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gagnant du prix d'HONOR
THE SPIRIT GARDEN
Situé au Nathan Phillips Square à Toronto, le Spirit Garden est un espace public contemplatif dédié à la sensibilisation culturelle et à la réconciliation. Inauguré en septembre 2024 à l’occasion de la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation, le projet intègre les enseignements et les traditions architecturales autochtones pour créer un lieu de rassemblement public parmi les plus reconnaissables au Canada.
Le joyau du jardin est le pavillon d’enseignement. Cette structure circulaire, inspirée de la maison longue haudenosaunee, a été entièrement réalisée en bois sous la direction d’un aîné et d’un gardien du savoir. Sa forme contraste avec le réseau urbain environnant, symbolisant un retour à la circularité, à l’humilité, à l’équilibre et à la pensée relationnelle. L’utilisation de bois lamellé-collé en frêne préfabriqué, récolté de manière durable au Québec, procure solidité et résilience, tandis que le revêtement en épinette laminée soutient un extérieur de cuivre et zinc qui complète les tons chauds naturels de la structure.
Le système en bois à nervures est aligné sur les points cardinaux, avec deux poutres principales orientées d’est en ouest pour représenter le « chemin rouge », symbole de la vie éthique et spirituelle. Les éléments longitudinaux porteurs s’étendent du nord vers le sud, incarnant la relation entre les principes du féminin et du masculin essentiels à la Terre mère. À son sommet, sept puits de lumière fonctionnels symbolisent les Sept enseignements sacrés que sont l’amour, le respect, le courage, l’honnêteté, la sagesse, l’humilité et la vérité, tout en laissant entrer la lumière du jour et en assurant une ventilation naturelle.
À l’intérieur, des bancs en bois intégrés peuvent accueillir environ 60 personnes, pour assister à des réunions, à des récits ou à des cérémonies. Le Spirit Garden intègre également des installations d’artistes anishinaabe, inuit, métis et haudenosaunee, ce qui en fait à la fois un sanctuaire et une plateforme éducative. Par son utilisation intentionnelle du bois, le projet témoigne de la capacité de l’architecture à être un vecteur de continuité culturelle, de mémoire et de réconciliation.
Architecte - Gow Hastings Architects in collaboration with Two Row Architects
Ingénieur structurel - Entuitive
Entrepreneur général - Buttcon
Fournisseur de bois - Structure Fusion Intelligent Wood Construction
Photographie - Tom Arban / Christopher Wahl / Amanda Chong
FRASER MILLS PRESENTATION CENTRE
Le pavillon de présentation Fraser Mills à Coquitlam, en Colombie-Britannique, sert de centre des ventes pour une nouvelle communauté de 5 500 logements sur un site historique de 39 hectares le long du fleuve Fraser. Ouvert pour la prochaine décennie, le bâtiment de 660 mètres carrés devrait entamer une deuxième vie en tant qu’aménagement d’utilisation collective, ce qui prolongera son utilité bien au-delà de la phase initiale de développement. Sa conception s’inspire de l’histoire du lieu, une ancienne scierie, intégrant d’un bout à l’autre des références au bois, à l’artisanat et à la durabilité.
La forme de la structure fait directement écho aux besoins du programme et du site. L’intérieur polyvalent sans colonne s’adapte à l’évolution des fonctions, tandis que le profil ondulant du toit définit les espaces de vente et les salles de présentation. À l’extérieur, un porche continu orienté à l’ouest et un auvent de 60 mètres créent une présence accueillante, culminant en une terrasse spectaculaire en porte-à-faux orientée au sud.
Une robuste structure en bois ancre le projet, réalisée à l’aide de matériaux rapidement disponibles, notamment du bois massif, du bois d’œuvre et du contreplaqué. La géométrie de la toiture a été rationalisée en 26 cadres uniques en lamellé-collé qui s’étendent depuis un axe central jusqu’à des colonnes évasées de diverses hauteurs, le tout défini par modélisation paramétrique pour concilier le rendement structurel, le coût et la constructibilité. Réalisé à partir de modules préfabriqués à une seule travée, le système a pu être monté rapidement sur place, de façon économique.
Compte tenu des demandes sismiques élevées, le bâtiment intègre une solution structurelle novatrice qui repose sur les huit colonnes principales de l’édifice. Conçues en porte-à-faux à partir de rigoles de béton massives, ces colonnes présentent une profondeur substantielle leur permettant de résister à d’importantes forces latérales. Pour contrer les moments de renversement et faciliter la préfabrication, de longues tiges filetées ont été fixées entre les colonnes et les rigoles. La construction hybride a permis de dissimuler ces tiges, ainsi que les tuyaux de descente d’eaux pluviales, à l’intérieur des colonnes.
Architecte - Patkau Architects
Ingénieur structurel - StructureCraft, Abbotsford, BC, Canada
Entrepreneur général - Beedie Construction, Burnaby, BC, Canada
Fournisseur de bois - Western Archrib, Edmonton, AB, Canada; Kalesnikoff, Castlegar, BC, Canada; StructureCraft, Abbotsford, BC, Canada
Photographie - Patkau Architects, Vancouver, BC, Canada
Ce projet a également reçu un prix Wood Design Award de WoodWorks BC.
gagnant du prix d'HONOR
PACIFIC NORTHWEST RESIDENCE
Longeant un étroit canal d’eau salée, cet aménagement résidentiel de la côte nord-ouest du Pacifique a été conçu pour accueillir une famille de quatre personnes et leurs proches résidant à proximité. Conçue pour s’intégrer harmonieusement au site et à l’environnement, la résidence définit une série d’espaces qui facilitent la vie de famille, tout en conservant une présence architecturale sobre.
La conception a été guidée par une étude personnelle du site réalisée par les architectes, qui ont analysé les contours, la végétation et les vues du terrain. Cette connaissance intime des lieux a déterminé l’emplacement du bâtiment situé au cœur d’une forêt de cèdre, de pruche et de sapin de Douglas, pour garantir une intégration harmonieuse dans le paysage. L’entrée est définie par une passerelle surélevée, installée à 10 pieds au-dessus du sol, qui passe à travers des arbres denses jusqu’à un axe dominé par un cèdre magnifique. Les vues sont orientées au nord le long du canal plutôt que transversalement, offrant des vues dégagées tout en préservant un sentiment d’intimité.
Le bois définit l’expression matérielle du projet. Un bardage en cèdre a été choisi pour sa durabilité et son aspect naturel, tandis que les intérieurs sont entièrement revêtus de panneaux en sapin de Douglas débités sur quartier, estompant les frontières entre l’intérieur et l’extérieur. La passerelle d’entrée et les plafonds intérieurs révèlent le système structurel, où l’ossature et les poutres en lamellé-collé en sapin de Douglas se marient à des éléments en acier apparents. Les finitions transparentes mettent en valeur la beauté naturelle du bois, tout en faisant valoir la maîtrise de la construction.
Parmi les mesures de durabilité, citons un vitrage avancé, une isolation thermique et un système d’échange de chaleur géothermique assurant un chauffage et un refroidissement efficaces. Le complexe incarne un équilibre entre la performance, le confort et la sobriété, offrant une résidence qui allie efficacité technique et honnêteté des matériaux. Conçu comme un lieu de rassemblement familial, le projet s’inscrit ainsi en harmonie dans le paysage, tout en conservant une présence architecturale intentionnelle.
Architecte - Cutler Anderson Architects
Ingénieur structurel - Jerome Madden, Madden Baughman Engineering
Entrepreneur général - Butch Alford, Alford Homes
Fournisseur de bois - Kingston Lumber
Photographie - Jeremy Bittermann, Bittermann Photography
gagnant du prix d'HONOR
GOOGLE BORREGAS
Le premier immeuble de bureaux en bois massif de Google, situé à Sunnyvale, en Californie, définit une nouvelle norme dans l’architecture durable des lieux de travail, suivant une approche évolutive et reproductible en matière de conception sobre en carbone. Couvrant 180 000 pieds carrés, le 1265 Borregas s’éloigne délibérément de la palette rétro d’acier et de béton de la Silicon Valley pour tendre vers des environnements biophiliques à hautes performances, en phase avec l’objectif de Google d’un avenir décarboné d’ici 2030.
Structurellement, le bâtiment utilise une approche modulaire où un système de bois lamellé-croisé et de bois lamellé-collé constitue le cœur de la solution. Le volume sud comporte cinq étages d’espaces à hauteur unique sur une grille de 20 x 20 pi avec des dalles hybrides alliant du béton et du bois lamellé-croisé pour accueillir les porte-à-faux des balcons et des dispositifs pare-soleil.
Le volume nord, en revanche, présente trois étages d’espaces ouverts à double hauteur sur une grille de 30 x 30 pi, conçus pour imiter un bosquet d’arbres. Ces portées, plus importantes, ont été réalisées à l’aide de colonnes et de poutres en lamellé-collé et de panneaux de plancher en bois lamellé-croisé. Le bois massif est exposé d’un bout à l’autre pour souligner l’honnêteté des matériaux, réduire le besoin d’enduits et favoriser une forte relation biophilique pour les occupants.
Étant donné le caractère relativement nouveau du bois massif pour la Ville de Sunnyvale, l’équipe a engagé des spécialistes du code local dès le début du projet et découplé le système latéral, au moyen de cadres contreventés non porteurs, pour simplifier les approbations et éliminer le besoin de revêtements intumescents.
L’une des caractéristiques les plus distinctives du projet est son système de façade à cavité fermée, le premier du genre en Amérique du Nord. Cette enveloppe avancée se compose de panneaux intérieurs à double vitrage et de panneaux extérieurs à simple vitrage, ainsi que d’une cavité fermée accueillant des stores en bois Accoya automatisés. Ces stores s’adaptent à la lumière et à la chaleur, offrant à la fois un contrôle solaire passif et une expression architecturale dynamique qui célèbre le bois à l’intérieur comme à l’extérieur.
Architecte - Project Designer: MGA | Michael Green Architecture, Architect of Record: SERA Architects
Ingénieur structurel - Equilibrium Consulting, Vancouver, BC, Canada
Entrepreneur général - XL Construction, Sunnyvale, California, US
Fournisseur de bois - Structurlam (now Mercer), Vancouver, BC, Canada
Photographie - Ema Peter, Vancouver BC Canada
gagnant du prix d'HONOR
TRUMPF EDUCATION CENTER, DITZINGEN, GERMANY
Le centre éducatif de la société TRUMPF à Ditzingen, près de Stuttgart, est un environnement d’apprentissage dédié capable d’accueillir environ 100 apprentis, tout en servant de carrefour social sur le site même de fabrication de la société. Situé à côté du restaurant Blautopf et du pavillon événementiel, le nouveau bâtiment complète l’édifice voisin en adoptant une géométrie commune, une construction hybride en bois et une présence de type pavillon sur des terrains aménagés.
Au cœur du centre éducatif se trouve un auditorium de 400 places, un espace à double hauteur avec des gradins qui définissent le bâtiment comme un lieu de conférences, de spectacles et de rassemblements. Autour de ce noyau, six volumes hexagonaux abritent des salles de cours, des ateliers et des lobbys, formant un anneau cristallin à 18 côtés. La composition tout entière est unifiée par une charpente de toiture spectaculaire qui se compose de poutres en bois disposées en rayons, convergeant vers un puits de lumière cristallin qui marque le cœur symbolique du bâtiment, tout en inondant l’intérieur de lumière naturelle.
Construite à partir de panneaux en bois préfabriqué et de poutres en lamellé-collé, la structure illustre l’efficacité, la robustesse et la durabilité du bois. Les façades présentent des croix de Saint-André en référence aux maisons traditionnelles en colombages, avec des systèmes de vitrage qui alternent entre verre isolé transparent, verre profilé translucide et lambris opaques. Ces « vitrines » donnent sur les ateliers de formation, mettant en vedette le travail des apprentis, tout en laissant passer une généreuse lumière naturelle à l’intérieur. L’apprentissage peut également se faire à l’extérieur grâce au jardin en terrasses au nord-ouest qui prolonge le programme éducatif du bâtiment jusque dans le paysage.
Alliant polyvalence et pureté architecturale, le centre éducatif abrite des espaces propices à l’enseignement, à l’échange et aux interactions sociales. Sa structure en bois expressive affirme à la fois l’esprit novateur de la société et le rôle durable du bois dans la création de lieux d’apprentissage pertinents, tournés vers l’avenir.
Architecte - Barkow Leibinger
Ingénieur structurel - sbp schlaich bergermann partner, Berlin, Germany
Entrepreneur général - Site Management: Drees & Sommer, Stuttgart, Germany
Fournisseur de bois - Timber Construction: Holzbau Amann, Weilheim-Bannholz, Germany
Photographie - Simon Menges & Nino Tugushi, Berlin, Germany
gagnant du prix d'HONOR
DWELLING ON THE MOUNTAINSIDE: JIUCENG ART GALLERY
Le village de Shanlong dans la province du Fujian est réputé pour ses habitations de bois et de pisé de terre datant de 300 ans, largement préservées au cœur d’un paysage montagneux historique. Reconnu comme « village traditionnel chinois » en 2016, le hameau est devenu le site de l’initiative de revitalisation culturelle dirigée par la galerie d’art Jiuceng de Beijing. Le projet a permis de créer des espaces d’exposition, de petits hôtels et des résidences d’artiste. Tous les bâtiments neufs ont respecté les emprises et les hauteurs d’origine, ainsi que les méthodes de construction traditionnelles, afin de préserver le caractère patrimonial du village.
L’intervention a réimaginé quatre anciennes propriétés le long d’une rivière de montagne, où des abris peu profonds et des maisons centrales plus profondes formaient jadis un profil en cascade « haut-bas-haut ». Afin d’adapter ces structures vernaculaires à de nouvelles fonctions culturelles, la conception a utilisé un système d’arches en bois tressé remplaçant les piliers obstructifs de l’ossature traditionnelle à « quatre poteaux et sept pannes ». Avec seulement deux colonnes et sept traverses, le système présente des portées sans colonne allant jusqu’à 8,5 mètres, créant de généreux espaces d’exposition tout en restant fidèle aux proportions traditionnelles locales. S’inspirant des techniques de construction historiques documentées depuis la dynastie Song et encore visibles dans les ponts en bois de la région, les arches ont été confectionnées par des constructeurs locaux possédant des compétences en menuiserie et charpente traditionnelles.
La toiture fait évoluer cette innovation avec le premier système arqué adaptatif de Chine. Des élévations variables et des éléments de tension en acier stabilisent la structure en bois tressé, tandis que les couches de pannes en bois, les chevrons, l’isolation et les carreaux en céramique créent un profil ondulant à deux pentes. Les pierres récupérées, le pisé de terre et les matériaux d’origine locale ancrent encore davantage l’ouvrage dans son paysage culturel.
Ce projet d’habitations sur la montagne propose une réinterprétation de la construction traditionnelle en bois pour l’adapter à un usage contemporain, faisant converger le savoir-faire, l’innovation, et la continuité culturelle en un modèle inspirant de revitalisation rurale.
Architecte - Atelier Lu+Architects
Ingénieur structurel - Su LIU, Beijing, China
Photographie - Haiting SUN, Beijing, China
gagnant du prix d'HONOR
gagnant du prix woodworks british columbia
Architecte - Snøhetta
Ingénieur structurel - Meyer Borgman Johnson
Entrepreneur général - McGough
Fournisseur de bois - Alamco Wood
Photographie - Michael Grimm
VESTERHEIM COMMONS
The Commons, une extension de 8 000 pieds carrés du campus culturel de Vesterheim à Decorah, en Iowa, constitue à la fois un point d’entrée et un lieu de rassemblement pour le musée, l’école d’art populaire et les programmes communautaires. Se démarquant dans la rue par son auvent en bois qui s’élance vers le ciel, le bâtiment s’ouvre sur un hall d’entrée public baigné de lumière, son oculus en bois faisant écho aux chaleureux espaces extérieurs abrités situés dans le parc environnant. Cette entrée accueillante attire tant les résidents du quartier que les visiteurs de passage, renforçant le rôle du campus comme nouvel espace de partage universel.
À l’intérieur, le programme a été pensé de manière à relier le campus existant et à le prolonger. Un espace polyvalent et des aires de circulation mènent directement au centre éducatif de Westby-Torgerson et à l’école d’art populaire. Au deuxième étage, une galerie conduit à des espaces de travail numériques, à des bureaux et à une salle d’étude conçue pour engager le dialogue avec les collections du Vesterheim. Au-delà des murs, des salles de cours extérieures et des espaces d’interprétation s’intègrent harmonieusement dans le parc Heritage, bordés de plantations indigènes qui évoluent au gré des saisons, renforçant le lien entre paysage et apprentissage.
La construction en bois ancre le projet tant matériellement que symboliquement. Une charpente en bois massif fabriquée à Albert Lea, au Minnesota, soutient la structure, tandis que de la brique locale provenant d’Adel, en Iowa, ancre l’extérieur. La culture populaire norvégienne sous-tend le langage architectural : l’auvent rappelle la construction traditionnelle des bateaux, les cadres en bois et les rigoles en béton évoquent le stabbur (grenier), tandis que l’oculus s’inspire des tentes lavvu des Samis.
À travers son programme et son expression matérielle, The Commons jette des ponts entre le patrimoine et la vie contemporaine, réunissant l’éducation, l’artisanat et le collectif au sein d’un cadre architectural cohérent.
GAGNANT DU PRIX DU MERITÉ
Architecte - Williamson Williamson
Ingénieur structurel - Tacoma Engineers, Guelph, ON Canada
Entrepreneur général - Lowry Building Company, Orillia, ON Canada
Fournisseur de bois - Elkan LP Building Products
Photographie - Scott Norsworthy, Toronto, ON Canada
Ce projet a également reçu un prix Wood Design Award de WoodWorks Ontario
DOGTROT MAGNETAWAN
Inspiré de la typologie du dogtrot emblématique du Sud-Est des États-Unis au 19e siècle, le cottage de Magnetawan, en Ontario, réimagine une forme traditionnelle pour en faire le prototype d’un habitat durable construit localement. Historiquement, la maison dogtrot comprenait deux volumes clos reliés par un passage recouvert. Ici, l’idée a été adaptée à la région des lacs en Ontario pour réaliser un modèle contemporain axé sur l’efficacité, le confort et la sensibilité au site.
Le cottage est ancré sur un petit plateau avec des porte-à-faux le long d’un plan incliné, surplombant le lac au-dessous. Plutôt que contraindre la forme au relief du terrain, les fondations ont été pensées de manière à s’adapter aux conditions du site. Le plan répartit les espaces de vie et de nuit de part et d’autre du passage recouvert, lequel fait également office de porche couvert et de pièce extérieure. Des combles relient les deux volumes suspendus, tandis que la suite principale peut être fermée l’hiver pour concentrer la chaleur.
Le bois définit à la fois la structure et la finition. L’extérieur est un revêtement en cèdre blanc de l’Est, avec un parement vertical pour signaler l’entrée et le passage recouvert. À l’intérieur, les panneaux en pin peint et le plancher en pin d’origine locale continuent d’enrichir la palette de matériaux. Les panneaux préfabriqués des murs et de la toiture, mis en place à l’aide d’une grue, ont garanti la rapidité d’exécution et l’étanchéité des travaux, tandis que le mur pignon en bois assure stabilité et définition.
Conçu selon les normes de « maison passive », le cottage atteint la norme de R40 pour les murs et de R60 pour la toiture avec une isolation par cellulose dense, des membranes étanches et une ventilation passive assurée par le puits de lumière. Les stratégies de vitrage et d’ombrage à hautes performances permettent de diminuer l’apport de chaleur, tandis qu’un système mécanique compact intégrant une ventilation avec récupération de la chaleur et l’eau chaude à la demande garantit une faible consommation d’énergie. En adaptant une typologie historique à un nouveau contexte, le cottage DogTrot illustre la façon dont la construction en bois est capable de créer un habitat durable à hautes performances, puisant à la fois dans la tradition et dans l’innovation.
GAGNANT DU PRIX DU MERITÉ
Architecte - ColoradoBuildingWorkshop at CU Denver
Ingénieur structurel - Andy Paddock, KL&A, Golden, CO USA
Entrepreneur général - Erik Sommerfeld and Will Koning, ColoradoBuildingWorkshop, Denver CO USA
Fournisseur de bois - Vaagen Timbers, Colville, Washington USA
Photographie - Jesse Kuroiwa, University of Colorado Denver, Denver, CO USA
AIKEN AUDUBON RESEARCH OUTPOST
Situé dans le Chico Basin Ranch du Sud-Est du Colorado, et niché dans un bosquet de peupliers et de saules, l’avant-poste de recherche Aiken Audubon soutient la recherche sur les oiseaux migrateurs et favorise l’engagement du public, le long de la partie centrale de la chaîne de montagnes Front Range. Exploitée par l’organisation Bird Conservancy of the Rockies, la station est en activité chaque année pendant dix semaines, cinq au printemps et cinq à l’automne, accueillant des activités de baguage, des séances pédagogiques pour des groupes scolaires et des programmes destinés aux ornithologues amateurs et aux bénévoles.
Les nouvelles installations remplacent un ensemble vétuste composé d’abris provisoires et de mobiliers improvisés, offrant un espace de travail protégé et polyvalent parfaitement ancré dans la personnalité à la fois écologique et culturelle du site. Conçu et construit en partenariat avec le Colorado State Land Board et une école locale d’architecture, le projet a mobilisé 26 étudiants et 2 professeurs qui ont travaillé de concert, du concept à la construction.
Le bois définit à la fois la structure et l’expression de l’avant-poste. Le bâtiment est presque entièrement composé de bois lamellé-croisé fabriqué à partir d’épinette d’Engelmann du Colorado, récolté suivant des pratiques de foresterie durable. L’utilisation de panneaux en bois lamellé-croisé préfabriqués a garanti un assemblage efficace avec une perturbation minimale du site, en phase avec les objectifs de gérance de l’environnement du projet.
Sur les façades est et ouest, des claustras en bois cordé assurent ombrage, protection contre le vent et sentiment d’intimité, tout en diffusant les reflets pour éviter les collisions aviaires. Assemblés sans adhésifs ni fixations, les claustras poreux jouent également le rôle d’habitat, propices à la nidification et à la vie sauvage, tout en rappelant la lumière diffuse du bosquet d’arbres environnant.
L’avant-poste témoigne de la façon dont la construction en bois peut allier performance environnementale, réutilisation des matériaux et éducation, tout en incarnant les cycles de gérance des paysages et d’écologie migratoire qu’il entend soutenir.
GAGNANT DU PRIX DU MERITÉ
GAGNANT DU PRIX woodworks ontario
Architecte - Bates Masi + Architects
Ingénieur structurel - Maresca & Associates, Hampton Bays, NY, USA
Entrepreneur général - Men at Work Construction Corp, Wainscott, NY, USA
Photographie - Bates Masi + Architects, East Hampton, NY, USA
WALKING DUNES
Située au cœur d’un paysage de dunes en perpétuel changement, la résidence Walking Dunes repense la construction traditionnelle. Traditionnellement, dans ce type d’environnement, on surélève les maisons à l’aide de pieux de bois en les renforçant par de lourdes entretoises capables de résister aux vagues et aux débris causés par les tempêtes. Mais cette approche rend généralement l’espace inférieur inhabitable et vulnérable à l’érosion. L’équipe du projet a décidé d’adapter à la place la logique de la clôture de sable, un élément familier dans l’écologie des dunes, pour créer une structure qui permet à la fois de stabiliser le paysage et d’offrir un espace vivable sous la maison surélevée.
Le bâtiment s’élève à neuf pieds au-dessus du sol pour assurer une protection contre les inondations et pouvoir offrir des espaces de vie au niveau inférieur. Un réseau de colonnes élancées en acier soutient la structure, tandis que des dispositifs de contreventement en acier disposés en rayons sont calibrés de manière à ralentir le vent et à piéger le sable, consolidant les dunes qui entourent les fondations. Le motif varie en densité de manière à dessiner des espaces fonctionnels : fermant des zones destinées aux équipements mécaniques, aux douches extérieures et au stationnement, et en ouvrant d’autres pour créer des passages recouverts et des lieux de rassemblement ombragés.
Au-dessus, la résidence se compose de quatre volumes, chacun ayant sa propre terrasse couverte, reliés par des éléments de liaison en verre qui allègent la perception de masse et apportent de la lumière aux espaces inférieurs. Le résultat transforme les impératifs des bâtiments côtiers en un langage architectural qui trouve un équilibre entre résilience, habitabilité et lisibilité des matériaux.
La superstructure mobilise des composants hybrides en bois d’œuvre et en bois d’ingénierie. Des pieux en bois avec coiffes ancrent les fondations, tandis que des montants en TimberStrand structurent les murs extérieurs. Des solives TJI forment les systèmes structurels du plancher et de la toiture, parallèlement à du bois de placage stratifié qui apporte un renforcement là où c’est nécessaire. Du bois de dimension définit les cloisons intérieures, renforçant l’économie de matériaux et l’adaptabilité du bois dans un contexte côtier.
GAGNANT DU PRIX DE LA CITATION
Architecte - Adel Research Group (ARG)
Ingénieur structurel - TYLin, NY, USA
Entrepreneur général - Adel Research Group, Princeton, NJ, USA
Fournisseur de bois - Heath Lumber Company, Ewing Township, NJ, USA
Photographie - Arash Adel, NJ, USA; Daniel Ruan, NJ, USA, Ruxin Xie, NJ, USA; Thanut Sakdanaraseth, NY, USA
TIMBRELYN
Timbrelyn est une installation fabriquée par la robotique qui explore des approches conscientes des ressources en matière de construction par le biais de la conception et de la fabrication numériques. Créé à l’occasion du Festival d’art et d’architecture 2024 de Bethel Woods, le projet témoigne de la façon dont la conception par ordinateur, l’intelligence artificielle et la robotique peuvent se conjuguer pour bâtir des structures expressives, sobres en carbone, à partir de pièces courtes de bois d’œuvre récupéré et neuf. Située au Bethel Woods Center for the Arts, site historique du Festival de Woodstock en 1969, l’installation fait écho à son environnement boisé en tissant des motifs de bois superposés qui structurent la vue, filtrent la lumière et projettent des ombres mouvantes sur tout le site.
L’installation intègre des sièges et une plateforme surélevée, pouvant accueillir des rassemblements publics lors d’événements artistiques et musicaux. Sa forme est à la fois fonctionnelle et sculpturale, exprimant la fonction double du bois comme matériau et support d’artisanat numérique. Les sous-ensembles en bois ont été préfabriqués à l’Université de Princeton avant d’être transportés et assemblés manuellement sur place, ce qui a permis de limiter les perturbations et d’accélérer la construction.
Au cœur du projet se trouve un flux robotique adaptatif conçu pour travailler avec du bois de récupération irrégulier. Grâce à la vision par ordinateur, le robot analyse les éléments récupérés, sélectionne et traite les pièces qui conviennent, puis les intègre sous forme de modules capables de répondre aux contraintes structurelles et esthétiques du projet. Cette méthode en boucle fermée permet de réutiliser des matériaux provenant de bâtiments démontés, offrant une nouvelle vie à du bois qui aurait été jeté autrement.
En combinant le bois récupéré et la fabrication computationnelle, Timbrelyn contribue à faire progresser un modèle durable de construction circulaire. Le projet illustre la façon dont les outils numériques peuvent donner lieu à une durabilité renforcée et à la créativité architecturale en matière de conception en bois.
GAGNANT DU PRIX DE LA CITATION
GAGNANT DU PRIX woodworks ontario
GAGNANT DU PRIX woodworks ontario
GAGNANT DU PRIX DE LA CITATION
Architecte - DRAA
Ingénieur structurel - Enzo Valladares
Entrepreneur général - Luis Marquez
Fournisseur de bois - HILAM, TOPWOOD, Ingelam
Photographie - Marcos Zegers and Felipe Camus
MUMO (MUSEUM OF MOTORCYCLE IN PUERTO OCTAY, NORTH PATAGONIA, CHILE)
En périphérie de Puerto Octay dans le nord de la Patagonie au Chili, le musée de la moto (Museum of Motorcycles ou MUMO) abrite la plus grande collection au pays de motos anciennes. La collection met en vedette des motos datant du début et du milieu du 20e siècle, juste avant que le marché mondial n’adopte la production de masse et les marques d’entreprise dans les années 1970, témoignant d’une époque plus diverse et expérimentale dans l’histoire de la moto.
La conception s’inspire des traditions de la construction en bois du Sud du Chili, héritées de la colonisation allemande du 19e siècle, tout en adoptant la technologie contemporaine du bois. La salle d’exposition Piano Nobile du musée est composée de trois pavillons en bois en quinconce qui s’élèvent sur un soubassement en béton étagé, orienté de manière à offrir des vues sur le paysage environnant. Fabriqués à partir de pin de Monterey (une essence de sapin régionale) laminé par usinage CNO, les volumes sont recouverts de sapin traité thermiquement pour améliorer la résistance aux intempéries, renforçant l’identité culturelle d’un « bâtiment en bois revêtu de bois ».
À l’intérieur, les pavillons qui se chevauchent segmentent la salle d’exposition ouverte, sans toutefois la diviser, offrant des pauses naturelles dans le parcours du musée. Chaque pavillon possède une paire de poutres en bois tressé qui transforme chaque pan de toiture en un diaphragme rigide relié à son voisin par des structures en acier prenant la forme de puits de lumière. Ces joints en forme de puits de lumière laissent entrer la lumière naturelle et mettent en valeur la structure en bois soigneusement confectionnée.
Les modules préfabriqués par usinage CNO ont permis de réaliser un assemblage de précision, tandis que les connexions simplifiées bois sur bois ont éliminé le besoin de semelles ou de goussets lourds, améliorant l’efficacité des méthodes de construction de la région. MUMO se démarque à la fois comme un point de repère culturel et une prouesse de construction en bois moderne, s’inscrivant dans la tradition tout en étant défini par l’innovation, aussi ingénieux que les machines dont il assure la conservation.
GAGNANT DU PRIX woodworks british columbia
GAGNANT DU PRIX DE LA CITATION
Architecte - Public Architecture + Design
Ingénieur structurel - CIMA, Vancouver, BC, Canada
Entrepreneur général - Sawchuk Developments, Kelowna, BC, Canada
Fournisseur de bois - West Coast Truss, Kelowna, BC, Canada
Photographie - Latreille Architectural Photography, Vancouver, BC, Canada
Ce projet a également reçu un prix Wood Design Award de WoodWorks BC
SʔITWəNX CHILD CARE
Situé à Kelowna, en Colombie-Britannique, sʔitwənx, « grue » en langue syilx, est un centre de la petite enfance pouvant accueillir 37 enfants. Inspirée par le « jardin d’enfants » de Friedrich Froebel, un concept qui réunit à la fois le jardin et la classe, la conception propose une continuité entre les environnements de jeux intérieurs et extérieurs. Dans cet aménagement, les enfants découvrent des espaces à leur échelle, évoluant entre des zones de découverte qui mêlent le jeu, l’apprentissage et tout le reste. Une structure en bois éclairée par des puits de lumière évoque des auvents ramifiés, tandis que les œuvres d’art syilx dans les fenêtres relient les intérieurs aux récits okanagan et à la faune sauvage.
Le bois a été choisi dans une volonté de privilégier le bien-être, la durabilité et la constructibilité. Sa chaleur, son odeur et sa capacité à réguler l’humidité favorisent la création d’environnements sains et apaisants, ce qui est important compte tenu de la sensibilité particulière des enfants à la qualité de l’air. Le bois d’œuvre apparent limite le besoin d’appliquer des finitions, tandis que l’isolation extérieure supprime les ponts thermiques, garantissant l’efficacité énergétique du bâtiment tout en laissant la structure en bois visible.
La structure emploie des fermes en bois préfabriqué apparent, parallèlement à des aménagements en bois conventionnel. Organisées sur un module de 610 mm, six types de fermes définissent les espaces principaux et secondaires. Les murs et les fermes en bois d’œuvre de dimension ont offert une certaine souplesse pendant le chantier, permettant aux charpentiers d’intégrer des systèmes mécaniques, tandis que leur fini apparent crée des surfaces durables pour accueillir les activités et les expositions dédiées aux enfants. Le système a été érigé en seulement trois semaines, ce qui souligne à la fois l’efficacité et l’adaptabilité à long terme du projet.
En répartissant le programme en zones de découverte qui se chevauchent sous une toiture en bois rythmique, sʔitwənx transforme un modèle cellulaire de garderie en un environnement polyvalent et immersif, où le bois est un vecteur à la fois d’expression architecturale et de bien-être de l’enfant.
GAGNANT DU PRIX DE LA CITATION
Architecte - Bucholz McEvoy Architects + ZAS Architects and Interiors
Ingénieur structurel - RJC
Entrepreneur général - Eastern Construction
Fournisseur de bois - Element Five
Photographie - Michael Moran
Ce projet a également reçu un prix Wood Design Award de WoodWorks Ontario
TORONTO AND REGION CONSERVATION AUTHORITY HEADQUARTERS
En retrait du ravin Black Creek à Toronto, le nouveau siège social de l’Office de protection de la nature de Toronto et de la région offre 8 253 m² d’espaces de bureaux pouvant accueillir plus de 400 employés. Conçu à la fois comme un lieu de travail et un projet de démonstration environnementale, le bâtiment plonge le personnel et les visiteurs directement « au cœur du bassin versant », offrant un modèle tangible pour réimaginer l’urbanisme en harmonie avec les systèmes naturels.
La forme du bâtiment fait écho à l’eau, au boisement et à la topographie du ravin. Les généreux retraits par rapport au terrain boisé préservent l’intégrité écologique, tandis que la géométrie cristalline des volumes souligne les caractéristiques du site. Un paysage restauré s’étend autour de la structure, renforçant l’interaction entre l’espace urbain et la nature.
Le bois définit à la fois la structure et l’expression. Une charpente avec poteaux et poutres en bois lamellé-collé associée à des dalles-planchers en bois lamellé-croisé s’élève depuis une base en béton, la stabilité latérale étant assurée par des noyaux d’escalier en bois massif et un contreventement en bois apparent. Les éléments du toit de l’atrium modèrent la lumière et la circulation de l’air, éclairant naturellement le cœur du bâtiment, tout en dirigeant l’extraction vers des cheminées solaires. L’extérieur est un revêtement en cèdre blanc de l’Est provenant de l’Ontario, fini avec des traitements naturels contre le grisonnement du bois par vieillissement et des éléments carbonisés selon la méthode Shou Sugi Ban. À l’intérieur, une palette d’épinette, de chêne et d’érable conjugue performance structurelle, chaleur tactile et détails travaillés dans les escaliers et au niveau des cloisons, jusque dans les menuiseries.
Des stratégies de conception biophilique – des liens visuels avec le ravin, des finitions en bois, une abondante lumière du jour et la ventilation naturelle – favorisent la santé et le bien-être dans l’espace de travail collaboratif. Certifié comme étant un bâtiment à carbone zéro par le Conseil du bâtiment durable du Canada, le projet cible les certifications WELL v2, LEED Platine et Toronto Green Standard, démontrant la capacité du bois à allier performance, durabilité et excellence de la conception sur un site sensible.
GAGNANT DU PRIX DE LA CITATION
Architecte - Johnston Architects - Architect of Record
Prentiss Balance Wickline Architects - Associate Architect )
Ingénieur structurel - Methow Engineering, Winthrop, WA, USA
Entrepreneur général - Impel Construction, Chelan, WA, USA
Fournisseur de bois - North Valley Lumber, Winthrop, WA, USA
Photographie - Benjamin Drummond, Winthrop, WA, USA; Lara Swimmer Photography, Seattle, WA, USA
WINTHROP LIBRARY
Située dans la Methow Valley du Washington, la bibliothèque de Winthrop de 7 300 pieds carrés a choisi le bois pour s’inscrire dans la grande tradition du Nord-Ouest qui privilégie la durabilité, la praticité et la beauté. Puisant son inspiration dans les granges à foin historiques de la région – des structures fonctionnelles définies par une ossature apparente, des intérieurs ouverts et de généreux débords de toit, la conception fait également écho au Westernization Code de la ville (un ensemble de règlements locaux conçus pour préserver le thème historique du Far West qui caractérise la ville), donnant lieu à une architecture résolument axée sur le bois qui est à la fois expressive et efficace.
Les fermes en bois préfabriquées et l’ossature apparente ont permis de simplifier la construction et de réduire le gaspillage, tout en contribuant à garder la maîtrise des coûts malgré des difficultés liées à la chaîne d’approvisionnement. Avec son empreinte carbone légère, sa faible énergie intrinsèque et sa réutilisabilité, le bois renforce les valeurs de gérance de l’environnement chères à la communauté, même sans mandat officiel d’écoconstruction.
La bibliothèque intègre le bois dans toute sa composition et jusque dans les détails. Les panneaux en bois Kebony certifié FSC forment des brise-soleil verticaux sur les façades est et ouest, réduisant le gain thermique solaire tout en projetant une lumière tachetée qui rappelle le soleil à travers les arbres. À l’intérieur, des éléments en bois de provenance locale, notamment des portes et des menuiseries intérieures réalisées sur mesure par des artistes de la région, viennent renforcer les liens culturels. Dans la salle de lecture, un tronc de cèdre mort tient lieu à la fois de sculpture et de symbole de résilience.
Un espace décloisonné pourvu de meubles mobiles répond aux besoins évolutifs de la communauté, tandis que les systèmes entièrement électriques, la ventilation naturelle et les panneaux solaires en garantissent la performance durable. L’aménagement paysager, tolérant à la sécheresse et résistant au feu, inscrit encore davantage la bibliothèque en harmonie avec son environnement.
Ancrée dans la communauté et réalisée dans un esprit de préservation des ressources, la bibliothèque de Winthrop témoigne du rôle durable du bois dans l’architecture – structurellement solide, écologique et intimement lié au territoire.
GAGNANT DU PRIX DE LA CITATION
Architecte - VJAA Inc. (Lead Design Architect) | RDHA (Architect of Record)
Ingénieur structurel - Blackwell
Entrepreneur général - Prodigy
Fournisseur de bois - Timmerman Timberworks
Photographie - Doublespace
Ce projet a également reçu un prix Wood Design Award de WoodWorks Ontario
UPPER CANADA COLLEGE - LINDSAY BOATHOUSE
Construit sur le port extérieur de Toronto, le Lindsay Boathouse offre au programme d’aviron de l’Upper Canada College sa première installation sur mesure, tout en prolongeant la mission publique de l’école. Élaboré en partenariat avec Ports Toronto, le projet soutient à la fois la tradition de l’aviron qui caractérise l’école depuis 160 ans et un meilleur accès du public au bord de l’eau et à la réserve naturelle adjacente.
L’installation de 9 400 pieds carrés est organisée en trois volumes longitudinaux, les formes concaves de la toiture s’inspirant du mouvement des bateaux, de la flottabilité des coques et des motifs de vague que dessinent les avirons dans l’eau. L’élégante structure hybride en bois et acier intègre des panneaux en bois lamellé-croisé et une ossature élancée en acier pour créer des intérieurs arqués naturellement éclairés, faisant écho aux technologies de matériaux légers utilisées en construction navale. Les vues sur le lac Ontario et la ligne d’horizon de Toronto ancrent le projet dans son environnement, tandis que le programme flexible parvient à concilier les besoins de l’école à ceux de la communauté.
Le bâtiment intègre des espaces d’entreposage pour les bateaux, des pontons pour les équipages, une zone de mise à l’eau, des vestiaires et une salle d’entraînement polyvalente qui peut être transformée pour accueillir des activités de collecte de fonds, des expositions ou des rassemblements publics. Conçue dans une volonté d’accessibilité universelle, l’installation facilite les activités quotidiennes du programme d’aviron et celles du grand public.
La vulnérabilité du site de la péninsule a été prise en compte, grâce à des stratégies de durabilité. Naturellement éclairée et ventilée, l’installation fonctionne de façon saisonnière sans système de chauffage ni de refroidissement, et limite la consommation d’eau et d’énergie. Le vitrage sécuritaire pour les oiseaux, les toitures végétales et l’aménagement paysager indigène réduisent encore davantage l’incidence écologique, tout en renforçant la biodiversité et en gérant les eaux de ruissellement. Collectivement, ces mesures ancrent le projet dans son cadre au bord du lac, tout en préservant l’écosystème environnant.
GAGNANT DU PRIX DE LA CITATION
Architecte - Bohlin Cywinski Jackson
Ingénieur structurel - Walter P Moore, Dallas, Texas, USA
Entrepreneur général - Scott + Reid, Addison, Texas, USA
Fournisseur de bois - Smartlam with Western Archrib, Dothan, Alabama, USA
Photographie - NIC Lehoux, Vancouver, British Columbia, Canada
GREENHILL SCHOOL, ROSE O. VALDES STEM + INNOVATION CENTER
Le Rosa O. Valdes STEM + Innovation Center à l’école Greenhill d’Addison, au Texas, est un nouveau bâtiment de 67 400 pieds carrés conçu pour accueillir des programmes scolaires en mathématiques, sciences et innovation, destinés aux élèves de niveaux intermédiaires et secondaires. Les salles de cours, les laboratoires de fabrication et de robotique, les ateliers collaboratifs et les lieux de rassemblement se côtoient pour favoriser un apprentissage interdisciplinaire, le tout organisé autour d’une cour centrale qui apporte de la lumière naturelle dans les principaux chemins de circulation et espaces d’enseignement. Une aile de salles de cours s’étend vers le sud pour définir une nouvelle place de campus avec des espaces extérieurs éducatifs et sociaux.
Dès le début, le projet a placé la conception durable en vedette. Le bois massif s’est rapidement imposé comme le matériau de choix, tant pour la structure que les finitions, dans une démarche affirmée de réduction du carbone et en harmonie avec la personnalité architecturale du campus. Des poutres et colonnes en lamellé-collé associées à des dalles en bois lamellé-croisé forment la structure des salles de cours, des laboratoires et des espaces de rassemblement. Laissé apparent sans ajout de finitions, le bois instaure un cadre biophilique chaleureux qui enrichit l’usage quotidien, tout en réduisant le carbone intrinsèque.
Une innovation décisive a permis de concilier des objectifs contradictoires : s’approvisionner localement en bois massif, tout en conservant l’expression souhaitée du sapin de Douglas. L’équipe du projet a créé une superposition sur mesure de bois lamellé-croisé à cinq couches, combinant des couches dissimulées de pin jaune avec une couche visible de sapin de Douglas, en harmonie avec les poutres apparentes en lamellé-collé.
Les panneaux prédécoupés en bois lamellé-collé et bois lamellé-croisé ont rapidement été assemblés à l’aide d’un recours minimal à l’acier, ce qui a permis de réduire les délais, le bruit et les perturbations causés par le chantier sur ce campus actif. Les finitions en bois naturel complètent la structure d’un bout à l’autre, mettant en valeur un environnement que les élèves aussi bien que les professeurs apprécient pour son côté chaleureux, sa durabilité et son effet transformateur sur la vie du campus.
GAGNANT DU PRIX DE LA CITATION
Architecte - Unity Design Studio Inc.
Ingénieur structurel - LEA Consulting Ltd., Markham, ON, Canada
Entrepreneur général - Chandos Construction, Mississauga, ON, Canada
Fournisseur de bois - Timmerman Timberworks, New Lowell, ON, Canada
Photographie - Salina Kassam, Toronto, ON, Canada
CANADIAN CANOE MUSEUM
Au bord du lac Little, sur le territoire traditionnel des Premières Nations visées par les Traités Williams, le nouveau Musée canadien du canot a été spécialement conçu pour accueillir la plus grande collection au monde d’embarcations à pagaie – plus de 650 canots et kayaks reconnus comme un trésor culturel national. L’installation de 65 000 pieds carrés est ancrée dans le bois, matériellement et symboliquement, reflétant l’ingéniosité du canot lui-même.
Des poutres en lamellé-collé et des panneaux en bois lamellé-croisé constituent le cadre structurel expressif du bâtiment, créant un rythme lisible et chaleureux entre les espaces publics. Du hall d’entrée à double hauteur à la salle de réunion qui donne sur le lac, le bois s’étend sur de longues portées, améliore l’acoustique et fait régner une atmosphère chaleureuse. Du bois provenant de l’Ontario habille l’extérieur, parallèlement à de la pierre et à de l’acier résistant aux intempéries, formant une enveloppe à hautes performances qui protège la collection tout en entamant un dialogue avec son environnement naturel.
Au cœur du musée, la salle des collections de 20 000 pieds carrés préserve les objets selon des normes strictes de conservation, tandis qu’une salle d’exposition de 17 000 pieds carrés offre des présentations contemplatives des embarcations à pagaie du Canada. Les autres installations sont, notamment, un atelier de construction de canots, une bibliothèque de recherche et un hangar à canots extérieur avec des quais pour des programmes éducatifs sur l’eau.
Chaque étape du projet a donné lieu à un dialogue avec les communautés autochtones. Des espaces accueillant des cérémonies de purification par la fumée, une signalétique multilingue en anishnaabemowin des Michi Saagiig, en anglais et en français, ainsi que des éléments interprétatifs dans d’autres langues autochtones, rendent hommage à ce lieu et à ses histoires multidimensionnelles. Des plantes indigènes et des lieux de rassemblement culturels, parmi lesquels un cercle de feu, un cercle cérémonial et un jardin de pluie, invitent à la réflexion, à l’apprentissage et à la connexion. Achevé en 2024, le musée s’érige en acte de gérance de l’environnement – de la terre, de l’artisanat et du récit – le tout s’exprimant à travers le bois.
Architecte - Dubbeldam Architecture + Design
Ingénieur structurel - Blackwell Structural Engineers, Toronto, ON, Canada
Entrepreneur général - Ortolan Building Design, Alliston, ON, Canada
Fournisseur de bois - Maibec, Toronto, ON Canada
Photographie - Riley Snelling Photography, Toronto, ON, Canada
CATCHACOMA COTTAGE
Niché dans une clairière sur une péninsule dominant le lac Catchacoma, le cottage Catchacoma est un refuge à un seul étage conçu pour une famille multigénérationnelle. Composée de trois volumes solidarisés, adaptés à la topographie en pente du site, la conception se fond harmonieusement dans le terrain en créant un lien discret, mais puissant, entre architecture et paysage.
Le bois est le matériau unificateur du projet, ancrant à la fois la vision et la construction. La structure repose sur une ossature en bois léger, délibérément choisie pour son efficacité, sa faible empreinte carbone et sa facilité d’assemblage sur un site à distance. Du cadre au bardage, en passant par les finitions et le platelage, le bois décline avec constance un langage des matériaux à la fois pratique et expressif.
À l’extérieur, un parement teint en gris foncé fait écho au rythme vertical des troncs d’arbre environnants, laissant le cottage se fondre dans la forêt. À l’entrée, le cèdre assure un accueil naturellement chaleureux. À l’intérieur, les murs en contreplaqué d’érable et les planchers en érable massif créent un environnement durable, baigné de lumière, leurs tons renforçant le sentiment de continuité avec le terrain boisé plus loin. Les éléments en bois de récupération, soigneusement sélectionnés, ajoutent de la texture et de la personnalité.
Le bois traité joue un rôle central en contribuant à la performance du bâtiment à long terme. Le platelage traité sous pression constitue une plateforme à plusieurs paliers le long de la façade qui donne sur le lac, descendant la pente en direction de l’eau pour créer de généreux espaces de vie extérieurs. Conçus pour résister à l’humidité et à l’usure liée aux saisons, ces éléments en bois traité visent à prolonger la durée de vie du cottage, tout en limitant les besoins d’entretien, faisant de la durabilité une réalité au quotidien.
Dans ses moindres détails, le cottage Catchacoma témoigne de la façon dont un usage judicieux du bois, traité ou non, est gage de beauté et de résilience, tout en créant un lien durable avec le lieu.
WAHTA' ELEMENTARY SCHOOL
L’école élémentaire de Wahta met en valeur la solidité, l’adaptabilité et la chaleur du bois, un matériau choisi pour répondre aux besoins tant fonctionnels que culturels de la communauté. Au-delà du simple choix structurel, le bois sert de dispositif narratif, ancrant le bâtiment dans son paysage et son usage quotidien.
Le bois lamellé-collé, largement utilisé, occupe une place centrale dans la conception, valorisé pour son efficacité structurelle et sa capacité à réaliser de belles courbures. Cette propriété a permis de créer un langage spatial organique, qui est à la fois accueillant et parfaitement adapté à un environnement éducatif.
La structure du bâtiment est définie par une série d’arcs en bois lamellé-collé assemblés à l’aide de tiges encollées. Ce système confère une grande capacité portante, tout en maintenant des proportions élancées et une légèreté visuelle. Les assemblages dissimulés simplifient la lecture de l’intérieur, produisant des lignes fluides et renforçant le sentiment général de clarté et d’élégance.
Le bois soutient également les objectifs de durabilité du projet. Tous les éléments structurels sont abrités des intempéries, ce qui favorise une durée de service plus longue et limite l’entretien. À l’intérieur, les surfaces en bois apparent évitent le recours à des finitions secondaires, ce qui permet de réduire la consommation de matériaux, tout en mettant en valeur le fil naturel et la texture du bois. Collectivement, ces stratégies réduisent l’énergie intrinsèque, améliorent la durabilité et créent un environnement aux propriétés biophiliques, réputées pour favoriser l’apprentissage et le bien-être.
L’école élémentaire de Wahta témoigne de la façon dont l’architecture contemporaine peut combiner la connaissance traditionnelle des matériaux à l’ingénierie avancée de la construction en bois. En intégrant la technologie du bois lamellé-collé à des menuiseries durables, le projet crée un cadre à la fois résilient, efficace et inspirant pour l’éducation – une expression durable du respect de la nature, de l’artisanat et de la communauté.
Architecte - DG3A Architecture
Ingénieur structurel - bdco struture and civil engineering, Quebec, QC. Canada
Entrepreneur général - Durand construction, Quebec, QC, Canada
Fournisseur de bois - Art Massif, Saint-Jean-Port-Joli, QC, Canada
Photographie - Stéphane Groleau, Stoneham-et-Tewksbury, QC, Canada
gagnant du prix wood preservation canada
gagnant du prix sponsorisé SFI
KREHER PRESERVE & NATURE CENTER ENVIRONMENTAL
EDUCATION BUILDING
Au cœur du Kreher Preserve and Nature Center, une réserve naturelle de 120 acres, l’Environmental Education Building témoigne de la façon dont la foresterie durable et la construction en bois de pointe peuvent fonctionner en tandem pour créer des espaces sains et inspirants propices à l’apprentissage. Organisée le long d’un axe central pensé comme un « sentier d’apprentissage », la conception s’étend jusque sur le terrain boisé pour proposer des salles de cours, des espaces administratifs et des porches qui immergent complètement les étudiants et les visiteurs dans l’environnement.
La structure met en vedette le pin jaune de provenance locale, récolté selon des pratiques forestières responsables et fabriqué en bois lamellé-croisé et en bois lamellé-collé dans une usine voisine, à Dothan, en Alabama. Ce système en bois massif forme les plafonds, les murs et les portées principales, le tout complété par une ossature en bois léger au niveau des cloisons et des structures de platelage. La préfabrication a permis d’assurer un assemblage efficace, de réduire le gaspillage et de maximiser la valeur des produits forestiers locaux, mettant en avant leur rôle important dans l’économie de la région ainsi que dans l’univers du bâtiment durable.
Les éléments structurels apparents définissent une ossature lisible qui remplit une fonction architecturale tout en servant d’outil éducatif, permettant aux occupants de voir et comprendre le potentiel des produits du bois renouvelables. Les éléments biophiliques viennent renforcer ces leçons : les finitions naturelles, les parquets, les parements teintés, les motifs découpés par CNO et la quincaillerie à l’échelle relient les visiteurs à l’artisanat et à la forêt.
Les formes du toit papillon facilitent la récupération des eaux de pluie, l’éclairage naturel et la ventilation, tout en acheminant l’eau dans des rigoles qui filtrent et préservent l’écologie de la réserve. Parallèlement à l’utilisation intensive du bois, ces stratégies réduisent le carbone intrinsèque, améliorent la performance du bâtiment et renforcent le lien entre la foresterie durable, la gérance de l’environnement, ainsi que la santé et le confort des occupants.
Architecte - Leers Weinzapfel Associates Architects, Inc.
Ingénieur structurel - Simpson Gumpertz & Heger, Inc (EOR), Boston, MA, United States; KPFF (Delegated design engineering), Birrmingham, AL, United States
Entrepreneur général - W. W. Compton Contractor, LLC, Auburn, AL, United States
Fournisseur de bois - Timothy Hursley, Little Rock, AR, United States
Photographie - Smartlam North America, Dothan, AL, United States
gagnant du prix sponsorisé SFI
WOOdworks ontario AWARD WINNER
gagnant du prix sponsorisé SANSIN
Architecte - Project Designer: MGA | Michael Green Architecture, Architect of Record: SERA Architects
Ingénieur structurel - Equilibrium Consulting, Vancouver, BC, Canada
Entrepreneur général - XL Construction, Sunnyvale, California, US
Fournisseur de bois - Structurlam (now Mercer), Vancouver, BC, Canada
Photographie - Ema Peter, Vancouver BC Canada
GOOGLE BORREGAS
Le premier immeuble de bureaux en bois massif de Google, situé à Sunnyvale, en Californie, définit une nouvelle norme dans l’architecture durable des lieux de travail, suivant une approche évolutive et reproductible en matière de conception sobre en carbone. Couvrant 180 000 pieds carrés, le 1265 Borregas s’éloigne délibérément de la palette rétro d’acier et de béton de la Silicon Valley pour tendre vers des environnements biophiliques à hautes performances, en phase avec l’objectif de Google d’un avenir décarboné d’ici 2030.
Structurellement, le bâtiment utilise une approche modulaire où un système de bois lamellé-croisé et de bois lamellé-collé constitue le cœur de la solution. Le volume sud comporte cinq étages d’espaces à hauteur unique sur une grille de 20 x 20 pi avec des dalles hybrides alliant du béton et du bois lamellé-croisé pour accueillir les porte-à-faux des balcons et des dispositifs pare-soleil.
Le volume nord, en revanche, présente trois étages d’espaces ouverts à double hauteur sur une grille de 30 x 30 pi, conçus pour imiter un bosquet d’arbres. Ces portées, plus importantes, ont été réalisées à l’aide de colonnes et de poutres en lamellé-collé et de panneaux de plancher en bois lamellé-croisé. Le bois massif est exposé d’un bout à l’autre pour souligner l’honnêteté des matériaux, réduire le besoin d’enduits et favoriser une forte relation biophilique pour les occupants.
Étant donné le caractère relativement nouveau du bois massif pour la Ville de Sunnyvale, l’équipe a engagé des spécialistes du code local dès le début du projet et découplé le système latéral, au moyen de cadres contreventés non porteurs, pour simplifier les approbations et éliminer le besoin de revêtements intumescents.
L’une des caractéristiques les plus distinctives du projet est son système de façade à cavité fermée, le premier du genre en Amérique du Nord. Cette enveloppe avancée se compose de panneaux intérieurs à double vitrage et de panneaux extérieurs à simple vitrage, ainsi que d’une cavité fermée accueillant des stores en bois Accoya automatisés. Ces stores s’adaptent à la lumière et à la chaleur, offrant à la fois un contrôle solaire passif et une expression architecturale dynamique qui célèbre le bois à l’intérieur comme à l’extérieur.
gagnant du prix western red cedar
Architecte - MOTIV Architects Inc.
Ingénieur structurel - Fast + Epp, Vancouver, BC, Canada
Entrepreneur général - Blue City Construction, New Westminster, BC, Canada
Fournisseur de bois - Dicks Lumber, Surrey, BC, Canada
Photographie - Latreille Architectural Photography, Vancouver, BC, Canada
THE GRANARY AT SOUTHLANDS
Au cœur de Southlands, un « agro-quartier » situé à Tsawwassen, en Colombie-Britannique, The Granary est un centre communautaire à usage polyvalent, entouré par des terres agricoles vers l’ouest et le nord. Abritant une brasserie, un restaurant et 35 résidences, le bâtiment fait face à l’espace communautaire historique rénové « Red Barn », menant à bien la mission du projet qui consiste à relier les résidents au territoire et aux cycles de production alimentaire qui l’entourent.
La conception s’inspire des granges et des silos, des structures utilitaires construites pour durer. Fidèle à cette tradition, The Granary a fait le choix d’une construction à ossature en bois léger d’un bout à l’autre, avec des panneaux muraux préfabriqués assemblés sur place. Ce système, à la fois familier, évolutif et économique, a permis de créer des plans d’aménagement résidentiels en miroir et de privilégier une construction écoénergétique, tout en limitant les perturbations sur place. Des fermes en bois d’ingénierie s’étendent sur les vastes pignons de la brasserie et du restaurant, offrant des solutions économiques pour des intérieurs spacieux, tout en ayant permis d’accélérer les délais de construction. Conjointement, ces stratégies témoignent de la manière dont les systèmes en bois conventionnels peuvent être synonymes à la fois d’habitat abordable et d’espaces polyvalents dynamiques.
Les larges pignons de la brasserie et du restaurant sont revêtus d’un parement avec couvre-joints en bois de cèdre coloré en noir, un matériau volontairement destiné à se patiner et à évoluer avec le temps. Tout comme les granges agricoles qui l’ont inspiré, le bâtiment est des plus honnêtes. Le rythme et volumétrie de la structure font écho à la Red Barn à côté, créant une continuité entre les formes historiques et nouvelles, tout en établissant un point d’intérêt contemporain pour la vie communautaire.
Les cours et les passages autour du bâtiment rappellent les « espaces intermédiaires » que l’on retrouve dans les exploitations agricoles, où diverses fonctions se côtoient de façon organique. À Southlands, ces espaces structurent les marchés, les rassemblements et les rencontres quotidiennes, renforçant les racines agricoles de la communauté.
Architecte - Vandervort Architects
Ingénieur structurel - Evergreen Design, Camano Island WA USA
Entrepreneur général - Needham Construction, Anacortes WA USA
Fournisseur de bois - issaquah Lumber, Issaquah WA USA, Frontier Building Supply, Anacortes WA USA
Photographie - Benjamin Benschneider, Bellingham WA USA
SAN JUAN ISLANDS RESIDENCE
Sur une île lointaine de l’archipel San Juan dans l’État du Washington, cette résidence reprend l’emprise d’une maison antérieure, afin de limiter la perturbation du site tout en maximisant l’engagement avec des vues imprenables sur l’eau des trois côtés. L’arrivée se fait par le quai orienté vers l’ouest, où les principaux espaces de vie dominent le port, tandis que trois chambres à coucher du côté est offrent des vues plus intimes sur une anse abritée. Cette maison de 2 900 pieds carrés est conçue comme une série d’espaces entrelacés qui dialoguent directement avec la topographie, la circulation et les perspectives du site.
Le bois occupe une place centrale dans l’expression du projet, servant à organiser, à structurer et à réchauffer l’environnement de vie. L’espace de vie principal a été pensé comme un pavillon constitué de panneaux en cèdre, rythmé par des ossatures en sapin de Douglas et des niches revêtues en bois Shou Sugi Ban qui créent un enchaînement d’espaces, chacune étant orientée vers sa propre vue. D’un bout à l’autre, la chaleur naturelle du thuya géant accentue la clarté spatiale du pavillon et renforce son dialogue avec la forêt avoisinante.
À l’extérieur, le parement en cèdre vieilli combiné à du béton coloré et à une toiture en métal foncé fait écho aux tons du rivage rocailleux et du couvert forestier. Les planches en cèdre toutes largeurs, les formes asymétriques des pignons et les fenêtres quadrillées relient en profondeur la maison à l’histoire de l’habitat dans la région, tandis que les détails soignés soulignent sa personnalité contemporaine.
Alliant l’authenticité des matériaux à un savoir-faire de haute précision, la résidence engage un dialogue discret, mais assuré, avec le site magnifique qui l’entoure, pour créer un foyer à la fois ancré et sophistiqué.
gagnant du prix western red cedar
Architecte - Moriyama Teshima Architects
Ingénieur structurel - Fast + Epp, Vancouver, British Columbia, Canada
Fournisseur de bois - NORDIC Structures
Photographie - Tom Arban, Toronto, Ontario, Canada
ONTARIO SECONDARY SCHOOL TEACHERS' FEDERATION (OSSTF) HEADQUARTERS AND MULTI-TENANT COMPLEX
Le siège social et bâtiment commercial à locataires multiples de la Fédération des enseignantes/enseignants des écoles secondaires de l’Ontario (FEESO) est un projet novateur en bois massif entièrement apparent de 124 000 pieds carrés à Toronto. Ce projet allie la revitalisation des espaces de travail à la création de nouveaux débouchés commerciaux. La conception traduit l’engagement de la FEESO à l’égard de la valeur à long terme, du bien-être des employés et des économies opérationnelles, tout en faisant avancer les objectifs plus généraux de l’organisation en matière de durabilité sociale, environnementale et financière.
Le programme est organisé de manière à abriter à la fois les bureaux de la FEESO et deux étages d’espaces à louer, reliés par un atrium central qui offre de l’ouverture, des vues extérieures et des possibilités d’interaction spontanée. Les espaces communs, notamment un lobby, un café, une terrasse au rez-de-chaussée et un espace polyvalent, favorisent la collaboration entre le personnel et les locataires, tout en pouvant accueillir des groupes communautaires, élargissant la vocation du bâtiment au-delà de son utilité pour ses propres occupants.
Le bois massif apparent définit l’expérience architecturale, avec des éléments en lamellé-collé et en lamellé-croisé créant une structure renouvelable qui piège le carbone, pour le bien-être des employés. Le bâtiment accorde la priorité à un accès démocratique à la lumière et aux vues, de sorte que tous les occupants bénéficient de la chaleur naturelle du bois et des relations avec l’extérieur.
Surplombant le ravin de la Don Valley, le projet intègre un vaste travail de stabilisation et de restauration écologique réalisé grâce à des stratégies de naturalisation et d’équilibre hydrique. La conception paysagère renforce l’accent mis sur la gérance de l’environnement, intégrant du bois récupéré sur le site et détourné en mobilier pour insister sur l’idée du renouvellement.
Alliant construction en bois massif, restauration écologique et programmation communautaire, le siège social de la FEESO illustre la façon dont l’architecture peut allier la durabilité, la résilience et des valeurs communes.
gagnant du prix WOOdworks ontario
Architecte - mcCallumSather
Ingénieur structurel - Aspect Structural Engineers, Toronto, ON, Canada
Entrepreneur général - Loftin Construction, Toronto, ON, Canada
Fournisseur de bois - Element5, St. Thomas, ON, Canada
Photographie - Assembly Corp., Toronto, ON, Canada
1120 OSSINGTON
Situé sur un site intercalaire compact à Toronto, le 1120 Ossington est un projet de maisons de transition à trois étages lancé par St. Clare pour répondre à l’urgence de la crise du logement dans le cadre de l’Initiative pour la création rapide de logements de la SCHL. Dès le début, la rapidité, le rapport coût-efficacité et la durabilité ont guidé l’approche de la conception. Le résultat est un bâtiment durable à hautes performances qui démontre le potentiel de la construction modulaire en bois massif dans des contextes urbains denses.
Le bois lamellé-croisé a été choisi pour des raisons à la fois environnementales et pratiques. À la fois renouvelable et sobre en carbone, le bois lamellé-croisé permet de réduire le carbone intrinsèque, tout en offrant le rapport résistance/poids requis pour l’assemblage préfabriqué. La superstructure et les cloisons intérieures ont été fabriquées hors site sous forme de panneaux en bois, livrés prêts à installer. Cette stratégie a garanti une grande précision et un contrôle de la qualité, tout en accélérant grandement les délais de construction et en limitant les perturbations pour le voisinage.
Il a fallu faire preuve d’inventivité dans le déroulement des travaux en raison des contraintes du site. Compte tenu de l’aire limitée d’entreposage, l’équipe a construit 75 % de la structure en partant de l’arrière avant de s’attaquer à la partie avant, une fois la grue retirée. Un aménagement de type motel avec un accès par couloir extérieur a simplifié encore davantage les approbations conformément à la partie 9 du Code du bâtiment de l’Ontario, éliminant le besoin d’ascenseurs et accélérant la livraison.
L’enveloppe du bâtiment surpasse les exigences du Code national de l’énergie pour les bâtiments, avec des valeurs d’isolation élevées et des systèmes mécaniques écoénergétiques qui réduisent la demande d’énergie opérationnelle. Réalisé dans des délais serrés et selon des contraintes budgétaires strictes, le 1120 Ossington démontre qu’il est possible d’utiliser le bois massif modulaire pour créer des solutions de logement social de haute qualité, à la fois durables, résilientes et reproductibles.
gagnant du prix WOOdworks ontario
Les gagnants suivants du concours WoodWorks Ontario sont également lauréats dans d'autres catégories :
Architecte - 1x1 architecture
Ingénieur structurel - Wolfrom Engineering Ltd, Winnipeg, MB, Canada
Entrepreneur général - 0812 Building Solutions, Winnipeg, MB, Canada
Fournisseur de bois - Finmac Lumber, Winnipeg, MB, Canada
Photographie - Lisa Stinner-Kun, Winnipeg, MB, Canada
F RESIDENCE
Située sur un terrain familial entre Winkler et Morden dans le Sud du Manitoba, la F Residence est une maison à deux étages conçue pour allier l’ouverture, le confort et le lien avec le cadre rural. La maison est définie par une spectaculaire toiture à un seul versant de 125 pieds de long et un revêtement extérieur essentiellement en cèdre coloré en noir. Du sapin de Douglas crée un contraste aux points stratégiques de l’entrée et de l’approche. L’entrée principale en retrait crée un axe visuel depuis le salon jusqu’à l’allée de la propriété, offrant des vues aux invités qui arrivent, tout en marquant un passage délibéré vers l’intérieur de la maison.
L’intérieur décloisonné s’articule autour d’un foyer à double hauteur, avec un vitrage du sol au plafond dans le salon qui fait pénétrer la lumière naturelle jusqu’au cœur de l’espace. De plus petites fenêtres ponctuent la façade du côté de l’allée pour donner de l’intimité, tout en maintenant un équilibre dans la composition. Le programme inclut quatre chambres à coucher, un bureau, une salle de cinéma et simulation, un bar et un atelier d’art, ainsi qu’une généreuse aile consacrée aux loisirs avec une piscine intérieure, un sauna et une salle de remise en forme. Les portes coulissantes en verre permettent d’ouvrir la piscine directement sur l’extérieur pendant les mois d’été du Manitoba.
Le bois fait partie intégrante du projet, présent à la fois dans la structure, le bardage, la menuiserie intérieure et les finitions. Le cèdre noir définit l’extérieur, cédant la place à du cèdre naturel sur la façade orientée vers le sud et à des panneaux en sapin au niveau de l’entrée qui prolongent l’intérieur avec un sens harmonieux du détail. Le chêne blanc caractérise le plancher, le giron et les portes, complétant l’ossature en acier avec chaleur et texture. À l’intérieur de l’aile qui abrite la piscine, un sauna revêtu de cèdre apporte une touche d’intimité.
Avec son utilisation expressive du bois, la F Residence affirme sa présence, à la fois élégante et solidement ancrée, assurant une harmonie entre la conception contemporaine et les prairies environnantes.
gagnant du prix WOOdworks alberta
Architecte - Republic Architecture Inc.
Ingénieur structurel - KGS Group, Winnipeg, MB, Canada
Entrepreneur général - Bird Construction, Winnipeg, MB, Canada
Fournisseur de bois - StructureCraft, Abbotsford, BC, Canada, Cornerstone Timberframes, Steinbach, MB, Canada
Photographie - Stationpoint Photographic, Canada
RIEL CONSTRUCTION OFFICE
Le Riel Construction Office est un lieu de travail emblématique qui réunit sous un seul toit les équipes autrefois séparées de l’administration et de la construction, dans un espace pensé pour l’inclusivité et la flexibilité, prenant en compte la sensibilité socioculturelle. Cette installation polyvalente de 2 450 m² respecte les principes de la certification LEED Or, intégrant des espaces de bureaux et d’ateliers dans un modèle de conception durable axée sur le bien-être.
L’un des traits distinctifs du bâtiment est ses plafonds en bois structuraux, qui jouent un rôle central tant sur le plan de la performance que de l’expérience. Le bois lamellé-goujonné (DLT) couvre les aires de bureaux, assurant un soutien structurel, tout en apportant chaleur naturelle et rythme aux intérieurs. Les systèmes électriques et l’éclairage suspendu sont soigneusement intégrés de manière à préserver la continuité des surfaces en bois, renforçant un sentiment de calme et de cohésion dans tout l’espace de travail décloisonné.
Au-delà de l’esthétique, les plafonds en bois apparent contribuent directement à la santé et au bien-être. Il est prouvé que les surfaces en bois visible réduisent les réactions de stress, reproduisant les vertus réparatrices de la nature, un facteur important dans les environnements de bureaux où le bien-être favorise la productivité. Sur le plan acoustique, les propriétés poreuses du bois absorbent le son au lieu de le renvoyer, ce qui limite les distractions et renforce le sentiment d’intimité dans un cadre dynamique tourné vers l’activité.
L’utilisation du bois répond à la fois à des objectifs environnementaux et pratiques. Les plafonds en bois préfabriqué réduisent le carbone intrinsèque, tout en épurant la construction, démontrant l’efficacité des stratégies durables. Offrant également une abondante lumière naturelle, des vues dégagées et un agencement qui encourage l’interaction, le résultat est un lieu de travail dans lequel le bois améliore la performance du bâtiment et enrichit l’expérience quotidienne de ses occupants.
gagnant du prix WOOdworks alberta
gagnant du prix WOOdworks alberta
Architecte - 1x1 architecture
Ingénieur structurel - Crosier Kilgour, Winnipeg, MB, Canada
Entrepreneur général - 1902518 Alberta Ltd General Contractor. Grand Prairie, AB, Canada
Fournisseur de bois - Camantra Millworking, Calgary, AB, Canada
Photographie - Lisa Stinner-Kun, Winnipeg, MB, Canada
Government of Canada, Ottawa, MB, Canada
G7 SUMMIT - INTERIOR RENOVATIONS
En préparation du Sommet des dirigeants du G7 de 2025, le centre des congrès du Pomeroy Kananaskis Mountain Lodge a subi une série de rénovations intérieures accélérées. Les travaux ont essentiellement porté sur la Outreach Room, les espaces de réunion bilatérale et les foyers interstitiels, transformant les installations existantes pour créer un cadre intime de type retraite se prêtant à un dialogue au sommet.
La Outreach Room a subi la transformation la plus radicale. Un plafond angulaire et renversé réduit l’échelle et attire l’attention sur la table de conférence centrale, tandis que des coupes d’épinette brute de seize pieds, placées devant le mur rideau vitré, accentuent la verticalité et prolongent visuellement la salle jusque dans le paysage montagneux environnant. Ces pièces de bois abattu, récupérées localement après une tranchée pare-feu à Alberta Parks, ont été soigneusement sélectionnées et fabriquées par des menuisiers canadiens, plaçant l’espace sous le signe de la durabilité et de la gérance de l’environnement.
À l’intérieur, les murs et les plafonds ont été revêtus de panneaux en sapin de Douglas teintés. Préfabriqués hors site selon des largeurs de 12 pouces, les panneaux ont été installés à l’aide de cales pour plus de rapidité et de précision, ce qui a permis de respecter des délais serrés et de faciliter le retrait du système tout entier une fois le Sommet terminé. Réalisé en sapin de Douglas, un motif en relief sur mesure représentant une chaîne de montagnes est une référence subtile au logo du Sommet du G7 à Kananaskis. Dans les salles bilatérales, le sapin de Douglas offre une toile de fond chaleureuse pour les réunions, tandis que du chêne rouge canadien a été utilisé pour réaliser la table des dirigeants et la signalétique officielle.
Tous les éléments en bois ont été détaillés de manière à pouvoir être facilement démontés et réutilisés. Ils sont actuellement stockés en vue d’une future rénovation permanente. Le projet témoigne de la façon dont des rénovations efficaces et bien pensées permettent d’adapter des installations existantes pour accueillir des événements de calibre international, tout en faisant valoir les matériaux et le savoir-faire canadiens.
gagnant du prix WOOdworks alberta
Architecte - Diamond Schmitt Architects
Ingénieur structurel - Entuitive
Entrepreneur général - EllisDon
Fournisseur de bois - Western Archrib
Photographie - Michael Wach Architectural Photography
Christophe Bénard Photography
SAM CENTRE
Le Centre Sam est une installation culturelle ouverte toute l’année qui donne vie à l’univers du Stampede de Calgary, d’hier, d’aujourd’hui et de demain, grâce à des expositions immersives, à la technologie et à la légendaire hospitalité de l’Ouest. Occupant 30 000 pieds carrés sur un seul étage, le bâtiment offre une plateforme polyvalente pouvant accueillir des présentations multimédias, des programmes publics et des expositions, parallèlement à des espaces de collections d’archives et d’objets spécialisés.
Le bois massif joue un rôle déterminant, tant dans la structure que dans la personnalité du bâtiment, tissant des liens entre le projet et le legs du Stampede ainsi que les traditions agricoles de l’Alberta. Le volume linéaire est organisé sous un vaste toit en pente, soutenu par une charpente en acier hybride avec des poutres en bois massif apparent et une terrasse de toit en bois lamellé-cloué. La forme est une réinterprétation contemporaine des granges des prairies, des structures à la fois simples et durables qui caractérisaient autrefois les communautés rurales. Les soffites profonds en surplomb, revêtus en sapin de Douglas, prolongent la portée du bâtiment jusque sur la place, réduisant les charges vives tout en rappelant les généreuses vérandas des fermes de la région, longtemps valorisées pour leur côté accueillant et convivial, offrant de l’ombre à l’extérieur. Une claire-voie surélevée souligne la ligne de toiture, faisant pénétrer la lumière naturelle à l’intérieur du bâtiment pendant la journée et brillant telle une lanterne pendant la nuit.
À l’intérieur, les plafonds acoustiques en sapin de Douglas, les soffites et un plancher surélevé en chêne blanc complètent la structure en bois avec des finitions durables qui accentuent sa chaleur et sa résilience. Des bancs extérieurs, un café et des bordures aménagées prolongent l’activité vers l’extérieur, reliant le Centre Sam à l’Enbridge Plaza, aux édifices du Youth Campus et aux ruines adjacentes, Rundle Ruins.
Alliant la construction en bois massif à des formes vernaculaires, le Centre Sam crée un point d’intérêt ancré dans le lieu, permettant de célébrer l’esprit du Stampede tout au long de l’année.
Architecte - Unison Architecture Ltd.
Ingénieur structurel - Aspect Engineers Ltd.
Entrepreneur général - Signia Construction Ltd.
Fournisseur de bois - Top 40 Woodworks Ltd.
Photographie - Unison Architecture Ltd.
ADAMS LAKE HEALTH + WELLNESS CENTRE
Le centre polyvalent du lac Adams a été conçu comme un pôle de services communautaires, réunissant sous un seul toit une garderie, des activités liées au Programme d’aide préscolaire aux Autochtones et des services de professionnels itinérants. Comptant 14 000 pieds carrés à l’étage principal et un sous-sol de 600 pieds carrés, l’installation présente une structure à ossature en bois à un étage avec une dalle sur le sol, privilégiant les matériaux renouvelables et les systèmes de construction écoénergétiques.
Le bois définit à la fois la structure et l’âme du projet. Une ossature en bois léger conventionnelle forme l’enveloppe du bâtiment et les cloisons intérieures, en association avec des couches supplémentaires de panneaux de gypse pour assurer la séparation coupe-feu. La performance acoustique a été soigneusement conçue grâce à des profilés souples, des portes hermétiques et des prises décalées, garantissant confidentialité et confort entre les différentes zones du programme. L’enveloppe à hautes performances, composée de murs bien isolés et de fenêtres en fibre de verre, a permis d’installer un système mécanique de plus petite taille, améliorant d’autant plus l’efficacité énergétique.
La conception repose sur quatre piliers structurels massifs, directement récoltés sur le territoire traditionnel de la Première Nation du lac Adams. Servant à la fois d’éléments porteurs et d’ancres culturelles, les pièces de bois reflètent le lien profond que la communauté entretient avec la foresterie et le territoire. Leur positionnement définit un lieu de rassemblement central qui incarne la mission orientée vers le bien-être de l’installation, tout en mettant en lumière la capacité du bois à remplir simultanément un rôle fonctionnel, spirituel et symbolique.
Fort de sa structure en bois, de ses menuiseries durables et de son ancrage culturel, le centre polyvalent du lac Adams transforme ce qui constitue souvent un modèle essentiel de services essentiels en un environnement accueillant, orienté vers le bien-être. Mobilisant des matériaux renouvelables et des systèmes écoénergétiques, et utilisant des piliers structurels symboliques, récoltés localement, la conception fait passer la perception d’un axe clinique à un axe communautaire, créant un lieu qui favorise à la fois le service communautaire et l’identité culturelle.
gagnant du prix WOOdworks british columbia
Architecte - GGA-Architecture, Calgary, AB, Canada
Ingénieur structurel - LEX3 Engineering, Calgary, AB, Canada
Entrepreneur général - Chandos Construction, Calgary, AB, Canada
Fournisseur de bois - Kalesnikoff Lumber Co. Ltd., Castlegar, BC, Canada
Photographie - Latreille Architectural Photography, Vancouver, BC, Canada
KIN PARK PAVILLION AND ICE RINK
Le pavillon du parc Kin à Fort St John, en Colombie-Britannique, facilite les activités récréatives tout au long de l’année, desservant la patinoire extérieure du parc pendant l’hiver et le terrain de baseball pendant l’été. Le trait distinctif du pavillon est son toit en bois lamellé-croisé qui s’étend sur 12 mètres entre deux volumes indépendants, tel un pont entre deux jetées. Les panneaux en épinette-pin-sapin à revêtement transparent mettent en valeur la chaleur naturelle du bois, tout en créant un contraste avec la maçonnerie foncée des supports, créant une aire couverte chaleureuse qui donne à la fois sur la patinoire et le terrain gazonné. Lisse et raffinée par rapport aux bases texturées, la toiture en bois massif apparent s’impose comme un point de repère dans le parc.
Alliant la précision et l’assurance qualité de la fabrication hors site, tout en garantissant un point de responsabilité unique sur place, le bois lamellé-croisé est la solution structurelle qui a été choisie pour surmonter la pénurie de main-d’œuvre spécialisée. Le caractère monolithique du bois lamellé-croisé élimine les petits éléments comme les garnitures et les planches de soffite, sujettes au vandalisme et sensibles aux cycles de gel et dégel. Ses pans lisses éliminent également le risque de nidification d’oiseaux dans les zones des soffites.
gagnant du prix WOOdworks british columbia
Architecte - Patkau Architects
Ingénieur structurel - Glotman Simpson Consulting Engineers, Vancouver BC Canada
Entrepreneur général - The Haebler Group, Vancouver BC Canada
Fournisseur de bois - Swiftsure Milling and Mouldings, Surrey, BC Canada
Photographie - James Dow / Patkau Architects, Vancouver BC Canada
POINT GREY HOUSE
Sur un site en pente, avec des vues dégagées sur un parc et au cœur de l’enveloppe de zonage de style « gâteau de mariage » de Vancouver, la Point Grey House parvient à concilier la retenue et l’ouverture. Sa stratégie sectionnelle ramène le niveau intermédiaire au sol du côté sud et le niveau inférieur au sol du coté nord, entamant ainsi un dialogue marqué avec le paysage.
La principale stratégie spatiale consiste à utiliser des volumes revêtus de bois pour organiser des fonctions privées au sein d’aires ouvertes de plus grande taille. À l’étage principal, un espace unique pour la vie, les repas et la cuisine s’ouvre sur une généreuse terrasse qui domine le parc, avec un plus petit volume définissant l’entrée et la demi-salle de bains. Un escalier éclairé par un puits de lumière mène à l’étage vers un bureau et une chambre organisée autour d’un élément central revêtu de bois accueillant un dressing et une salle de bains, tandis que le niveau inférieur comporte un garage, une chambre d’amis et une galerie, avec un accès direct menant à un patio extérieur.
L’enveloppe extérieure s’articule autour d’éléments en bois linéaires qui se plient et s’entrelacent le long de la façade. Ces éléments assurent le rôle d’écrans, de brise-soleil et d’auvents, offrant un jeu d’ombre et de lumière, tout en veillant au contrôle de l’environnement. Un volet en bois pliant protège la chambre supérieure, garantissant l’intimité sans obstruer la lumière ni la vue.
À l’intérieur, l’architecture crée une toile de fond apaisée mettant en valeur la remarquable collection d’art du propriétaire. Les finitions inversent le paradigme des galeries conventionnelles, avec des plafonds en bois et des planchers blancs. Cette stratégie allie une excellente acoustique et un parfait éclairage naturel, tout en offrant une richesse de matériaux chaleureuse grâce au chêne blanc au fini naturel.
Du bardage extérieur en bois aux volumes intérieurs en chêne, le bois assure une continuité d’un bout à l’autre du projet, rythmant l’ordre spatial de la maison et ancrant l’architecture dans un langage des matériaux à la fois cohérent et intentionnel.
gagnant du prix WOOdworks british columbia
Les gagnants suivants du concours WoodWorks British Columbia sont également lauréats dans d'autres catégories :
projets
gagnant de 2025
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gagnant du prix d'HONOR
THE SPIRIT GARDEN
Situé au Nathan Phillips Square à Toronto, le Spirit Garden est un espace public contemplatif dédié à la sensibilisation culturelle et à la réconciliation. Inauguré en septembre 2024 à l’occasion de la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation, le projet intègre les enseignements et les traditions architecturales autochtones pour créer un lieu de rassemblement public parmi les plus reconnaissables au Canada.
Le joyau du jardin est le pavillon d’enseignement. Cette structure circulaire, inspirée de la maison longue haudenosaunee, a été entièrement réalisée en bois sous la direction d’un aîné et d’un gardien du savoir. Sa forme contraste avec le réseau urbain environnant, symbolisant un retour à la circularité, à l’humilité, à l’équilibre et à la pensée relationnelle. L’utilisation de bois lamellé-collé en frêne préfabriqué, récolté de manière durable au Québec, procure solidité et résilience, tandis que le revêtement en épinette laminée soutient un extérieur de cuivre et zinc qui complète les tons chauds naturels de la structure.
Le système en bois à nervures est aligné sur les points cardinaux, avec deux poutres principales orientées d’est en ouest pour représenter le « chemin rouge », symbole de la vie éthique et spirituelle. Les éléments longitudinaux porteurs s’étendent du nord vers le sud, incarnant la relation entre les principes du féminin et du masculin essentiels à la Terre mère. À son sommet, sept puits de lumière fonctionnels symbolisent les Sept enseignements sacrés que sont l’amour, le respect, le courage, l’honnêteté, la sagesse, l’humilité et la vérité, tout en laissant entrer la lumière du jour et en assurant une ventilation naturelle.
À l’intérieur, des bancs en bois intégrés peuvent accueillir environ 60 personnes, pour assister à des réunions, à des récits ou à des cérémonies. Le Spirit Garden intègre également des installations d’artistes anishinaabe, inuit, métis et haudenosaunee, ce qui en fait à la fois un sanctuaire et une plateforme éducative. Par son utilisation intentionnelle du bois, le projet témoigne de la capacité de l’architecture à être un vecteur de continuité culturelle, de mémoire et de réconciliation.
Architecte - Gow Hastings Architects in collaboration with Two Row Architects
Ingénieur structurel - Entuitive
Entrepreneur général - Buttcon
Fournisseur de bois - Structure Fusion Intelligent Wood Construction
Photographie - Tom Arban / Christopher Wahl / Amanda Chong
gagnant du prix d'HONOR
FRASER MILLS PRESENTATION CENTRE
Le pavillon de présentation Fraser Mills à Coquitlam, en Colombie-Britannique, sert de centre des ventes pour une nouvelle communauté de 5 500 logements sur un site historique de 39 hectares le long du fleuve Fraser. Ouvert pour la prochaine décennie, le bâtiment de 660 mètres carrés devrait entamer une deuxième vie en tant qu’aménagement d’utilisation collective, ce qui prolongera son utilité bien au-delà de la phase initiale de développement. Sa conception s’inspire de l’histoire du lieu, une ancienne scierie, intégrant d’un bout à l’autre des références au bois, à l’artisanat et à la durabilité.
La forme de la structure fait directement écho aux besoins du programme et du site. L’intérieur polyvalent sans colonne s’adapte à l’évolution des fonctions, tandis que le profil ondulant du toit définit les espaces de vente et les salles de présentation. À l’extérieur, un porche continu orienté à l’ouest et un auvent de 60 mètres créent une présence accueillante, culminant en une terrasse spectaculaire en porte-à-faux orientée au sud.
Une robuste structure en bois ancre le projet, réalisée à l’aide de matériaux rapidement disponibles, notamment du bois massif, du bois d’œuvre et du contreplaqué. La géométrie de la toiture a été rationalisée en 26 cadres uniques en lamellé-collé qui s’étendent depuis un axe central jusqu’à des colonnes évasées de diverses hauteurs, le tout défini par modélisation paramétrique pour concilier le rendement structurel, le coût et la constructibilité. Réalisé à partir de modules préfabriqués à une seule travée, le système a pu être monté rapidement sur place, de façon économique.
Compte tenu des demandes sismiques élevées, le bâtiment intègre une solution structurelle novatrice qui repose sur les huit colonnes principales de l’édifice. Conçues en porte-à-faux à partir de rigoles de béton massives, ces colonnes présentent une profondeur substantielle leur permettant de résister à d’importantes forces latérales. Pour contrer les moments de renversement et faciliter la préfabrication, de longues tiges filetées ont été fixées entre les colonnes et les rigoles. La construction hybride a permis de dissimuler ces tiges, ainsi que les tuyaux de descente d’eaux pluviales, à l’intérieur des colonnes.
Architecte - Patkau Architects
Ingénieur structurel - StructureCraft, Abbotsford, BC, Canada
Entrepreneur général - Beedie Construction, Burnaby, BC, Canada
Fournisseur de bois - Western Archrib, Edmonton, AB, Canada; Kalesnikoff, Castlegar, BC, Canada; StructureCraft, Abbotsford, BC, Canada
Photographie - Patkau Architects, Vancouver, BC, Canada
Ce projet a également reçu un prix Wood Design Award de WoodWorks BC.
gagnant du prix d'HONOR
PACIFIC NORTHWEST RESIDENCE
Longeant un étroit canal d’eau salée, cet aménagement résidentiel de la côte nord-ouest du Pacifique a été conçu pour accueillir une famille de quatre personnes et leurs proches résidant à proximité. Conçue pour s’intégrer harmonieusement au site et à l’environnement, la résidence définit une série d’espaces qui facilitent la vie de famille, tout en conservant une présence architecturale sobre.
La conception a été guidée par une étude personnelle du site réalisée par les architectes, qui ont analysé les contours, la végétation et les vues du terrain. Cette connaissance intime des lieux a déterminé l’emplacement du bâtiment situé au cœur d’une forêt de cèdre, de pruche et de sapin de Douglas, pour garantir une intégration harmonieuse dans le paysage. L’entrée est définie par une passerelle surélevée, installée à 10 pieds au-dessus du sol, qui passe à travers des arbres denses jusqu’à un axe dominé par un cèdre magnifique. Les vues sont orientées au nord le long du canal plutôt que transversalement, offrant des vues dégagées tout en préservant un sentiment d’intimité.
Le bois définit l’expression matérielle du projet. Un bardage en cèdre a été choisi pour sa durabilité et son aspect naturel, tandis que les intérieurs sont entièrement revêtus de panneaux en sapin de Douglas débités sur quartier, estompant les frontières entre l’intérieur et l’extérieur. La passerelle d’entrée et les plafonds intérieurs révèlent le système structurel, où l’ossature et les poutres en lamellé-collé en sapin de Douglas se marient à des éléments en acier apparents. Les finitions transparentes mettent en valeur la beauté naturelle du bois, tout en faisant valoir la maîtrise de la construction.
Parmi les mesures de durabilité, citons un vitrage avancé, une isolation thermique et un système d’échange de chaleur géothermique assurant un chauffage et un refroidissement efficaces. Le complexe incarne un équilibre entre la performance, le confort et la sobriété, offrant une résidence qui allie efficacité technique et honnêteté des matériaux. Conçu comme un lieu de rassemblement familial, le projet s’inscrit ainsi en harmonie dans le paysage, tout en conservant une présence architecturale intentionnelle.
Architecte - Cutler Anderson Architects
Ingénieur structurel - Jerome Madden, Madden Baughman Engineering
Entrepreneur général - Butch Alford, Alford Homes
Fournisseur de bois - Kingston Lumber
Photographie - Jeremy Bittermann, Bittermann Photography
GOOGLE BORREGAS
Le premier immeuble de bureaux en bois massif de Google, situé à Sunnyvale, en Californie, définit une nouvelle norme dans l’architecture durable des lieux de travail, suivant une approche évolutive et reproductible en matière de conception sobre en carbone. Couvrant 180 000 pieds carrés, le 1265 Borregas s’éloigne délibérément de la palette rétro d’acier et de béton de la Silicon Valley pour tendre vers des environnements biophiliques à hautes performances, en phase avec l’objectif de Google d’un avenir décarboné d’ici 2030.
Structurellement, le bâtiment utilise une approche modulaire où un système de bois lamellé-croisé et de bois lamellé-collé constitue le cœur de la solution. Le volume sud comporte cinq étages d’espaces à hauteur unique sur une grille de 20 x 20 pi avec des dalles hybrides alliant du béton et du bois lamellé-croisé pour accueillir les porte-à-faux des balcons et des dispositifs pare-soleil.
Le volume nord, en revanche, présente trois étages d’espaces ouverts à double hauteur sur une grille de 30 x 30 pi, conçus pour imiter un bosquet d’arbres. Ces portées, plus importantes, ont été réalisées à l’aide de colonnes et de poutres en lamellé-collé et de panneaux de plancher en bois lamellé-croisé. Le bois massif est exposé d’un bout à l’autre pour souligner l’honnêteté des matériaux, réduire le besoin d’enduits et favoriser une forte relation biophilique pour les occupants.
Étant donné le caractère relativement nouveau du bois massif pour la Ville de Sunnyvale, l’équipe a engagé des spécialistes du code local dès le début du projet et découplé le système latéral, au moyen de cadres contreventés non porteurs, pour simplifier les approbations et éliminer le besoin de revêtements intumescents.
L’une des caractéristiques les plus distinctives du projet est son système de façade à cavité fermée, le premier du genre en Amérique du Nord. Cette enveloppe avancée se compose de panneaux intérieurs à double vitrage et de panneaux extérieurs à simple vitrage, ainsi que d’une cavité fermée accueillant des stores en bois Accoya automatisés. Ces stores s’adaptent à la lumière et à la chaleur, offrant à la fois un contrôle solaire passif et une expression architecturale dynamique qui célèbre le bois à l’intérieur comme à l’extérieur.
Architecte - Project Designer: MGA | Michael Green Architecture, Architect of Record: SERA Architects
Ingénieur structurel - Equilibrium Consulting, Vancouver, BC, Canada
Entrepreneur général - XL Construction, Sunnyvale, California, US
Fournisseur de bois - Structurlam (now Mercer), Vancouver, BC, Canada
Photographie - Ema Peter, Vancouver BC Canada
TRUMPF EDUCATION CENTER, DITZINGEN, GERMANY
Le centre éducatif de la société TRUMPF à Ditzingen, près de Stuttgart, est un environnement d’apprentissage dédié capable d’accueillir environ 100 apprentis, tout en servant de carrefour social sur le site même de fabrication de la société. Situé à côté du restaurant Blautopf et du pavillon événementiel, le nouveau bâtiment complète l’édifice voisin en adoptant une géométrie commune, une construction hybride en bois et une présence de type pavillon sur des terrains aménagés.
Au cœur du centre éducatif se trouve un auditorium de 400 places, un espace à double hauteur avec des gradins qui définissent le bâtiment comme un lieu de conférences, de spectacles et de rassemblements. Autour de ce noyau, six volumes hexagonaux abritent des salles de cours, des ateliers et des lobbys, formant un anneau cristallin à 18 côtés. La composition tout entière est unifiée par une charpente de toiture spectaculaire qui se compose de poutres en bois disposées en rayons, convergeant vers un puits de lumière cristallin qui marque le cœur symbolique du bâtiment, tout en inondant l’intérieur de lumière naturelle.
Construite à partir de panneaux en bois préfabriqué et de poutres en lamellé-collé, la structure illustre l’efficacité, la robustesse et la durabilité du bois. Les façades présentent des croix de Saint-André en référence aux maisons traditionnelles en colombages, avec des systèmes de vitrage qui alternent entre verre isolé transparent, verre profilé translucide et lambris opaques. Ces « vitrines » donnent sur les ateliers de formation, mettant en vedette le travail des apprentis, tout en laissant passer une généreuse lumière naturelle à l’intérieur. L’apprentissage peut également se faire à l’extérieur grâce au jardin en terrasses au nord-ouest qui prolonge le programme éducatif du bâtiment jusque dans le paysage.
Alliant polyvalence et pureté architecturale, le centre éducatif abrite des espaces propices à l’enseignement, à l’échange et aux interactions sociales. Sa structure en bois expressive affirme à la fois l’esprit novateur de la société et le rôle durable du bois dans la création de lieux d’apprentissage pertinents, tournés vers l’avenir.
Architecte - Barkow Leibinger
Ingénieur structurel - sbp schlaich bergermann partner, Berlin, Germany
Entrepreneur général - Site Management: Drees & Sommer, Stuttgart, Germany
Fournisseur de bois - Timber Construction: Holzbau Amann, Weilheim-Bannholz, Germany
Photographie - Simon Menges & Nino Tugushi, Berlin, Germany
DWELLING ON THE MOUNTAINSIDE: JIUCENG ART GALLERY
Le village de Shanlong dans la province du Fujian est réputé pour ses habitations de bois et de pisé de terre datant de 300 ans, largement préservées au cœur d’un paysage montagneux historique. Reconnu comme « village traditionnel chinois » en 2016, le hameau est devenu le site de l’initiative de revitalisation culturelle dirigée par la galerie d’art Jiuceng de Beijing. Le projet a permis de créer des espaces d’exposition, de petits hôtels et des résidences d’artiste. Tous les bâtiments neufs ont respecté les emprises et les hauteurs d’origine, ainsi que les méthodes de construction traditionnelles, afin de préserver le caractère patrimonial du village.
L’intervention a réimaginé quatre anciennes propriétés le long d’une rivière de montagne, où des abris peu profonds et des maisons centrales plus profondes formaient jadis un profil en cascade « haut-bas-haut ». Afin d’adapter ces structures vernaculaires à de nouvelles fonctions culturelles, la conception a utilisé un système d’arches en bois tressé remplaçant les piliers obstructifs de l’ossature traditionnelle à « quatre poteaux et sept pannes ». Avec seulement deux colonnes et sept traverses, le système présente des portées sans colonne allant jusqu’à 8,5 mètres, créant de généreux espaces d’exposition tout en restant fidèle aux proportions traditionnelles locales. S’inspirant des techniques de construction historiques documentées depuis la dynastie Song et encore visibles dans les ponts en bois de la région, les arches ont été confectionnées par des constructeurs locaux possédant des compétences en menuiserie et charpente traditionnelles.
La toiture fait évoluer cette innovation avec le premier système arqué adaptatif de Chine. Des élévations variables et des éléments de tension en acier stabilisent la structure en bois tressé, tandis que les couches de pannes en bois, les chevrons, l’isolation et les carreaux en céramique créent un profil ondulant à deux pentes. Les pierres récupérées, le pisé de terre et les matériaux d’origine locale ancrent encore davantage l’ouvrage dans son paysage culturel.
Ce projet d’habitations sur la montagne propose une réinterprétation de la construction traditionnelle en bois pour l’adapter à un usage contemporain, faisant converger le savoir-faire, l’innovation, et la continuité culturelle en un modèle inspirant de revitalisation rurale.
Architecte - Atelier Lu+Architects
Ingénieur structurel - Su LIU, Beijing, China
Photographie - Haiting SUN, Beijing, China
gagnant du prix d'HONOR
gagnant du prix de woodworks british columbia
gagnant du prix d'HONOR
gagnant du prix d'HONOR
Architecte - Snøhetta
Ingénieur structurel - Meyer Borgman Johnson
Entrepreneur général - McGough
Fournisseur de bois - Alamco Wood
Photographie - Michael Grimm
VESTERHEIM COMMONS
The Commons, une extension de 8 000 pieds carrés du campus culturel de Vesterheim à Decorah, en Iowa, constitue à la fois un point d’entrée et un lieu de rassemblement pour le musée, l’école d’art populaire et les programmes communautaires. Se démarquant dans la rue par son auvent en bois qui s’élance vers le ciel, le bâtiment s’ouvre sur un hall d’entrée public baigné de lumière, son oculus en bois faisant écho aux chaleureux espaces extérieurs abrités situés dans le parc environnant. Cette entrée accueillante attire tant les résidents du quartier que les visiteurs de passage, renforçant le rôle du campus comme nouvel espace de partage universel.
À l’intérieur, le programme a été pensé de manière à relier le campus existant et à le prolonger. Un espace polyvalent et des aires de circulation mènent directement au centre éducatif de Westby-Torgerson et à l’école d’art populaire. Au deuxième étage, une galerie conduit à des espaces de travail numériques, à des bureaux et à une salle d’étude conçue pour engager le dialogue avec les collections du Vesterheim. Au-delà des murs, des salles de cours extérieures et des espaces d’interprétation s’intègrent harmonieusement dans le parc Heritage, bordés de plantations indigènes qui évoluent au gré des saisons, renforçant le lien entre paysage et apprentissage.
La construction en bois ancre le projet tant matériellement que symboliquement. Une charpente en bois massif fabriquée à Albert Lea, au Minnesota, soutient la structure, tandis que de la brique locale provenant d’Adel, en Iowa, ancre l’extérieur. La culture populaire norvégienne sous-tend le langage architectural : l’auvent rappelle la construction traditionnelle des bateaux, les cadres en bois et les rigoles en béton évoquent le stabbur (grenier), tandis que l’oculus s’inspire des tentes lavvu des Samis.
À travers son programme et son expression matérielle, The Commons jette des ponts entre le patrimoine et la vie contemporaine, réunissant l’éducation, l’artisanat et le collectif au sein d’un cadre architectural cohérent.
GAGNANT DU PRIX DU MERITÉ
Architecte - Williamson Williamson
Ingénieur structurel - Tacoma Engineers, Guelph, ON Canada
Entrepreneur général - Lowry Building Company, Orillia, ON Canada
Fournisseur de bois - Elkan LP Building Products
Photographie - Scott Norsworthy, Toronto, ON Canada
Ce projet a également reçu un prix Wood Design Award de WoodWorks Ontario
DOGTROT MAGNETAWAN
Inspiré de la typologie du dogtrot emblématique du Sud-Est des États-Unis au 19e siècle, le cottage de Magnetawan, en Ontario, réimagine une forme traditionnelle pour en faire le prototype d’un habitat durable construit localement. Historiquement, la maison dogtrot comprenait deux volumes clos reliés par un passage recouvert. Ici, l’idée a été adaptée à la région des lacs en Ontario pour réaliser un modèle contemporain axé sur l’efficacité, le confort et la sensibilité au site.
Le cottage est ancré sur un petit plateau avec des porte-à-faux le long d’un plan incliné, surplombant le lac au-dessous. Plutôt que contraindre la forme au relief du terrain, les fondations ont été pensées de manière à s’adapter aux conditions du site. Le plan répartit les espaces de vie et de nuit de part et d’autre du passage recouvert, lequel fait également office de porche couvert et de pièce extérieure. Des combles relient les deux volumes suspendus, tandis que la suite principale peut être fermée l’hiver pour concentrer la chaleur.
Le bois définit à la fois la structure et la finition. L’extérieur est un revêtement en cèdre blanc de l’Est, avec un parement vertical pour signaler l’entrée et le passage recouvert. À l’intérieur, les panneaux en pin peint et le plancher en pin d’origine locale continuent d’enrichir la palette de matériaux. Les panneaux préfabriqués des murs et de la toiture, mis en place à l’aide d’une grue, ont garanti la rapidité d’exécution et l’étanchéité des travaux, tandis que le mur pignon en bois assure stabilité et définition.
Conçu selon les normes de « maison passive », le cottage atteint la norme de R40 pour les murs et de R60 pour la toiture avec une isolation par cellulose dense, des membranes étanches et une ventilation passive assurée par le puits de lumière. Les stratégies de vitrage et d’ombrage à hautes performances permettent de diminuer l’apport de chaleur, tandis qu’un système mécanique compact intégrant une ventilation avec récupération de la chaleur et l’eau chaude à la demande garantit une faible consommation d’énergie. En adaptant une typologie historique à un nouveau contexte, le cottage DogTrot illustre la façon dont la construction en bois est capable de créer un habitat durable à hautes performances, puisant à la fois dans la tradition et dans l’innovation.
Architecte - ColoradoBuildingWorkshop at CU Denver
Ingénieur structurel - Andy Paddock, KL&A, Golden, CO USA
Entrepreneur général - Erik Sommerfeld and Will Koning, ColoradoBuildingWorkshop, Denver CO USA
Fournisseur de bois - Vaagen Timbers, Colville, Washington USA
Photographie - Jesse Kuroiwa, University of Colorado Denver, Denver, CO USA
AIKEN AUDUBON RESEARCH OUTPOST
Situé dans le Chico Basin Ranch du Sud-Est du Colorado, et niché dans un bosquet de peupliers et de saules, l’avant-poste de recherche Aiken Audubon soutient la recherche sur les oiseaux migrateurs et favorise l’engagement du public, le long de la partie centrale de la chaîne de montagnes Front Range. Exploitée par l’organisation Bird Conservancy of the Rockies, la station est en activité chaque année pendant dix semaines, cinq au printemps et cinq à l’automne, accueillant des activités de baguage, des séances pédagogiques pour des groupes scolaires et des programmes destinés aux ornithologues amateurs et aux bénévoles.
Les nouvelles installations remplacent un ensemble vétuste composé d’abris provisoires et de mobiliers improvisés, offrant un espace de travail protégé et polyvalent parfaitement ancré dans la personnalité à la fois écologique et culturelle du site. Conçu et construit en partenariat avec le Colorado State Land Board et une école locale d’architecture, le projet a mobilisé 26 étudiants et 2 professeurs qui ont travaillé de concert, du concept à la construction.
Le bois définit à la fois la structure et l’expression de l’avant-poste. Le bâtiment est presque entièrement composé de bois lamellé-croisé fabriqué à partir d’épinette d’Engelmann du Colorado, récolté suivant des pratiques de foresterie durable. L’utilisation de panneaux en bois lamellé-croisé préfabriqués a garanti un assemblage efficace avec une perturbation minimale du site, en phase avec les objectifs de gérance de l’environnement du projet.
Sur les façades est et ouest, des claustras en bois cordé assurent ombrage, protection contre le vent et sentiment d’intimité, tout en diffusant les reflets pour éviter les collisions aviaires. Assemblés sans adhésifs ni fixations, les claustras poreux jouent également le rôle d’habitat, propices à la nidification et à la vie sauvage, tout en rappelant la lumière diffuse du bosquet d’arbres environnant.
L’avant-poste témoigne de la façon dont la construction en bois peut allier performance environnementale, réutilisation des matériaux et éducation, tout en incarnant les cycles de gérance des paysages et d’écologie migratoire qu’il entend soutenir.
gagnant du prix de woodworks ontario
GAGNANT DU PRIX DU MERITÉ
GAGNANT DU PRIX DU MERITÉ
Architecte - Bates Masi + Architects
Ingénieur structurel - Maresca & Associates, Hampton Bays, NY, USA
Entrepreneur général - Men at Work Construction Corp, Wainscott, NY, USA
Photographie - Bates Masi + Architects, East Hampton, NY, USA
WALKING DUNES
Située au cœur d’un paysage de dunes en perpétuel changement, la résidence Walking Dunes repense la construction traditionnelle. Traditionnellement, dans ce type d’environnement, on surélève les maisons à l’aide de pieux de bois en les renforçant par de lourdes entretoises capables de résister aux vagues et aux débris causés par les tempêtes. Mais cette approche rend généralement l’espace inférieur inhabitable et vulnérable à l’érosion. L’équipe du projet a décidé d’adapter à la place la logique de la clôture de sable, un élément familier dans l’écologie des dunes, pour créer une structure qui permet à la fois de stabiliser le paysage et d’offrir un espace vivable sous la maison surélevée.
Le bâtiment s’élève à neuf pieds au-dessus du sol pour assurer une protection contre les inondations et pouvoir offrir des espaces de vie au niveau inférieur. Un réseau de colonnes élancées en acier soutient la structure, tandis que des dispositifs de contreventement en acier disposés en rayons sont calibrés de manière à ralentir le vent et à piéger le sable, consolidant les dunes qui entourent les fondations. Le motif varie en densité de manière à dessiner des espaces fonctionnels : fermant des zones destinées aux équipements mécaniques, aux douches extérieures et au stationnement, et en ouvrant d’autres pour créer des passages recouverts et des lieux de rassemblement ombragés.
Au-dessus, la résidence se compose de quatre volumes, chacun ayant sa propre terrasse couverte, reliés par des éléments de liaison en verre qui allègent la perception de masse et apportent de la lumière aux espaces inférieurs. Le résultat transforme les impératifs des bâtiments côtiers en un langage architectural qui trouve un équilibre entre résilience, habitabilité et lisibilité des matériaux.
La superstructure mobilise des composants hybrides en bois d’œuvre et en bois d’ingénierie. Des pieux en bois avec coiffes ancrent les fondations, tandis que des montants en TimberStrand structurent les murs extérieurs. Des solives TJI forment les systèmes structurels du plancher et de la toiture, parallèlement à du bois de placage stratifié qui apporte un renforcement là où c’est nécessaire. Du bois de dimension définit les cloisons intérieures, renforçant l’économie de matériaux et l’adaptabilité du bois dans un contexte côtier.
GAGNANT DU PRIX DE LA CITATION
Architecte - Adel Research Group (ARG)
Ingénieur structurel - TYLin, NY, USA
Entrepreneur général - Adel Research Group, Princeton, NJ, USA
Fournisseur de bois - Heath Lumber Company, Ewing Township, NJ, USA
Photographie - Arash Adel, NJ, USA; Daniel Ruan, NJ, USA, Ruxin Xie, NJ, USA; Thanut Sakdanaraseth, NY, USA
TIMBRELYN
Timbrelyn est une installation fabriquée par la robotique qui explore des approches conscientes des ressources en matière de construction par le biais de la conception et de la fabrication numériques. Créé à l’occasion du Festival d’art et d’architecture 2024 de Bethel Woods, le projet témoigne de la façon dont la conception par ordinateur, l’intelligence artificielle et la robotique peuvent se conjuguer pour bâtir des structures expressives, sobres en carbone, à partir de pièces courtes de bois d’œuvre récupéré et neuf. Située au Bethel Woods Center for the Arts, site historique du Festival de Woodstock en 1969, l’installation fait écho à son environnement boisé en tissant des motifs de bois superposés qui structurent la vue, filtrent la lumière et projettent des ombres mouvantes sur tout le site.
L’installation intègre des sièges et une plateforme surélevée, pouvant accueillir des rassemblements publics lors d’événements artistiques et musicaux. Sa forme est à la fois fonctionnelle et sculpturale, exprimant la fonction double du bois comme matériau et support d’artisanat numérique. Les sous-ensembles en bois ont été préfabriqués à l’Université de Princeton avant d’être transportés et assemblés manuellement sur place, ce qui a permis de limiter les perturbations et d’accélérer la construction.
Au cœur du projet se trouve un flux robotique adaptatif conçu pour travailler avec du bois de récupération irrégulier. Grâce à la vision par ordinateur, le robot analyse les éléments récupérés, sélectionne et traite les pièces qui conviennent, puis les intègre sous forme de modules capables de répondre aux contraintes structurelles et esthétiques du projet. Cette méthode en boucle fermée permet de réutiliser des matériaux provenant de bâtiments démontés, offrant une nouvelle vie à du bois qui aurait été jeté autrement.
En combinant le bois récupéré et la fabrication computationnelle, Timbrelyn contribue à faire progresser un modèle durable de construction circulaire. Le projet illustre la façon dont les outils numériques peuvent donner lieu à une durabilité renforcée et à la créativité architecturale en matière de conception en bois.
gagnant du prix de
woodworks ontario
gagnant du prix de
woodworks ontario
gagnant du prix de
woodworks british columbia
GAGNANT DU PRIX DE LA CITATION
Architecte - DRAA
Ingénieur structurel - Enzo Valladares
Entrepreneur général - Luis Marquez
Fournisseur de bois - HILAM, TOPWOOD, Ingelam
Photographie - Marcos Zegers and Felipe Camus
MUMO (MUSEUM OF MOTORCYCLE IN PUERTO OCTAY, NORTH PATAGONIA, CHILE)
En périphérie de Puerto Octay dans le nord de la Patagonie au Chili, le musée de la moto (Museum of Motorcycles ou MUMO) abrite la plus grande collection au pays de motos anciennes. La collection met en vedette des motos datant du début et du milieu du 20e siècle, juste avant que le marché mondial n’adopte la production de masse et les marques d’entreprise dans les années 1970, témoignant d’une époque plus diverse et expérimentale dans l’histoire de la moto.
La conception s’inspire des traditions de la construction en bois du Sud du Chili, héritées de la colonisation allemande du 19e siècle, tout en adoptant la technologie contemporaine du bois. La salle d’exposition Piano Nobile du musée est composée de trois pavillons en bois en quinconce qui s’élèvent sur un soubassement en béton étagé, orienté de manière à offrir des vues sur le paysage environnant. Fabriqués à partir de pin de Monterey (une essence de sapin régionale) laminé par usinage CNO, les volumes sont recouverts de sapin traité thermiquement pour améliorer la résistance aux intempéries, renforçant l’identité culturelle d’un « bâtiment en bois revêtu de bois ».
À l’intérieur, les pavillons qui se chevauchent segmentent la salle d’exposition ouverte, sans toutefois la diviser, offrant des pauses naturelles dans le parcours du musée. Chaque pavillon possède une paire de poutres en bois tressé qui transforme chaque pan de toiture en un diaphragme rigide relié à son voisin par des structures en acier prenant la forme de puits de lumière. Ces joints en forme de puits de lumière laissent entrer la lumière naturelle et mettent en valeur la structure en bois soigneusement confectionnée.
Les modules préfabriqués par usinage CNO ont permis de réaliser un assemblage de précision, tandis que les connexions simplifiées bois sur bois ont éliminé le besoin de semelles ou de goussets lourds, améliorant l’efficacité des méthodes de construction de la région. MUMO se démarque à la fois comme un point de repère culturel et une prouesse de construction en bois moderne, s’inscrivant dans la tradition tout en étant défini par l’innovation, aussi ingénieux que les machines dont il assure la conservation.
GAGNANT DU PRIX DE LA CITATION
GAGNANT DU PRIX DE LA CITATION
GAGNANT DU PRIX DE LA CITATION
GAGNANT DU PRIX DE LA CITATION
Architecte - Johnston Architects - Architect of Record
Prentiss Balance Wickline Architects - Associate Architect )
Ingénieur structurel - Methow Engineering, Winthrop, WA, USA
Entrepreneur général - Impel Construction, Chelan, WA, USA
Fournisseur de bois - North Valley Lumber, Winthrop, WA, USA
Photographie - Benjamin Drummond, Winthrop, WA, USA; Lara Swimmer Photography, Seattle, WA, USA
WINTHROP LIBRARY
Située dans la Methow Valley du Washington, la bibliothèque de Winthrop de 7 300 pieds carrés a choisi le bois pour s’inscrire dans la grande tradition du Nord-Ouest qui privilégie la durabilité, la praticité et la beauté. Puisant son inspiration dans les granges à foin historiques de la région – des structures fonctionnelles définies par une ossature apparente, des intérieurs ouverts et de généreux débords de toit, la conception fait également écho au Westernization Code de la ville (un ensemble de règlements locaux conçus pour préserver le thème historique du Far West qui caractérise la ville), donnant lieu à une architecture résolument axée sur le bois qui est à la fois expressive et efficace.
Les fermes en bois préfabriquées et l’ossature apparente ont permis de simplifier la construction et de réduire le gaspillage, tout en contribuant à garder la maîtrise des coûts malgré des difficultés liées à la chaîne d’approvisionnement. Avec son empreinte carbone légère, sa faible énergie intrinsèque et sa réutilisabilité, le bois renforce les valeurs de gérance de l’environnement chères à la communauté, même sans mandat officiel d’écoconstruction.
La bibliothèque intègre le bois dans toute sa composition et jusque dans les détails. Les panneaux en bois Kebony certifié FSC forment des brise-soleil verticaux sur les façades est et ouest, réduisant le gain thermique solaire tout en projetant une lumière tachetée qui rappelle le soleil à travers les arbres. À l’intérieur, des éléments en bois de provenance locale, notamment des portes et des menuiseries intérieures réalisées sur mesure par des artistes de la région, viennent renforcer les liens culturels. Dans la salle de lecture, un tronc de cèdre mort tient lieu à la fois de sculpture et de symbole de résilience.
Un espace décloisonné pourvu de meubles mobiles répond aux besoins évolutifs de la communauté, tandis que les systèmes entièrement électriques, la ventilation naturelle et les panneaux solaires en garantissent la performance durable. L’aménagement paysager, tolérant à la sécheresse et résistant au feu, inscrit encore davantage la bibliothèque en harmonie avec son environnement.
Ancrée dans la communauté et réalisée dans un esprit de préservation des ressources, la bibliothèque de Winthrop témoigne du rôle durable du bois dans l’architecture – structurellement solide, écologique et intimement lié au territoire.
Architecte - Bucholz McEvoy Architects + ZAS Architects and Interiors
Ingénieur structurel - RJC
Entrepreneur général - Eastern Construction
Fournisseur de bois - Element Five
Photographie - Michael Moran
Ce projet a également reçu un prix Wood Design Award de WoodWorks Ontario
TORONTO AND REGION CONSERVATION AUTHORITY HEADQUARTERS
En retrait du ravin Black Creek à Toronto, le nouveau siège social de l’Office de protection de la nature de Toronto et de la région offre 8 253 m² d’espaces de bureaux pouvant accueillir plus de 400 employés. Conçu à la fois comme un lieu de travail et un projet de démonstration environnementale, le bâtiment plonge le personnel et les visiteurs directement « au cœur du bassin versant », offrant un modèle tangible pour réimaginer l’urbanisme en harmonie avec les systèmes naturels.
La forme du bâtiment fait écho à l’eau, au boisement et à la topographie du ravin. Les généreux retraits par rapport au terrain boisé préservent l’intégrité écologique, tandis que la géométrie cristalline des volumes souligne les caractéristiques du site. Un paysage restauré s’étend autour de la structure, renforçant l’interaction entre l’espace urbain et la nature.
Le bois définit à la fois la structure et l’expression. Une charpente avec poteaux et poutres en bois lamellé-collé associée à des dalles-planchers en bois lamellé-croisé s’élève depuis une base en béton, la stabilité latérale étant assurée par des noyaux d’escalier en bois massif et un contreventement en bois apparent. Les éléments du toit de l’atrium modèrent la lumière et la circulation de l’air, éclairant naturellement le cœur du bâtiment, tout en dirigeant l’extraction vers des cheminées solaires. L’extérieur est un revêtement en cèdre blanc de l’Est provenant de l’Ontario, fini avec des traitements naturels contre le grisonnement du bois par vieillissement et des éléments carbonisés selon la méthode Shou Sugi Ban. À l’intérieur, une palette d’épinette, de chêne et d’érable conjugue performance structurelle, chaleur tactile et détails travaillés dans les escaliers et au niveau des cloisons, jusque dans les menuiseries.
Des stratégies de conception biophilique – des liens visuels avec le ravin, des finitions en bois, une abondante lumière du jour et la ventilation naturelle – favorisent la santé et le bien-être dans l’espace de travail collaboratif. Certifié comme étant un bâtiment à carbone zéro par le Conseil du bâtiment durable du Canada, le projet cible les certifications WELL v2, LEED Platine et Toronto Green Standard, démontrant la capacité du bois à allier performance, durabilité et excellence de la conception sur un site sensible.
Architecte - Public Architecture + Design
Ingénieur structurel - CIMA, Vancouver, BC, Canada
Entrepreneur général - Sawchuk Developments, Kelowna, BC, Canada
Fournisseur de bois - West Coast Truss, Kelowna, BC, Canada
Photographie - Latreille Architectural Photography, Vancouver, BC, Canada
Ce projet a également reçu un prix Wood Design Award de WoodWorks BC
sʔitwənx Child Care
Situé à Kelowna, en Colombie-Britannique, sʔitwənx, « grue » en langue syilx, est un centre de la petite enfance pouvant accueillir 37 enfants. Inspirée par le « jardin d’enfants » de Friedrich Froebel, un concept qui réunit à la fois le jardin et la classe, la conception propose une continuité entre les environnements de jeux intérieurs et extérieurs. Dans cet aménagement, les enfants découvrent des espaces à leur échelle, évoluant entre des zones de découverte qui mêlent le jeu, l’apprentissage et tout le reste. Une structure en bois éclairée par des puits de lumière évoque des auvents ramifiés, tandis que les œuvres d’art syilx dans les fenêtres relient les intérieurs aux récits okanagan et à la faune sauvage.
Le bois a été choisi dans une volonté de privilégier le bien-être, la durabilité et la constructibilité. Sa chaleur, son odeur et sa capacité à réguler l’humidité favorisent la création d’environnements sains et apaisants, ce qui est important compte tenu de la sensibilité particulière des enfants à la qualité de l’air. Le bois d’œuvre apparent limite le besoin d’appliquer des finitions, tandis que l’isolation extérieure supprime les ponts thermiques, garantissant l’efficacité énergétique du bâtiment tout en laissant la structure en bois visible.
La structure emploie des fermes en bois préfabriqué apparent, parallèlement à des aménagements en bois conventionnel. Organisées sur un module de 610 mm, six types de fermes définissent les espaces principaux et secondaires. Les murs et les fermes en bois d’œuvre de dimension ont offert une certaine souplesse pendant le chantier, permettant aux charpentiers d’intégrer des systèmes mécaniques, tandis que leur fini apparent crée des surfaces durables pour accueillir les activités et les expositions dédiées aux enfants. Le système a été érigé en seulement trois semaines, ce qui souligne à la fois l’efficacité et l’adaptabilité à long terme du projet.
En répartissant le programme en zones de découverte qui se chevauchent sous une toiture en bois rythmique, sʔitwənx transforme un modèle cellulaire de garderie en un environnement polyvalent et immersif, où le bois est un vecteur à la fois d’expression architecturale et de bien-être de l’enfant.
GAGNANT DU PRIX DE LA CITATION
Architecte - Unity Design Studio Inc.
Ingénieur structurel - LEA Consulting Ltd., Markham, ON, Canada
Entrepreneur général - Chandos Construction, Mississauga, ON, Canada
Fournisseur de bois - Timmerman Timberworks, New Lowell, ON, Canada
Photographie - Salina Kassam, Toronto, ON, Canada
CANADIAN CANOE MUSEUM
Au bord du lac Little, sur le territoire traditionnel des Premières Nations visées par les Traités Williams, le nouveau Musée canadien du canot a été spécialement conçu pour accueillir la plus grande collection au monde d’embarcations à pagaie – plus de 650 canots et kayaks reconnus comme un trésor culturel national. L’installation de 65 000 pieds carrés est ancrée dans le bois, matériellement et symboliquement, reflétant l’ingéniosité du canot lui-même.
Des poutres en lamellé-collé et des panneaux en bois lamellé-croisé constituent le cadre structurel expressif du bâtiment, créant un rythme lisible et chaleureux entre les espaces publics. Du hall d’entrée à double hauteur à la salle de réunion qui donne sur le lac, le bois s’étend sur de longues portées, améliore l’acoustique et fait régner une atmosphère chaleureuse. Du bois provenant de l’Ontario habille l’extérieur, parallèlement à de la pierre et à de l’acier résistant aux intempéries, formant une enveloppe à hautes performances qui protège la collection tout en entamant un dialogue avec son environnement naturel.
Au cœur du musée, la salle des collections de 20 000 pieds carrés préserve les objets selon des normes strictes de conservation, tandis qu’une salle d’exposition de 17 000 pieds carrés offre des présentations contemplatives des embarcations à pagaie du Canada. Les autres installations sont, notamment, un atelier de construction de canots, une bibliothèque de recherche et un hangar à canots extérieur avec des quais pour des programmes éducatifs sur l’eau.
Chaque étape du projet a donné lieu à un dialogue avec les communautés autochtones. Des espaces accueillant des cérémonies de purification par la fumée, une signalétique multilingue en anishnaabemowin des Michi Saagiig, en anglais et en français, ainsi que des éléments interprétatifs dans d’autres langues autochtones, rendent hommage à ce lieu et à ses histoires multidimensionnelles. Des plantes indigènes et des lieux de rassemblement culturels, parmi lesquels un cercle de feu, un cercle cérémonial et un jardin de pluie, invitent à la réflexion, à l’apprentissage et à la connexion. Achevé en 2024, le musée s’érige en acte de gérance de l’environnement – de la terre, de l’artisanat et du récit – le tout s’exprimant à travers le bois.
GAGNANT DU PRIX DE LA CITATION
Architecte - Bohlin Cywinski Jackson
Ingénieur structurel - Walter P Moore, Dallas, Texas, USA
Entrepreneur général - Scott + Reid, Addison, Texas, USA
Fournisseur de bois - Smartlam with Western Archrib, Dothan, Alabama, USA
Photographie - NIC Lehoux, Vancouver, British Columbia, Canada
GREENHILL SCHOOL, ROSE O. VALDES STEM + INNOVATION CENTER
Le Rosa O. Valdes STEM + Innovation Center à l’école Greenhill d’Addison, au Texas, est un nouveau bâtiment de 67 400 pieds carrés conçu pour accueillir des programmes scolaires en mathématiques, sciences et innovation, destinés aux élèves de niveaux intermédiaires et secondaires. Les salles de cours, les laboratoires de fabrication et de robotique, les ateliers collaboratifs et les lieux de rassemblement se côtoient pour favoriser un apprentissage interdisciplinaire, le tout organisé autour d’une cour centrale qui apporte de la lumière naturelle dans les principaux chemins de circulation et espaces d’enseignement. Une aile de salles de cours s’étend vers le sud pour définir une nouvelle place de campus avec des espaces extérieurs éducatifs et sociaux.
Dès le début, le projet a placé la conception durable en vedette. Le bois massif s’est rapidement imposé comme le matériau de choix, tant pour la structure que les finitions, dans une démarche affirmée de réduction du carbone et en harmonie avec la personnalité architecturale du campus. Des poutres et colonnes en lamellé-collé associées à des dalles en bois lamellé-croisé forment la structure des salles de cours, des laboratoires et des espaces de rassemblement. Laissé apparent sans ajout de finitions, le bois instaure un cadre biophilique chaleureux qui enrichit l’usage quotidien, tout en réduisant le carbone intrinsèque.
Une innovation décisive a permis de concilier des objectifs contradictoires : s’approvisionner localement en bois massif, tout en conservant l’expression souhaitée du sapin de Douglas. L’équipe du projet a créé une superposition sur mesure de bois lamellé-croisé à cinq couches, combinant des couches dissimulées de pin jaune avec une couche visible de sapin de Douglas, en harmonie avec les poutres apparentes en lamellé-collé.
Les panneaux prédécoupés en bois lamellé-collé et bois lamellé-croisé ont rapidement été assemblés à l’aide d’un recours minimal à l’acier, ce qui a permis de réduire les délais, le bruit et les perturbations causés par le chantier sur ce campus actif. Les finitions en bois naturel complètent la structure d’un bout à l’autre, mettant en valeur un environnement que les élèves aussi bien que les professeurs apprécient pour son côté chaleureux, sa durabilité et son effet transformateur sur la vie du campus.
GAGNANT DU PRIX DE LA CITATION
Architecte - VJAA Inc. (Lead Design Architect) | RDHA (Architect of Record)
Ingénieur structurel - Blackwell
Entrepreneur général - Prodigy
Fournisseur de bois - Timmerman Timberworks
Photographie - Doublespace
Ce projet a également reçu un prix Wood Design Award de WoodWorks Ontario
UPPER CANADA COLLEGE - LINDSAY BOATHOUSE
Construit sur le port extérieur de Toronto, le Lindsay Boathouse offre au programme d’aviron de l’Upper Canada College sa première installation sur mesure, tout en prolongeant la mission publique de l’école. Élaboré en partenariat avec Ports Toronto, le projet soutient à la fois la tradition de l’aviron qui caractérise l’école depuis 160 ans et un meilleur accès du public au bord de l’eau et à la réserve naturelle adjacente.
L’installation de 9 400 pieds carrés est organisée en trois volumes longitudinaux, les formes concaves de la toiture s’inspirant du mouvement des bateaux, de la flottabilité des coques et des motifs de vague que dessinent les avirons dans l’eau. L’élégante structure hybride en bois et acier intègre des panneaux en bois lamellé-croisé et une ossature élancée en acier pour créer des intérieurs arqués naturellement éclairés, faisant écho aux technologies de matériaux légers utilisées en construction navale. Les vues sur le lac Ontario et la ligne d’horizon de Toronto ancrent le projet dans son environnement, tandis que le programme flexible parvient à concilier les besoins de l’école à ceux de la communauté.
Le bâtiment intègre des espaces d’entreposage pour les bateaux, des pontons pour les équipages, une zone de mise à l’eau, des vestiaires et une salle d’entraînement polyvalente qui peut être transformée pour accueillir des activités de collecte de fonds, des expositions ou des rassemblements publics. Conçue dans une volonté d’accessibilité universelle, l’installation facilite les activités quotidiennes du programme d’aviron et celles du grand public.
La vulnérabilité du site de la péninsule a été prise en compte, grâce à des stratégies de durabilité. Naturellement éclairée et ventilée, l’installation fonctionne de façon saisonnière sans système de chauffage ni de refroidissement, et limite la consommation d’eau et d’énergie. Le vitrage sécuritaire pour les oiseaux, les toitures végétales et l’aménagement paysager indigène réduisent encore davantage l’incidence écologique, tout en renforçant la biodiversité et en gérant les eaux de ruissellement. Collectivement, ces mesures ancrent le projet dans son cadre au bord du lac, tout en préservant l’écosystème environnant.
Architecte - Dubbeldam Architecture + Design
Ingénieur structurel - Blackwell Structural Engineers, Toronto, ON, Canada
Entrepreneur général - Ortolan Building Design, Alliston, ON, Canada
Fournisseur de bois - Maibec, Toronto, ON Canada
Photographie - Riley Snelling Photography, Toronto, ON, Canada
CATCHACOMA COTTAGE
Niché dans une clairière sur une péninsule dominant le lac Catchacoma, le cottage Catchacoma est un refuge à un seul étage conçu pour une famille multigénérationnelle. Composée de trois volumes solidarisés, adaptés à la topographie en pente du site, la conception se fond harmonieusement dans le terrain en créant un lien discret, mais puissant, entre architecture et paysage.
Le bois est le matériau unificateur du projet, ancrant à la fois la vision et la construction. La structure repose sur une ossature en bois léger, délibérément choisie pour son efficacité, sa faible empreinte carbone et sa facilité d’assemblage sur un site à distance. Du cadre au bardage, en passant par les finitions et le platelage, le bois décline avec constance un langage des matériaux à la fois pratique et expressif.
À l’extérieur, un parement teint en gris foncé fait écho au rythme vertical des troncs d’arbre environnants, laissant le cottage se fondre dans la forêt. À l’entrée, le cèdre assure un accueil naturellement chaleureux. À l’intérieur, les murs en contreplaqué d’érable et les planchers en érable massif créent un environnement durable, baigné de lumière, leurs tons renforçant le sentiment de continuité avec le terrain boisé plus loin. Les éléments en bois de récupération, soigneusement sélectionnés, ajoutent de la texture et de la personnalité.
Le bois traité joue un rôle central en contribuant à la performance du bâtiment à long terme. Le platelage traité sous pression constitue une plateforme à plusieurs paliers le long de la façade qui donne sur le lac, descendant la pente en direction de l’eau pour créer de généreux espaces de vie extérieurs. Conçus pour résister à l’humidité et à l’usure liée aux saisons, ces éléments en bois traité visent à prolonger la durée de vie du cottage, tout en limitant les besoins d’entretien, faisant de la durabilité une réalité au quotidien.
Dans ses moindres détails, le cottage Catchacoma témoigne de la façon dont un usage judicieux du bois, traité ou non, est gage de beauté et de résilience, tout en créant un lien durable avec le lieu.
Architecte - Vandervort Architects
Ingénieur structurel - Evergreen Design, Camano Island WA USA
Entrepreneur général - Needham Construction, Anacortes WA USA
Fournisseur de bois - issaquah Lumber, Issaquah WA USA, Frontier Building Supply, Anacortes WA USA
Photographie - Benjamin Benschneider, Bellingham WA USA
SAN JUAN ISLANDS RESIDENCE
Sur une île lointaine de l’archipel San Juan dans l’État du Washington, cette résidence reprend l’emprise d’une maison antérieure, afin de limiter la perturbation du site tout en maximisant l’engagement avec des vues imprenables sur l’eau des trois côtés. L’arrivée se fait par le quai orienté vers l’ouest, où les principaux espaces de vie dominent le port, tandis que trois chambres à coucher du côté est offrent des vues plus intimes sur une anse abritée. Cette maison de 2 900 pieds carrés est conçue comme une série d’espaces entrelacés qui dialoguent directement avec la topographie, la circulation et les perspectives du site.
Le bois occupe une place centrale dans l’expression du projet, servant à organiser, à structurer et à réchauffer l’environnement de vie. L’espace de vie principal a été pensé comme un pavillon constitué de panneaux en cèdre, rythmé par des ossatures en sapin de Douglas et des niches revêtues en bois Shou Sugi Ban qui créent un enchaînement d’espaces, chacune étant orientée vers sa propre vue. D’un bout à l’autre, la chaleur naturelle du thuya géant accentue la clarté spatiale du pavillon et renforce son dialogue avec la forêt avoisinante.
À l’extérieur, le parement en cèdre vieilli combiné à du béton coloré et à une toiture en métal foncé fait écho aux tons du rivage rocailleux et du couvert forestier. Les planches en cèdre toutes largeurs, les formes asymétriques des pignons et les fenêtres quadrillées relient en profondeur la maison à l’histoire de l’habitat dans la région, tandis que les détails soignés soulignent sa personnalité contemporaine.
Alliant l’authenticité des matériaux à un savoir-faire de haute précision, la résidence engage un dialogue discret, mais assuré, avec le site magnifique qui l’entoure, pour créer un foyer à la fois ancré et sophistiqué.
WAHTA' ELEMENTARY SCHOOL
L’école élémentaire de Wahta met en valeur la solidité, l’adaptabilité et la chaleur du bois, un matériau choisi pour répondre aux besoins tant fonctionnels que culturels de la communauté. Au-delà du simple choix structurel, le bois sert de dispositif narratif, ancrant le bâtiment dans son paysage et son usage quotidien.
Le bois lamellé-collé, largement utilisé, occupe une place centrale dans la conception, valorisé pour son efficacité structurelle et sa capacité à réaliser de belles courbures. Cette propriété a permis de créer un langage spatial organique, qui est à la fois accueillant et parfaitement adapté à un environnement éducatif.
La structure du bâtiment est définie par une série d’arcs en bois lamellé-collé assemblés à l’aide de tiges encollées. Ce système confère une grande capacité portante, tout en maintenant des proportions élancées et une légèreté visuelle. Les assemblages dissimulés simplifient la lecture de l’intérieur, produisant des lignes fluides et renforçant le sentiment général de clarté et d’élégance.
Le bois soutient également les objectifs de durabilité du projet. Tous les éléments structurels sont abrités des intempéries, ce qui favorise une durée de service plus longue et limite l’entretien. À l’intérieur, les surfaces en bois apparent évitent le recours à des finitions secondaires, ce qui permet de réduire la consommation de matériaux, tout en mettant en valeur le fil naturel et la texture du bois. Collectivement, ces stratégies réduisent l’énergie intrinsèque, améliorent la durabilité et créent un environnement aux propriétés biophiliques, réputées pour favoriser l’apprentissage et le bien-être.
L’école élémentaire de Wahta témoigne de la façon dont l’architecture contemporaine peut combiner la connaissance traditionnelle des matériaux à l’ingénierie avancée de la construction en bois. En intégrant la technologie du bois lamellé-collé à des menuiseries durables, le projet crée un cadre à la fois résilient, efficace et inspirant pour l’éducation – une expression durable du respect de la nature, de l’artisanat et de la communauté.
Architecte - DG3A Architecture
Ingénieur structurel - bdco struture and civil engineering, Quebec, QC. Canada
Entrepreneur général - Durand construction, Quebec, QC, Canada
Fournisseur de bois - Art Massif, Saint-Jean-Port-Joli, QC, Canada
Photographie - Stéphane Groleau, Stoneham-et-Tewksbury, QC, Canada
gagnant du prix sponsorisé SFI
KREHER PRESERVE & NATURE CENTER ENVIRONMENTAL
EDUCATION BUILDING
Au cœur du Kreher Preserve and Nature Center, une réserve naturelle de 120 acres, l’Environmental Education Building témoigne de la façon dont la foresterie durable et la construction en bois de pointe peuvent fonctionner en tandem pour créer des espaces sains et inspirants propices à l’apprentissage. Organisée le long d’un axe central pensé comme un « sentier d’apprentissage », la conception s’étend jusque sur le terrain boisé pour proposer des salles de cours, des espaces administratifs et des porches qui immergent complètement les étudiants et les visiteurs dans l’environnement.
La structure met en vedette le pin jaune de provenance locale, récolté selon des pratiques forestières responsables et fabriqué en bois lamellé-croisé et en bois lamellé-collé dans une usine voisine, à Dothan, en Alabama. Ce système en bois massif forme les plafonds, les murs et les portées principales, le tout complété par une ossature en bois léger au niveau des cloisons et des structures de platelage. La préfabrication a permis d’assurer un assemblage efficace, de réduire le gaspillage et de maximiser la valeur des produits forestiers locaux, mettant en avant leur rôle important dans l’économie de la région ainsi que dans l’univers du bâtiment durable.
Les éléments structurels apparents définissent une ossature lisible qui remplit une fonction architecturale tout en servant d’outil éducatif, permettant aux occupants de voir et comprendre le potentiel des produits du bois renouvelables. Les éléments biophiliques viennent renforcer ces leçons : les finitions naturelles, les parquets, les parements teintés, les motifs découpés par CNO et la quincaillerie à l’échelle relient les visiteurs à l’artisanat et à la forêt.
Les formes du toit papillon facilitent la récupération des eaux de pluie, l’éclairage naturel et la ventilation, tout en acheminant l’eau dans des rigoles qui filtrent et préservent l’écologie de la réserve. Parallèlement à l’utilisation intensive du bois, ces stratégies réduisent le carbone intrinsèque, améliorent la performance du bâtiment et renforcent le lien entre la foresterie durable, la gérance de l’environnement, ainsi que la santé et le confort des occupants.
Architecte - Leers Weinzapfel Associates Architects, Inc.
Ingénieur structurel - Simpson Gumpertz & Heger, Inc (EOR), Boston, MA, United States; KPFF (Delegated design engineering), Birrmingham, AL, United States
Entrepreneur général - W. W. Compton Contractor, LLC, Auburn, AL, United States
Fournisseur de bois - Timothy Hursley, Little Rock, AR, United States
Photographie - Smartlam North America, Dothan, AL, United States
Architecte - Project Designer: MGA | Michael Green Architecture, Architect of Record: SERA Architects
Ingénieur structurel - Equilibrium Consulting, Vancouver, BC, Canada
Entrepreneur général - XL Construction, Sunnyvale, California, US
Fournisseur de bois - Structurlam (now Mercer), Vancouver, BC, Canada
Photographie - Ema Peter, Vancouver BC Canada
GOOGLE BORREGAS
Le premier immeuble de bureaux en bois massif de Google, situé à Sunnyvale, en Californie, définit une nouvelle norme dans l’architecture durable des lieux de travail, suivant une approche évolutive et reproductible en matière de conception sobre en carbone. Couvrant 180 000 pieds carrés, le 1265 Borregas s’éloigne délibérément de la palette rétro d’acier et de béton de la Silicon Valley pour tendre vers des environnements biophiliques à hautes performances, en phase avec l’objectif de Google d’un avenir décarboné d’ici 2030.
Structurellement, le bâtiment utilise une approche modulaire où un système de bois lamellé-croisé et de bois lamellé-collé constitue le cœur de la solution. Le volume sud comporte cinq étages d’espaces à hauteur unique sur une grille de 20 x 20 pi avec des dalles hybrides alliant du béton et du bois lamellé-croisé pour accueillir les porte-à-faux des balcons et des dispositifs pare-soleil.
Le volume nord, en revanche, présente trois étages d’espaces ouverts à double hauteur sur une grille de 30 x 30 pi, conçus pour imiter un bosquet d’arbres. Ces portées, plus importantes, ont été réalisées à l’aide de colonnes et de poutres en lamellé-collé et de panneaux de plancher en bois lamellé-croisé. Le bois massif est exposé d’un bout à l’autre pour souligner l’honnêteté des matériaux, réduire le besoin d’enduits et favoriser une forte relation biophilique pour les occupants.
Étant donné le caractère relativement nouveau du bois massif pour la Ville de Sunnyvale, l’équipe a engagé des spécialistes du code local dès le début du projet et découplé le système latéral, au moyen de cadres contreventés non porteurs, pour simplifier les approbations et éliminer le besoin de revêtements intumescents.
L’une des caractéristiques les plus distinctives du projet est son système de façade à cavité fermée, le premier du genre en Amérique du Nord. Cette enveloppe avancée se compose de panneaux intérieurs à double vitrage et de panneaux extérieurs à simple vitrage, ainsi que d’une cavité fermée accueillant des stores en bois Accoya automatisés. Ces stores s’adaptent à la lumière et à la chaleur, offrant à la fois un contrôle solaire passif et une expression architecturale dynamique qui célèbre le bois à l’intérieur comme à l’extérieur.
gagnant du prix western red cedar
Architecte - MOTIV Architects Inc.
Ingénieur structurel - Fast + Epp, Vancouver, BC, Canada
Entrepreneur général - Blue City Construction, New Westminster, BC, Canada
Fournisseur de bois - Dicks Lumber, Surrey, BC, Canada
Photographie - Latreille Architectural Photography, Vancouver, BC, Canada
THE GRANARY AT SOUTHLANDS
Au cœur de Southlands, un « agro-quartier » situé à Tsawwassen, en Colombie-Britannique, The Granary est un centre communautaire à usage polyvalent, entouré par des terres agricoles vers l’ouest et le nord. Abritant une brasserie, un restaurant et 35 résidences, le bâtiment fait face à l’espace communautaire historique rénové « Red Barn », menant à bien la mission du projet qui consiste à relier les résidents au territoire et aux cycles de production alimentaire qui l’entourent.
La conception s’inspire des granges et des silos, des structures utilitaires construites pour durer. Fidèle à cette tradition, The Granary a fait le choix d’une construction à ossature en bois léger d’un bout à l’autre, avec des panneaux muraux préfabriqués assemblés sur place. Ce système, à la fois familier, évolutif et économique, a permis de créer des plans d’aménagement résidentiels en miroir et de privilégier une construction écoénergétique, tout en limitant les perturbations sur place. Des fermes en bois d’ingénierie s’étendent sur les vastes pignons de la brasserie et du restaurant, offrant des solutions économiques pour des intérieurs spacieux, tout en ayant permis d’accélérer les délais de construction. Conjointement, ces stratégies témoignent de la manière dont les systèmes en bois conventionnels peuvent être synonymes à la fois d’habitat abordable et d’espaces polyvalents dynamiques.
Les larges pignons de la brasserie et du restaurant sont revêtus d’un parement avec couvre-joints en bois de cèdre coloré en noir, un matériau volontairement destiné à se patiner et à évoluer avec le temps. Tout comme les granges agricoles qui l’ont inspiré, le bâtiment est des plus honnêtes. Le rythme et volumétrie de la structure font écho à la Red Barn à côté, créant une continuité entre les formes historiques et nouvelles, tout en établissant un point d’intérêt contemporain pour la vie communautaire.
Les cours et les passages autour du bâtiment rappellent les « espaces intermédiaires » que l’on retrouve dans les exploitations agricoles, où diverses fonctions se côtoient de façon organique. À Southlands, ces espaces structurent les marchés, les rassemblements et les rencontres quotidiennes, renforçant les racines agricoles de la communauté.
gagnant du prix sponsorisé SANSIN
gagnant du prix wood preservation canada
gagnant du prix western red cedar
gagnant du prix sponsorisé SFI
Architecte - Moriyama Teshima Architects
Ingénieur structurel - Fast + Epp, Vancouver, British Columbia, Canada
Fournisseur de bois - NORDIC Structures
Photographie - Tom Arban, Toronto, Ontario, Canada
ONTARIO SECONDARY SCHOOL TEACHERS' FEDERATION (OSSTF) HEADQUARTERS AND MULTI-TENANT COMPLEX
Le siège social et bâtiment commercial à locataires multiples de la Fédération des enseignantes/enseignants des écoles secondaires de l’Ontario (FEESO) est un projet novateur en bois massif entièrement apparent de 124 000 pieds carrés à Toronto. Ce projet allie la revitalisation des espaces de travail à la création de nouveaux débouchés commerciaux. La conception traduit l’engagement de la FEESO à l’égard de la valeur à long terme, du bien-être des employés et des économies opérationnelles, tout en faisant avancer les objectifs plus généraux de l’organisation en matière de durabilité sociale, environnementale et financière.
Le programme est organisé de manière à abriter à la fois les bureaux de la FEESO et deux étages d’espaces à louer, reliés par un atrium central qui offre de l’ouverture, des vues extérieures et des possibilités d’interaction spontanée. Les espaces communs, notamment un lobby, un café, une terrasse au rez-de-chaussée et un espace polyvalent, favorisent la collaboration entre le personnel et les locataires, tout en pouvant accueillir des groupes communautaires, élargissant la vocation du bâtiment au-delà de son utilité pour ses propres occupants.
Le bois massif apparent définit l’expérience architecturale, avec des éléments en lamellé-collé et en lamellé-croisé créant une structure renouvelable qui piège le carbone, pour le bien-être des employés. Le bâtiment accorde la priorité à un accès démocratique à la lumière et aux vues, de sorte que tous les occupants bénéficient de la chaleur naturelle du bois et des relations avec l’extérieur.
Surplombant le ravin de la Don Valley, le projet intègre un vaste travail de stabilisation et de restauration écologique réalisé grâce à des stratégies de naturalisation et d’équilibre hydrique. La conception paysagère renforce l’accent mis sur la gérance de l’environnement, intégrant du bois récupéré sur le site et détourné en mobilier pour insister sur l’idée du renouvellement.
Alliant construction en bois massif, restauration écologique et programmation communautaire, le siège social de la FEESO illustre la façon dont l’architecture peut allier la durabilité, la résilience et des valeurs communes.
gagnant du prix WOOdworks ontario
Architecte - mcCallumSather
Ingénieur structurel - Aspect Structural Engineers, Toronto, ON, Canada
Entrepreneur général - Loftin Construction, Toronto, ON, Canada
Fournisseur de bois - Element5, St. Thomas, ON, Canada
Photographie - Assembly Corp., Toronto, ON, Canada
1120 OSSINGTON
Situé sur un site intercalaire compact à Toronto, le 1120 Ossington est un projet de maisons de transition à trois étages lancé par St. Clare pour répondre à l’urgence de la crise du logement dans le cadre de l’Initiative pour la création rapide de logements de la SCHL. Dès le début, la rapidité, le rapport coût-efficacité et la durabilité ont guidé l’approche de la conception. Le résultat est un bâtiment durable à hautes performances qui démontre le potentiel de la construction modulaire en bois massif dans des contextes urbains denses.
Le bois lamellé-croisé a été choisi pour des raisons à la fois environnementales et pratiques. À la fois renouvelable et sobre en carbone, le bois lamellé-croisé permet de réduire le carbone intrinsèque, tout en offrant le rapport résistance/poids requis pour l’assemblage préfabriqué. La superstructure et les cloisons intérieures ont été fabriquées hors site sous forme de panneaux en bois, livrés prêts à installer. Cette stratégie a garanti une grande précision et un contrôle de la qualité, tout en accélérant grandement les délais de construction et en limitant les perturbations pour le voisinage.
Il a fallu faire preuve d’inventivité dans le déroulement des travaux en raison des contraintes du site. Compte tenu de l’aire limitée d’entreposage, l’équipe a construit 75 % de la structure en partant de l’arrière avant de s’attaquer à la partie avant, une fois la grue retirée. Un aménagement de type motel avec un accès par couloir extérieur a simplifié encore davantage les approbations conformément à la partie 9 du Code du bâtiment de l’Ontario, éliminant le besoin d’ascenseurs et accélérant la livraison.
L’enveloppe du bâtiment surpasse les exigences du Code national de l’énergie pour les bâtiments, avec des valeurs d’isolation élevées et des systèmes mécaniques écoénergétiques qui réduisent la demande d’énergie opérationnelle. Réalisé dans des délais serrés et selon des contraintes budgétaires strictes, le 1120 Ossington démontre qu’il est possible d’utiliser le bois massif modulaire pour créer des solutions de logement social de haute qualité, à la fois durables, résilientes et reproductibles.
Les gagnants suivants du concours WoodWorks Ontario sont également lauréats dans d'autres catégories :
gagnant du prix WOOdworks ontario
Architecte - 1x1 architecture
Ingénieur structurel - Wolfrom Engineering Ltd, Winnipeg, MB, Canada
Entrepreneur général - 0812 Building Solutions, Winnipeg, MB, Canada
Fournisseur de bois - Finmac Lumber, Winnipeg, MB, Canada
Photographie - Lisa Stinner-Kun, Winnipeg, MB, Canada
F RESIDENCE
Située sur un terrain familial entre Winkler et Morden dans le Sud du Manitoba, la F Residence est une maison à deux étages conçue pour allier l’ouverture, le confort et le lien avec le cadre rural. La maison est définie par une spectaculaire toiture à un seul versant de 125 pieds de long et un revêtement extérieur essentiellement en cèdre coloré en noir. Du sapin de Douglas crée un contraste aux points stratégiques de l’entrée et de l’approche. L’entrée principale en retrait crée un axe visuel depuis le salon jusqu’à l’allée de la propriété, offrant des vues aux invités qui arrivent, tout en marquant un passage délibéré vers l’intérieur de la maison.
L’intérieur décloisonné s’articule autour d’un foyer à double hauteur, avec un vitrage du sol au plafond dans le salon qui fait pénétrer la lumière naturelle jusqu’au cœur de l’espace. De plus petites fenêtres ponctuent la façade du côté de l’allée pour donner de l’intimité, tout en maintenant un équilibre dans la composition. Le programme inclut quatre chambres à coucher, un bureau, une salle de cinéma et simulation, un bar et un atelier d’art, ainsi qu’une généreuse aile consacrée aux loisirs avec une piscine intérieure, un sauna et une salle de remise en forme. Les portes coulissantes en verre permettent d’ouvrir la piscine directement sur l’extérieur pendant les mois d’été du Manitoba.
Le bois fait partie intégrante du projet, présent à la fois dans la structure, le bardage, la menuiserie intérieure et les finitions. Le cèdre noir définit l’extérieur, cédant la place à du cèdre naturel sur la façade orientée vers le sud et à des panneaux en sapin au niveau de l’entrée qui prolongent l’intérieur avec un sens harmonieux du détail. Le chêne blanc caractérise le plancher, le giron et les portes, complétant l’ossature en acier avec chaleur et texture. À l’intérieur de l’aile qui abrite la piscine, un sauna revêtu de cèdre apporte une touche d’intimité.
Avec son utilisation expressive du bois, la F Residence affirme sa présence, à la fois élégante et solidement ancrée, assurant une harmonie entre la conception contemporaine et les prairies environnantes.
gagnant du prix WOOdworks alberta
Architecte - Republic Architecture Inc.
Ingénieur structurel - KGS Group, Winnipeg, MB, Canada
Entrepreneur général - Bird Construction, Winnipeg, MB, Canada
Fournisseur de bois - StructureCraft, Abbotsford, BC, Canada, Cornerstone Timberframes, Steinbach, MB, Canada
Photographie - Stationpoint Photographic, Canada
RIEL CONSTRUCTION OFFICE
Le Riel Construction Office est un lieu de travail emblématique qui réunit sous un seul toit les équipes autrefois séparées de l’administration et de la construction, dans un espace pensé pour l’inclusivité et la flexibilité, prenant en compte la sensibilité socioculturelle. Cette installation polyvalente de 2 450 m² respecte les principes de la certification LEED Or, intégrant des espaces de bureaux et d’ateliers dans un modèle de conception durable axée sur le bien-être.
L’un des traits distinctifs du bâtiment est ses plafonds en bois structuraux, qui jouent un rôle central tant sur le plan de la performance que de l’expérience. Le bois lamellé-goujonné (DLT) couvre les aires de bureaux, assurant un soutien structurel, tout en apportant chaleur naturelle et rythme aux intérieurs. Les systèmes électriques et l’éclairage suspendu sont soigneusement intégrés de manière à préserver la continuité des surfaces en bois, renforçant un sentiment de calme et de cohésion dans tout l’espace de travail décloisonné.
Au-delà de l’esthétique, les plafonds en bois apparent contribuent directement à la santé et au bien-être. Il est prouvé que les surfaces en bois visible réduisent les réactions de stress, reproduisant les vertus réparatrices de la nature, un facteur important dans les environnements de bureaux où le bien-être favorise la productivité. Sur le plan acoustique, les propriétés poreuses du bois absorbent le son au lieu de le renvoyer, ce qui limite les distractions et renforce le sentiment d’intimité dans un cadre dynamique tourné vers l’activité.
L’utilisation du bois répond à la fois à des objectifs environnementaux et pratiques. Les plafonds en bois préfabriqué réduisent le carbone intrinsèque, tout en épurant la construction, démontrant l’efficacité des stratégies durables. Offrant également une abondante lumière naturelle, des vues dégagées et un agencement qui encourage l’interaction, le résultat est un lieu de travail dans lequel le bois améliore la performance du bâtiment et enrichit l’expérience quotidienne de ses occupants.
gagnant du prix WOOdworks alberta
gagnant du prix WOOdworks alberta
gagnant du prix WOOdworks alberta
Architecte - Diamond Schmitt Architects
Ingénieur structurel - Entuitive
Entrepreneur général - EllisDon
Fournisseur de bois - Western Archrib
Photographie - Michael Wach Architectural Photography
Christophe Bénard Photography
SAM CENTRE
Le Centre Sam est une installation culturelle ouverte toute l’année qui donne vie à l’univers du Stampede de Calgary, d’hier, d’aujourd’hui et de demain, grâce à des expositions immersives, à la technologie et à la légendaire hospitalité de l’Ouest. Occupant 30 000 pieds carrés sur un seul étage, le bâtiment offre une plateforme polyvalente pouvant accueillir des présentations multimédias, des programmes publics et des expositions, parallèlement à des espaces de collections d’archives et d’objets spécialisés.
Le bois massif joue un rôle déterminant, tant dans la structure que dans la personnalité du bâtiment, tissant des liens entre le projet et le legs du Stampede ainsi que les traditions agricoles de l’Alberta. Le volume linéaire est organisé sous un vaste toit en pente, soutenu par une charpente en acier hybride avec des poutres en bois massif apparent et une terrasse de toit en bois lamellé-cloué. La forme est une réinterprétation contemporaine des granges des prairies, des structures à la fois simples et durables qui caractérisaient autrefois les communautés rurales. Les soffites profonds en surplomb, revêtus en sapin de Douglas, prolongent la portée du bâtiment jusque sur la place, réduisant les charges vives tout en rappelant les généreuses vérandas des fermes de la région, longtemps valorisées pour leur côté accueillant et convivial, offrant de l’ombre à l’extérieur. Une claire-voie surélevée souligne la ligne de toiture, faisant pénétrer la lumière naturelle à l’intérieur du bâtiment pendant la journée et brillant telle une lanterne pendant la nuit.
À l’intérieur, les plafonds acoustiques en sapin de Douglas, les soffites et un plancher surélevé en chêne blanc complètent la structure en bois avec des finitions durables qui accentuent sa chaleur et sa résilience. Des bancs extérieurs, un café et des bordures aménagées prolongent l’activité vers l’extérieur, reliant le Centre Sam à l’Enbridge Plaza, aux édifices du Youth Campus et aux ruines adjacentes, Rundle Ruins.
Alliant la construction en bois massif à des formes vernaculaires, le Centre Sam crée un point d’intérêt ancré dans le lieu, permettant de célébrer l’esprit du Stampede tout au long de l’année.
Architecte - 1x1 architecture
Ingénieur structurel - Crosier Kilgour, Winnipeg, MB, Canada
Entrepreneur général - 1902518 Alberta Ltd General Contractor. Grand Prairie, AB, Canada
Fournisseur de bois - Camantra Millworking, Calgary, AB, Canada
Photographie - Lisa Stinner-Kun, Winnipeg, MB, Canada
Government of Canada, Ottawa, MB, Canada
G7 SUMMIT - INTERIOR RENOVATIONS
En préparation du Sommet des dirigeants du G7 de 2025, le centre des congrès du Pomeroy Kananaskis Mountain Lodge a subi une série de rénovations intérieures accélérées. Les travaux ont essentiellement porté sur la Outreach Room, les espaces de réunion bilatérale et les foyers interstitiels, transformant les installations existantes pour créer un cadre intime de type retraite se prêtant à un dialogue au sommet.
La Outreach Room a subi la transformation la plus radicale. Un plafond angulaire et renversé réduit l’échelle et attire l’attention sur la table de conférence centrale, tandis que des coupes d’épinette brute de seize pieds, placées devant le mur rideau vitré, accentuent la verticalité et prolongent visuellement la salle jusque dans le paysage montagneux environnant. Ces pièces de bois abattu, récupérées localement après une tranchée pare-feu à Alberta Parks, ont été soigneusement sélectionnées et fabriquées par des menuisiers canadiens, plaçant l’espace sous le signe de la durabilité et de la gérance de l’environnement.
À l’intérieur, les murs et les plafonds ont été revêtus de panneaux en sapin de Douglas teintés. Préfabriqués hors site selon des largeurs de 12 pouces, les panneaux ont été installés à l’aide de cales pour plus de rapidité et de précision, ce qui a permis de respecter des délais serrés et de faciliter le retrait du système tout entier une fois le Sommet terminé. Réalisé en sapin de Douglas, un motif en relief sur mesure représentant une chaîne de montagnes est une référence subtile au logo du Sommet du G7 à Kananaskis. Dans les salles bilatérales, le sapin de Douglas offre une toile de fond chaleureuse pour les réunions, tandis que du chêne rouge canadien a été utilisé pour réaliser la table des dirigeants et la signalétique officielle.
Tous les éléments en bois ont été détaillés de manière à pouvoir être facilement démontés et réutilisés. Ils sont actuellement stockés en vue d’une future rénovation permanente. Le projet témoigne de la façon dont des rénovations efficaces et bien pensées permettent d’adapter des installations existantes pour accueillir des événements de calibre international, tout en faisant valoir les matériaux et le savoir-faire canadiens.
Architecte - Unison Architecture Ltd.
Ingénieur structurel - Aspect Engineers Ltd.
Entrepreneur général - Signia Construction Ltd.
Fournisseur de bois - Top 40 Woodworks Ltd.
Photographie - Unison Architecture Ltd.
ADAMS LAKE HEALTH + WELLNESS CENTRE
Le centre polyvalent du lac Adams a été conçu comme un pôle de services communautaires, réunissant sous un seul toit une garderie, des activités liées au Programme d’aide préscolaire aux Autochtones et des services de professionnels itinérants. Comptant 14 000 pieds carrés à l’étage principal et un sous-sol de 600 pieds carrés, l’installation présente une structure à ossature en bois à un étage avec une dalle sur le sol, privilégiant les matériaux renouvelables et les systèmes de construction écoénergétiques.
Le bois définit à la fois la structure et l’âme du projet. Une ossature en bois léger conventionnelle forme l’enveloppe du bâtiment et les cloisons intérieures, en association avec des couches supplémentaires de panneaux de gypse pour assurer la séparation coupe-feu. La performance acoustique a été soigneusement conçue grâce à des profilés souples, des portes hermétiques et des prises décalées, garantissant confidentialité et confort entre les différentes zones du programme. L’enveloppe à hautes performances, composée de murs bien isolés et de fenêtres en fibre de verre, a permis d’installer un système mécanique de plus petite taille, améliorant d’autant plus l’efficacité énergétique.
La conception repose sur quatre piliers structurels massifs, directement récoltés sur le territoire traditionnel de la Première Nation du lac Adams. Servant à la fois d’éléments porteurs et d’ancres culturelles, les pièces de bois reflètent le lien profond que la communauté entretient avec la foresterie et le territoire. Leur positionnement définit un lieu de rassemblement central qui incarne la mission orientée vers le bien-être de l’installation, tout en mettant en lumière la capacité du bois à remplir simultanément un rôle fonctionnel, spirituel et symbolique.
Fort de sa structure en bois, de ses menuiseries durables et de son ancrage culturel, le centre polyvalent du lac Adams transforme ce qui constitue souvent un modèle essentiel de services essentiels en un environnement accueillant, orienté vers le bien-être. Mobilisant des matériaux renouvelables et des systèmes écoénergétiques, et utilisant des piliers structurels symboliques, récoltés localement, la conception fait passer la perception d’un axe clinique à un axe communautaire, créant un lieu qui favorise à la fois le service communautaire et l’identité culturelle.
Architecte - GGA-Architecture, Calgary, AB, Canada
Ingénieur structurel - LEX3 Engineering, Calgary, AB, Canada
Entrepreneur général - Chandos Construction, Calgary, AB, Canada
Fournisseur de bois - Kalesnikoff Lumber Co. Ltd., Castlegar, BC, Canada
Photographie - Latreille Architectural Photography, Vancouver, BC, Canada
KIN PARK PAVILLION AND ICE RINK
Le pavillon du parc Kin à Fort St John, en Colombie-Britannique, facilite les activités récréatives tout au long de l’année, desservant la patinoire extérieure du parc pendant l’hiver et le terrain de baseball pendant l’été. Le trait distinctif du pavillon est son toit en bois lamellé-croisé qui s’étend sur 12 mètres entre deux volumes indépendants, tel un pont entre deux jetées. Les panneaux en épinette-pin-sapin à revêtement transparent mettent en valeur la chaleur naturelle du bois, tout en créant un contraste avec la maçonnerie foncée des supports, créant une aire couverte chaleureuse qui donne à la fois sur la patinoire et le terrain gazonné. Lisse et raffinée par rapport aux bases texturées, la toiture en bois massif apparent s’impose comme un point de repère dans le parc.
Alliant la précision et l’assurance qualité de la fabrication hors site, tout en garantissant un point de responsabilité unique sur place, le bois lamellé-croisé est la solution structurelle qui a été choisie pour surmonter la pénurie de main-d’œuvre spécialisée. Le caractère monolithique du bois lamellé-croisé élimine les petits éléments comme les garnitures et les planches de soffite, sujettes au vandalisme et sensibles aux cycles de gel et dégel. Ses pans lisses éliminent également le risque de nidification d’oiseaux dans les zones des soffites.
gagnant du prix WOOdworks british columbia
Architecte - Patkau Architects
Ingénieur structurel - Glotman Simpson Consulting Engineers, Vancouver BC Canada
Entrepreneur général - The Haebler Group, Vancouver BC Canada
Fournisseur de bois - Swiftsure Milling and Mouldings, Surrey, BC Canada
Photographie - James Dow / Patkau Architects, Vancouver BC Canada
POINT GREY HOUSE
Sur un site en pente, avec des vues dégagées sur un parc et au cœur de l’enveloppe de zonage de style « gâteau de mariage » de Vancouver, la Point Grey House parvient à concilier la retenue et l’ouverture. Sa stratégie sectionnelle ramène le niveau intermédiaire au sol du côté sud et le niveau inférieur au sol du coté nord, entamant ainsi un dialogue marqué avec le paysage.
La principale stratégie spatiale consiste à utiliser des volumes revêtus de bois pour organiser des fonctions privées au sein d’aires ouvertes de plus grande taille. À l’étage principal, un espace unique pour la vie, les repas et la cuisine s’ouvre sur une généreuse terrasse qui domine le parc, avec un plus petit volume définissant l’entrée et la demi-salle de bains. Un escalier éclairé par un puits de lumière mène à l’étage vers un bureau et une chambre organisée autour d’un élément central revêtu de bois accueillant un dressing et une salle de bains, tandis que le niveau inférieur comporte un garage, une chambre d’amis et une galerie, avec un accès direct menant à un patio extérieur.
L’enveloppe extérieure s’articule autour d’éléments en bois linéaires qui se plient et s’entrelacent le long de la façade. Ces éléments assurent le rôle d’écrans, de brise-soleil et d’auvents, offrant un jeu d’ombre et de lumière, tout en veillant au contrôle de l’environnement. Un volet en bois pliant protège la chambre supérieure, garantissant l’intimité sans obstruer la lumière ni la vue.
À l’intérieur, l’architecture crée une toile de fond apaisée mettant en valeur la remarquable collection d’art du propriétaire. Les finitions inversent le paradigme des galeries conventionnelles, avec des plafonds en bois et des planchers blancs. Cette stratégie allie une excellente acoustique et un parfait éclairage naturel, tout en offrant une richesse de matériaux chaleureuse grâce au chêne blanc au fini naturel.
Du bardage extérieur en bois aux volumes intérieurs en chêne, le bois assure une continuité d’un bout à l’autre du projet, rythmant l’ordre spatial de la maison et ancrant l’architecture dans un langage des matériaux à la fois cohérent et intentionnel.
gagnant du prix WOOdworks british columbia
Les gagnants suivants du concours WoodWorks British Columbia sont également lauréats dans d'autres catégories :
gagnant du prix WOOdworks british columbia