et immergeant les visiteurs dans une expérience culturelle française encadrée par de la lumière et du bois naturels ». Ce projet met en évidence le potentiel des pratiques de construction durable pour enrichir l’engagement de la communauté et les expériences culturelles, établissant ainsi une norme pour des initiatives semblables dans la région.
La conception a également répondu aux défis acoustiques, permettant à différentes fonctions de coexister. Les stratégies d’aménagement de l’espace ont permis une séparation phonique efficace, garantissant que les cours de langue puissent se dérouler parallèlement aux spectacles sans perturbation.
Le projet s’est heurté à d’importants obstacles réglementaires en vertu du règlement de construction de Vancouver de 2019, qui limitait l’utilisation du bois dans les bâtiments éducatifs de plus de deux étages. L’équipe du projet a présenté des solutions alternatives qui ont démontré la sécurité incendie de la structure en bois massif par rapport aux conceptions traditionnelles. Des systèmes de détection d’incendie améliorés et un dimensionnement stratégique des panneaux pour les couches de charbon de protection ont été mis en œuvre. En fin de compte, les autorités municipales ont approuvé l’utilisation du bois apparent, marquant ainsi une avancée significative dans les pratiques de construction de Vancouver.
L’équipe du projet a plaidé avec succès en faveur d’une conception en bois massif, en mettant l’accent sur ses avantages environnementaux et esthétiques. Le résultat est donc une structure hybride de quatre étages en bois massif et en acier, comprenant trois niveaux de bois lamellé-croisé au-dessus d’un podium de stationnement en béton. Le bois apparent améliore à la fois l’esthétique et l’expérience de l’utilisateur.
La construction s’est déroulée sur un site urbain restreint, ce qui a nécessité une gestion efficace de l’espace. Les panneaux préfabriqués en bois lamellé-croisé et les poutres en lamellé-collé préfinies ont permis de rationaliser le processus d’assemblage et d’économiser du temps et des ressources. De nombreux composants ont été livrés prêts à être installés, ce qui a permis de réduire les besoins de stockage sur site.
La nouvelle résidence de l’AFV, décrit comme un « centre francophone nouveau et amélioré », abrite un théâtre de 165 places, des salles de classe, une galerie d’art, des ateliers d’artistes, une cuisine de démonstration, une bibliothèque avec des ressources en médias numériques, un café public et une terrasse sur le toit pour des événements communautaires. L’atrium central, inondé de lumière naturelle, aide les visiteurs à naviguer dans le bâtiment et relie les différentes activités.

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cunard street Live/Work/Grow:
Un modèle efficace par rapport au coût pour les projets en bois massif de moyenne hauteur à usage mixte
Le projet Cunard Street Live/Work/Grow à Halifax est un bon exemple de développement urbain à usage mixte qui réunit des bureaux et des unités résidentielles dans une conception motivée par la durabilité. Conçu par FBM, le bâtiment en bois massif de moyenne hauteur à usage mixte témoigne de l’engagement de l’entreprise envers les enjeux de responsabilité sociale, d’abordabilité et d’écologie.
La firme d’architecture cherchait depuis un bon moment à explorer la construction massive en bois, mais le projet idéal ne s’est jamais présenté. C’est ainsi que l’idée est venue d’utiliser la construction de ses propres locaux dans un édifice de cinq étages comme une initiative de recherche précieuse. Le bois lamellé-collé s’est finalement imposé comme matériau principal de la structure, et le projet a permis d’étudier une variété de solutions structurelles et d’explorer le potentiel du bois dans la construction de moyenne hauteur.



Type de construction | Coût total (CAD) | Coût par pied carré (CAD) | Différence par rapport au modèle de base |
---|---|---|---|
Bois massif (noyau de béton) | Point de comparaison (0%) | ||
Bois massif (noyau de bois lamellé-croisé) | |||
Structure de béton | |||
Structure d’acier |





D’un point de vue environnemental, l’utilisation de produits du bois récolté réduit les GES émis par la construction en compensant partiellement celles normalement associées à la production de béton et d’acier. Les bâtiments sont en effet de grands émetteurs de gaz à effet de serre qui représentent une part importante des émissions mondiales de dioxyde de carbone (CO2). Il est donc essentiel d’intégrer des matériaux faibles en carbone dans la conception de nouvelles constructions pour diminuer l’impact environnemental de l’industrie de la construction. L’outil Gestimat a servi à calculer les émissions de GES des quatre options. Le résultat de la comparaison se trouve dans l’étude de cas.
De plus, le bois massif permet une grande souplesse dans le design, ce qui permet d’innover en mettant les grandes aires ouvertes et la convivialité au premier plan. Son adaptabilité convient particulièrement bien aux développements modernes à usage mixte qui cherchent à harmoniser l’esthétique, l’intégrité structurelle et le respect de l’environnement.
Le projet Cunard Street Live/Work/Grow est la preuve qu’une construction massive en bois peut être économique et performante sur le plan environnemental, tout en soutenant des communautés vibrantes urbaines et leurs multiples fonctions. Parce qu’elle est concurrentielle sur le plan financier et pratique, c’est une solution qui offre un modèle prometteur pour les développements de l’avenir, plus particulièrement dans les villes qui cherchent à encourager les bâtiments faibles en carbone à échelle humaine dans le résidentiel comme dans le commercial.




Les résultats de l’analyse démontrent que, pour le type de bâtiment et l’emplacement choisi, une structure de bois massif avec un noyau de béton est la solution la plus efficace par rapport au coût. Il s’agit donc d’un précédent positif pour les projets aux caractéristiques similaires. Un noyau en bois lamellé-croisé aurait causé une légère augmentation de 0,35 %, ce qui indique la compétitivité d’un système entièrement en bois. En comparaison, une structure en béton était 1,07 % plus chère, tandis que l’acier s’est révélé le choix le moins économique avec une différence de près de 11 % par rapport au modèle de base en bois massif.
Bien que les avantages financiers du bois massif soient importants, c’est également un matériau avantageux pour sa durabilité structurelle et ses qualités esthétiques. Une des grandes forces du bois massif est sa légèreté par rapport à l’acier et à la maçonnerie, ce qui simplifie la conception et la construction des fondations, et donc l’efficience du projet, ce qui peut permettre de réaliser des économies.
La vitesse de construction est un autre des avantages importants. Les systèmes de bois massif sont préfabriqués en usine, ce qui augmente la précision, réduit les erreurs au chantier et accélère l’échéancier de projet. Comparativement aux méthodes de construction traditionnelles, l’utilisation de composantes de bois d’œuvre préfabriquées génère moins de déchets et demande moins de métiers. Le processus de construction s’en trouve donc simplifié. Enfin, la rapidité de l’assemblage réduit les coûts de main-d’œuvre et accélère l’occupation, ce qui rend le bois massif particulièrement intéressant pour les projets à l’échéancier serré.
Une étude de cas publiée par WoodWorks Atlantic a offert un portrait détaillé du projet, en comparant notamment le coût du bois massif, de l’acier et du béton pour révéler un bon rapport résultats-ressources mises en œuvre dans le choix des matériaux et l’exécution du projet.
L’étude de cas est fondée sur un devis estimatif de classe B mené par QS Online Cost Consultants Inc. dans le but d’évaluer la faisabilité d’une construction en bois massif par rapport aux autres matériaux de structure. L’étude a analysé quatre scénarios de construction :
Bois massif avec noyau de béton (modèle de base)
Bois massif avec noyau de bois lamellé-croisé
Structure d’acier avec noyau en acier
Structure de béton avec noyau de béton
Les résultats ont été calculés en fonction d’un immeuble à usage mixte de moyenne hauteur d’une superficie de 1 700 mètres carrés (18 301 pieds carrés).


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Toutes les photos ont été prises par Ed White Photographics, avec authorisation de naturallywood.com
Ces nouvelles installations illustrent la façon dont le bois de masse peut créer des structures durables et visuellement remarquables qui répondent à une multitude de besoins de la communauté. En utilisant du bois d’origine locale, l’AFV a réduit son empreinte carbone et s’est alignée sur les objectifs climatiques définis dans le plan économique StrongerBC.
Les nouveaux locaux de l’Alliance Française Vancouver témoignent d’une conception innovante et constituent un modèle pour les projets de construction en bois massif en milieu urbain. Comme l’a souligné Craig Duffield, directeur de la conception chez McFarland Marceau Architects, « l’architecture se présente à la rue comme un proscenium, mettant en scène l’activité culturelle et immergeant les visiteurs dans une expérience culturelle française encadrée par de la lumière et du bois naturels ». Ce projet met en évidence le potentiel des pratiques de construction durable pour enrichir l’engagement de la communauté et les expériences culturelles, établissant ainsi une norme pour des initiatives semblables dans la région.


La conception a également répondu aux défis acoustiques, permettant à différentes fonctions de coexister. Les stratégies d’aménagement de l’espace ont permis une séparation phonique efficace, garantissant que les cours de langue puissent se dérouler parallèlement aux spectacles sans perturbation.
Le projet s’est heurté à d’importants obstacles réglementaires en vertu du règlement de construction de Vancouver de 2019, qui limitait l’utilisation du bois dans les bâtiments éducatifs de plus de deux étages. L’équipe du projet a présenté des solutions alternatives qui ont démontré la sécurité incendie de la structure en bois massif par rapport aux conceptions traditionnelles. Des systèmes de détection d’incendie améliorés et un dimensionnement stratégique des panneaux pour les couches de charbon de protection ont été mis en œuvre. En fin de compte, les autorités municipales ont approuvé l’utilisation du bois apparent, marquant ainsi une avancée significative dans les pratiques de construction de Vancouver.

L’équipe du projet a plaidé avec succès en faveur d’une conception en bois massif, en mettant l’accent sur ses avantages environnementaux et esthétiques. Le résultat est donc une structure hybride de quatre étages en bois massif et en acier, comprenant trois niveaux de bois lamellé-croisé au-dessus d’un podium de stationnement en béton. Le bois apparent améliore à la fois l’esthétique et l’expérience de l’utilisateur.
La construction s’est déroulée sur un site urbain restreint, ce qui a nécessité une gestion efficace de l’espace. Les panneaux préfabriqués en bois lamellé-croisé et les poutres en lamellé-collé préfinies ont permis de rationaliser le processus d’assemblage et d’économiser du temps et des ressources. De nombreux composants ont été livrés prêts à être installés, ce qui a permis de réduire les besoins de stockage sur site.
La nouvelle résidence de l’AFV, décrit comme un « centre francophone nouveau et amélioré », abrite un théâtre de 165 places, des salles de classe, une galerie d’art, des ateliers d’artistes, une cuisine de démonstration, une bibliothèque avec des ressources en médias numériques, un café public et une terrasse sur le toit pour des événements communautaires. L’atrium central, inondé de lumière naturelle, aide les visiteurs à naviguer dans le bâtiment et relie les différentes activités.
L’Alliance Française Vancouver (AFV), l’une des plus anciennes organisations à but non lucratif de la ville, se consacre depuis plus de 120 ans à la promotion de la langue française, et de la culture et des arts en français. En élargissant sa programmation, l’AFV est passée d’une école de langues à un centre culturel dynamique pour la communauté francophone locale.
En 2015, AFV a reconnu le besoin d’une installation de plus grande taille et a collaboré avec McFarland Marceau Architects pour concevoir un nouveau bâtiment. Ces installations permettraient non seulement de répondre à la croissance, mais aussi d’améliorer la visibilité de l’AFV dans le quartier Oakridge de Vancouver. Le plan du corridor Cambie de la ville de Vancouver encourageait la construction de bâtiments plus hauts, mais l’AFV a cherché à créer une structure plus petite en utilisant du bois massif, en conciliant sa vision avec les réglementations de zonage.

Bâtiments coups de cœur
cunard street Live/Work/Grow:
Un modèle efficace par rapport au coût pour les projets en bois massif de moyenne hauteur à usage mixte



Construction Type | Total Cost (CAD) | Cost per SF (CAD) | Cost Increase Over Base |
---|---|---|---|
Mass Timber (Concrete Core) | Baseline (0%) | ||
Mass Timber (CLT Core) | |||
Concrete Structure | |||
Steel Structure |







D’un point de vue environnemental, l’utilisation de produits du bois récolté réduit les GES émis par la construction en compensant partiellement celles normalement associées à la production de béton et d’acier. Les bâtiments sont en effet de grands émetteurs de gaz à effet de serre qui représentent une part importante des émissions mondiales de dioxyde de carbone (CO2). Il est donc essentiel d’intégrer des matériaux faibles en carbone dans la conception de nouvelles constructions pour diminuer l’impact environnemental de l’industrie de la construction. L’outil Gestimat a servi à calculer les émissions de GES des quatre options. Le résultat de la comparaison se trouve dans l’étude de cas.
De plus, le bois massif permet une grande souplesse dans le design, ce qui permet d’innover en mettant les grandes aires ouvertes et la convivialité au premier plan. Son adaptabilité convient particulièrement bien aux développements modernes à usage mixte qui cherchent à harmoniser l’esthétique, l’intégrité structurelle et le respect de l’environnement.
Le projet Cunard Street Live/Work/Grow est la preuve qu’une construction massive en bois peut être économique et performante sur le plan environnemental, tout en soutenant des communautés vibrantes urbaines et leurs multiples fonctions. Parce qu’elle est concurrentielle sur le plan financier et pratique, c’est une solution qui offre un modèle prometteur pour les développements de l’avenir, plus particulièrement dans les villes qui cherchent à encourager les bâtiments faibles en carbone à échelle humaine dans le résidentiel comme dans le commercial.

Les résultats de l’analyse démontrent que, pour le type de bâtiment et l’emplacement choisi, une structure de bois massif avec un noyau de béton est la solution la plus efficace par rapport au coût. Il s’agit donc d’un précédent positif pour les projets aux caractéristiques similaires. Un noyau en bois lamellé-croisé aurait causé une légère augmentation de 0,35 %, ce qui indique la compétitivité d’un système entièrement en bois. En comparaison, une structure en béton était 1,07 % plus chère, tandis que l’acier s’est révélé le choix le moins économique avec une différence de près de 11 % par rapport au modèle de base en bois massif.
Bien que les avantages financiers du bois massif soient importants, c’est également un matériau avantageux pour sa durabilité structurelle et ses qualités esthétiques. Une des grandes forces du bois massif est sa légèreté par rapport à l’acier et à la maçonnerie, ce qui simplifie la conception et la construction des fondations, et donc l’efficience du projet, ce qui peut permettre de réaliser des économies.
La vitesse de construction est un autre des avantages importants. Les systèmes de bois massif sont préfabriqués en usine, ce qui augmente la précision, réduit les erreurs au chantier et accélère l’échéancier de projet. Comparativement aux méthodes de construction traditionnelles, l’utilisation de composantes de bois d’œuvre préfabriquées génère moins de déchets et demande moins de métiers. Le processus de construction s’en trouve donc simplifié. Enfin, la rapidité de l’assemblage réduit les coûts de main-d’œuvre et accélère l’occupation, ce qui rend le bois massif particulièrement intéressant pour les projets à l’échéancier serré.

Une étude de cas publiée par WoodWorks Atlantic a offert un portrait détaillé du projet, en comparant notamment le coût du bois massif, de l’acier et du béton pour révéler un bon rapport résultats-ressources mises en œuvre dans le choix des matériaux et l’exécution du projet.
L’étude de cas est fondée sur un devis estimatif de classe B mené par QS Online Cost Consultants Inc. dans le but d’évaluer la faisabilité d’une construction en bois massif par rapport aux autres matériaux de structure. L’étude a analysé quatre scénarios de construction :
Bois massif avec noyau de béton (modèle de base)
Bois massif avec noyau de bois lamellé-croisé
Structure d’acier avec noyau en acier
Structure de béton avec noyau de béton
Les résultats ont été calculés en fonction d’un immeuble à usage mixte de moyenne hauteur d’une superficie de 1 700 mètres carrés (18 301 pieds carrés).
Le projet Cunard Street Live/Work/Grow à Halifax est un bon exemple de développement urbain à usage mixte qui réunit des bureaux et des unités résidentielles dans une conception motivée par la durabilité. Conçu par FBM, le bâtiment en bois massif de moyenne hauteur à usage mixte témoigne de l’engagement de l’entreprise envers les enjeux de responsabilité sociale, d’abordabilité et d’écologie.
La firme d’architecture cherchait depuis un bon moment à explorer la construction massive en bois, mais le projet idéal ne s’est jamais présenté. C’est ainsi que l’idée est venue d’utiliser la construction de ses propres locaux dans un édifice de cinq étages comme une initiative de recherche précieuse. Le bois lamellé-collé s’est finalement imposé comme matériau principal de la structure, et le projet a permis d’étudier une variété de solutions structurelles et d’explorer le potentiel du bois dans la construction de moyenne hauteur.
