Les panneaux lamellés-croisés le long des murs mitoyens permettent au son de voyager latéralement à travers le bois entre les unités, ce qui réduit l’efficacité de la séparation acoustique exigée par le code. Nos recherches visent à surmonter cette difficulté pour que le bois massif puisse rester exposé sans perte de contrôle du son ou augmentation des coûts.
L’effet est saisissant quand on entre dans un espace avec des plafonds en bois apparent. Après avoir visité des centaines d’unités au fil des ans, cette impression est sans équivoque : un salon avec des plafonds en bois lamellé-croisé apparents laisse une impression différente. On y retrouve un peu du calme d’un chalet en bois, même dans un grand complexe de plusieurs logements. Partout dans le monde, l’effet de cette impression se remarque sur le marché. Les immeubles résidentiels en bois massif sont souvent haut de gamme et les loyers ou les prix de vente demandés sont plus élevés. Au Canada, cependant, le bois massif a souvent été associé à des logements abordables, en partie parce que son adoption précoce a été motivée par des subventions destinées à des constructions innovantes.
Bien avant que les résidents découvrent leur intérieur chaleureux en bois, les équipes de conception doivent décider si les plafonds resteront apparents ou s’ils seront dissimulés derrière des cloisons sèches. Pour les équipes moins familières avec l’acoustique du bois massif, la gestion du risque des plafonds en bois massif exposés peut justifier des mesures conservatrices, comme une coupure à chaque ligne de démarcation, l’ajout de panneaux minces lamellés-croisés au plafond ou d’autres mesures pour palier au risque. Si ces stratégies permettent de protéger les performances, elles grugent aussi les budgets au point d’en venir à exclure complètement le bois massif.
Le grand problème est que lorsque les panneaux lamellés-croisés sont continus et exposés, les équipes de conception doivent tenir en compte de la transmission directe du son à travers les assemblages sol/plafond et les murs, mais aussi de la transmission indirecte, ou latérale, par le cheminement entre les plafonds à travers les panneaux lamellés-croisés qui relie les unités adjacentes. Comprendre, et contrôler, ce cheminement, est la voie au cœur de cette étude.
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Nouvelles orientations et recherches en matière de conception acoustique pour les constructions en bois massif
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Où et quand trouver les résultats
Le projet a dépassé le stade du concept. La majeure partie du financement est assurée, les partenaires sont confirmés et le montage d’essai est en cours de réalisation. Les essais devraient commencer au printemps 2026 et se terminer à la fin de l’année 2026. Une fois la matrice terminée, nous publierons la base de données pour que toute l’industrie puisse l’utiliser.
Le résultat ne sera pas un rapport dense qui nécessitera une traduction. Nous fournirons plutôt une base de données prête à l’emploi à l’étape de conception qui relie des descriptions de test claires à la contribution du cheminement entre les plafonds à l’indice de transmission du son apparent. Pour les lecteurs qui souhaitent approfondir les résultats, nous expliquons également comment les indices de conception ont été calculés à partir des mesures Kᵢⱼ.
Des résultats sur mesure pour la communauté de conception
Cette initiative se veut un outil éducatif, et s’adresse d’abord et avant tout à la communauté qui conçoit des projets en bois. S’il y a un revêtement de sol ou de toit que vous utilisez régulièrement, qu’il soit coulé ou sec, humide ou sec, ou encore une sous-couche que vous préférez, nous vous encourageons à communiquer avec nous (courriel : sedwards@hgcacoustics.com). De la même manière, le partage des cibles d’indice de transmission du son apparent et d’indice d’isolation aux bruits d’impacts que vous voyez par type de bâtiment nous aidera à hiérarchiser la matrice de test et à présenter les résultats dans des formats utilisables dans la pratique.
Nous tiendrons la communauté informée de la progression des essais. L’objectif est simple : aider les équipes à conserver le bois apparent, à respecter le budget des projets et à maintenir les performances acoustiques aux niveaux où elles doivent être.
Les données de terrain qui ont changé notre compréhension
Les premiers essais en laboratoire et la théorie suggéraient que la transmission latérale du cheminement entre les plafonds à travers un panneau continu de bois lamellé-croisé de 5 couches sur un mur mitoyen limiterait la performance à environ ASTC-43 à ASTC-44, ce qui est inférieur aux exigences du code en Amérique du Nord. Dans ces conditions, les consultants en acoustique n’avaient d’autre choix que de recommander de couper les panneaux CLT au niveau des lignes de démarcation ou d’installer des plafonds flottants pour assurer la conformité.
De récents essais sur le terrain mené dans différents bâtiments et de multiples configurations ont montré que cette hypothèse est incomplète. Dans la réalité, les projets sont rarement faits seulement de bois lamellé-croisé. Les revêtements de plancher, les retombées de plafond et les constructions adjacentes ont également une influence sur le cheminement entre les plafonds, et celle-ci est souvent avantageuse d’une manière dont les travaux en laboratoire précédents n’ont pas tenu compte.
Ces enquêtes sur le terrain ont permis de tirer plusieurs leçons pratiques pour les projets en cours :
Les revêtements lourds aident. Un revêtement lourd (par exemple, du béton ou du béton au plâtre) sur une couche d’isolant par-dessus le panneau de bois lamellé-croisé peut réduire de manière importante la transmission latérale du cheminement entre les plafonds, avec des performances mesurées d’indice de transmission du son apparent au-dessus de 50.
Les revêtements secs peuvent fonctionner. Un revêtement sec (du contreplaqué, par exemple) sur un matériau isolant permet de réduire légèrement la transmission latérale du plafond, mais pas autant qu’un revêtement coulé. En combinaison avec des retombées de plafond sur au moins un côté du mur mitoyen, la transmission latérale du plafond peut encore se retrouver aux alentours d’un indice de transmission du son apparent d’au moins 50.
Plus d’isolant n’est pas toujours la solution Plus le matériau isolant est épais, plus la capacité du revêtement à réduire la transmission latérale diminue. Avec des couches d’isolant plus épaisses, les performances peuvent se rapprocher de la fourchette 43 à 44 de l’indice de transmission du son apparent.
Les aménagements doivent être prévus en fonction de la structure. Il est possible d’atteindre des objectifs acoustiques plus élevés avec du bois lamellé-croisé continu en alignant la disposition des unités de manière à ce que les espaces avec des plafonds flottants ou des retombées de plafond de grande dimension (par exemple, les cuisines et les salles de bains) soient reflétés par les murs mitoyens à l’emplacement des panneaux continus.
Pour chaque configuration, l’indice de réduction des vibrations Kᵢⱼ sera mesuré pour le cheminement entre les plafonds (conformément à la norme ISO 10848), et elle sera introduite dans la norme ISO 12354 pour quantifier sa contribution à l’indice de transmission du son apparent. Nous effectuerons également des essais complets d’indice de transmission du son apparent sur le mur mitoyen (dont la transmission latérale du cheminement entre les plafonds), et nous recueillerons des données sur l’indice de transmission du son apparent, l’indice d’isolation aux bruits d’impacts et ASTC, AIIC et des données sur les vibrations de plancher induites par la marche plafond/plancher (c’est-à-dire en mesurant le haut et le bas) afin que les récits acoustiques et structurels concordent.
En ce qui concerne les revêtements, la matrice est délibérément vaste. Nous testerons des systèmes coulés (béton et béton au plâtre à plusieurs épaisseurs) et des systèmes secs (contreplaqué, plaques de ciment, matériaux commerciaux), associés à des sous-couches dans une gamme d’épaisseurs et de rigidités dynamiques. Le séquençage est conçu pour que nous permettre de comparer les éléments comparables, et la cure et le séchage seront faits minutieusement pour les données reflètent le comportement que les concepteurs voient après la stabilisation, et non un comportement « premier jour au laboratoire ».
Différents revêtements de plancher (systèmes coulés et secs)
Conditions de chargement des murs
Les effets des panneaux de bois lamellé-croisé adjacents (par exemple, les panneaux des couloirs)
L’influence des résonances modales (par exemple, meublé ou non meublé)
Des retombées de plafond de différentes tailles et de différentes configurations
Ce que nous testons
Dans les laboratoires de Forest Products Laboratory à Madison WI, nous construisons un montage d’essai avec des panneaux de panneau lamellé-croisé à 5 couches qui recouvrent des murs mitoyens à structure de bois boulonné. En partant de conditions de base, nous introduirons des variables qui reflètent des conditions réelles, comme :
Une première dans la recherche, et ce que vous pouvez faire pour nous aider!
En collaboration avec le Conseil canadien du bois et un groupe de collaborateurs de l’industrie, nous élaborons une carte à grande échelle fondée sur des données de la transmission latérale du cheminement entre les plafonds dans le but de permettre aux équipes de conception de conserver un panneau de bois lamellé-croisé continu tout en respectant les exigences pour l’indice de transmission du son apparent. L’objectif est simple : un ensemble d’assemblages testés, clairement articulés et accessibles au public, à partir duquel les équipes peuvent sélectionner des solutions sans avoir à recourir à tout coup à des coupes de panneaux ou à des plafonds flottants de grande dimension. Votre contribution nous aidera à le créer. (Plus de renseignements sur l’étude ici : Étude acoustique sur le bois lamellé-croisé de HGC.)
Les panneaux lamellés-croisés le long des murs mitoyens permettent au son de voyager latéralement à travers le bois entre les unités, ce qui réduit l’efficacité de la séparation acoustique exigée par le code. Nos recherches visent à surmonter cette difficulté pour que le bois massif puisse rester exposé sans perte de contrôle du son ou augmentation des coûts.
L’effet est saisissant quand on entre dans un espace avec des plafonds en bois apparent. Après avoir visité des centaines d’unités au fil des ans, cette impression est sans équivoque : un salon avec des plafonds en bois lamellé-croisé apparents laisse une impression différente. On y retrouve un peu du calme d’un chalet en bois, même dans un grand complexe de plusieurs logements. Partout dans le monde, l’effet de cette impression se remarque sur le marché. Les immeubles résidentiels en bois massif sont souvent haut de gamme et les loyers ou les prix de vente demandés sont plus élevés. Au Canada, cependant, le bois massif a souvent été associé à des logements abordables, en partie parce que son adoption précoce a été motivée par des subventions destinées à des constructions innovantes.
Bien avant que les résidents découvrent leur intérieur chaleureux en bois, les équipes de conception doivent décider si les plafonds resteront apparents ou s’ils seront dissimulés derrière des cloisons sèches. Pour les équipes moins familières avec l’acoustique du bois massif, la gestion du risque des plafonds en bois massif exposés peut justifier des mesures conservatrices, comme une coupure à chaque ligne de démarcation, l’ajout de panneaux minces lamellés-croisés au plafond ou d’autres mesures pour palier au risque. Si ces stratégies permettent de protéger les performances, elles grugent aussi les budgets au point d’en venir à exclure complètement le bois massif.
Le grand problème est que lorsque les panneaux lamellés-croisés sont continus et exposés, les équipes de conception doivent tenir en compte de la transmission directe du son à travers les assemblages sol/plafond et les murs, mais aussi de la transmission indirecte, ou latérale, par le cheminement entre les plafonds à travers les panneaux lamellés-croisés qui relie les unités adjacentes. Comprendre, et contrôler, ce cheminement, est la voie au cœur de cette étude.
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Nouvelles orientations et recherches en matière de conception acoustique pour les constructions en bois massif
Pour chaque configuration, l’indice de réduction des vibrations Kᵢⱼ sera mesuré pour le cheminement entre les plafonds (conformément à la norme ISO 10848), et elle sera introduite dans la norme ISO 12354 pour quantifier sa contribution à l’indice de transmission du son apparent. Nous effectuerons également des essais complets d’indice de transmission du son apparent sur le mur mitoyen (dont la transmission latérale du cheminement entre les plafonds), et nous recueillerons des données sur l’indice de transmission du son apparent, l’indice d’isolation aux bruits d’impacts et ASTC, AIIC et des données sur les vibrations de plancher induites par la marche plafond/plancher (c’est-à-dire en mesurant le haut et le bas) afin que les récits acoustiques et structurels concordent.
En ce qui concerne les revêtements, la matrice est délibérément vaste. Nous testerons des systèmes coulés (béton et béton au plâtre à plusieurs épaisseurs) et des systèmes secs (contreplaqué, plaques de ciment, matériaux commerciaux), associés à des sous-couches dans une gamme d’épaisseurs et de rigidités dynamiques. Le séquençage est conçu pour que nous permettre de comparer les éléments comparables, et la cure et le séchage seront faits minutieusement pour les données reflètent le comportement que les concepteurs voient après la stabilisation, et non un comportement « premier jour au laboratoire ».
Différents revêtements de plancher (systèmes coulés et secs)
Conditions de chargement des murs
Les effets des panneaux de bois lamellé-croisé adjacents (par exemple, les panneaux des couloirs)
L’influence des résonances modales (par exemple, meublé ou non meublé)
Des retombées de plafond de différentes tailles et de différentes configurations
Ce que nous testons
Dans les laboratoires de Forest Products Laboratory à Madison WI, nous construisons un montage d’essai avec des panneaux de panneau lamellé-croisé à 5 couches qui recouvrent des murs mitoyens à structure de bois boulonné. En partant de conditions de base, nous introduirons des variables qui reflètent des conditions réelles, comme :
Une première dans la recherche, et ce que vous pouvez faire pour nous aider!
En collaboration avec le Conseil canadien du bois et un groupe de collaborateurs de l’industrie, nous élaborons une carte à grande échelle fondée sur des données de la transmission latérale du cheminement entre les plafonds dans le but de permettre aux équipes de conception de conserver un panneau de bois lamellé-croisé continu tout en respectant les exigences pour l’indice de transmission du son apparent. L’objectif est simple : un ensemble d’assemblages testés, clairement articulés et accessibles au public, à partir duquel les équipes peuvent sélectionner des solutions sans avoir à recourir à tout coup à des coupes de panneaux ou à des plafonds flottants de grande dimension. Votre contribution nous aidera à le créer. (Plus de renseignements sur l’étude ici : Étude acoustique sur le bois lamellé-croisé de HGC.)
Les données de terrain qui ont changé notre compréhension
Les premiers essais en laboratoire et la théorie suggéraient que la transmission latérale du cheminement entre les plafonds à travers un panneau continu de bois lamellé-croisé de 5 couches sur un mur mitoyen limiterait la performance à environ ASTC-43 à ASTC-44, ce qui est inférieur aux exigences du code en Amérique du Nord. Dans ces conditions, les consultants en acoustique n’avaient d’autre choix que de recommander de couper les panneaux CLT au niveau des lignes de démarcation ou d’installer des plafonds flottants pour assurer la conformité.
De récents essais sur le terrain mené dans différents bâtiments et de multiples configurations ont montré que cette hypothèse est incomplète. Dans la réalité, les projets sont rarement faits seulement de bois lamellé-croisé. Les revêtements de plancher, les retombées de plafond et les constructions adjacentes ont également une influence sur le cheminement entre les plafonds, et celle-ci est souvent avantageuse d’une manière dont les travaux en laboratoire précédents n’ont pas tenu compte.
Ces enquêtes sur le terrain ont permis de tirer plusieurs leçons pratiques pour les projets en cours :
Les revêtements lourds aident. Un revêtement lourd (par exemple, du béton ou du béton au plâtre) sur une couche d’isolant par-dessus le panneau de bois lamellé-croisé peut réduire de manière importante la transmission latérale du cheminement entre les plafonds, avec des performances mesurées d’indice de transmission du son apparent au-dessus de 50.
Les revêtements secs peuvent fonctionner. Un revêtement sec (du contreplaqué, par exemple) sur un matériau isolant permet de réduire légèrement la transmission latérale du plafond, mais pas autant qu’un revêtement coulé. En combinaison avec des retombées de plafond sur au moins un côté du mur mitoyen, la transmission latérale du plafond peut encore se retrouver aux alentours d’un indice de transmission du son apparent d’au moins 50.
Plus d’isolant n’est pas toujours la solution Plus le matériau isolant est épais, plus la capacité du revêtement à réduire la transmission latérale diminue. Avec des couches d’isolant plus épaisses, les performances peuvent se rapprocher de la fourchette 43 à 44 de l’indice de transmission du son apparent.
Les aménagements doivent être prévus en fonction de la structure. Il est possible d’atteindre des objectifs acoustiques plus élevés avec du bois lamellé-croisé continu en alignant la disposition des unités de manière à ce que les espaces avec des plafonds flottants ou des retombées de plafond de grande dimension (par exemple, les cuisines et les salles de bains) soient reflétés par les murs mitoyens à l’emplacement des panneaux continus.
Où et quand trouver les résultats
Le projet a dépassé le stade du concept. La majeure partie du financement est assurée, les partenaires sont confirmés et le montage d’essai est en cours de réalisation. Les essais devraient commencer au printemps 2026 et se terminer à la fin de l’année 2026. Une fois la matrice terminée, nous publierons la base de données pour que toute l’industrie puisse l’utiliser.
Le résultat ne sera pas un rapport dense qui nécessitera une traduction. Nous fournirons plutôt une base de données prête à l’emploi à l’étape de conception qui relie des descriptions de test claires à la contribution du cheminement entre les plafonds à l’indice de transmission du son apparent. Pour les lecteurs qui souhaitent approfondir les résultats, nous expliquons également comment les indices de conception ont été calculés à partir des mesures Kᵢⱼ.
Des résultats sur mesure pour la communauté de conception
Cette initiative se veut un outil éducatif, et s’adresse d’abord et avant tout à la communauté qui conçoit des projets en bois. S’il y a un revêtement de sol ou de toit que vous utilisez régulièrement, qu’il soit coulé ou sec, humide ou sec, ou encore une sous-couche que vous préférez, nous vous encourageons à communiquer avec nous (courriel : sedwards@hgcacoustics.com). De la même manière, le partage des cibles d’indice de transmission du son apparent et d’indice d’isolation aux bruits d’impacts que vous voyez par type de bâtiment nous aidera à hiérarchiser la matrice de test et à présenter les résultats dans des formats utilisables dans la pratique.
Nous tiendrons la communauté informée de la progression des essais. L’objectif est simple : aider les équipes à conserver le bois apparent, à respecter le budget des projets et à maintenir les performances acoustiques aux niveaux où elles doivent être.