Les relations de bon voisinage revêtent une importance particulière en Nouvelle-Écosse, et il n’est donc pas surprenant d’apprendre que le contrat de construction du Temple de la renommée du patrimoine sportif du comté de Pictou, situé à Trenton, a été signé à deux pas du site.
Personne n’était mieux placé que Eastcut, une entreprise de construction hors site des environs, pour construire le nouveau musée et centre communautaire.
« Autant que possible, nous voulions faire appel à des artisans de la région. Je pense que tout le monde qui a travaillé au chantier était de chez nous », explique Peter Van Kessel, président du comité de construction.
Eastcut et sa société sœur DORA Construction se sont occupées du projet aux côtés de Harvey Architecture, d’Halifax, et de divers corps de métier locaux. La collaboration a abouti à la construction d’un bâtiment qui allie judicieusement les produits en bois d’ingénierie et la construction traditionnelle en bois.
Josh Dykens, directeur général et directeur de l’exploitation d’Eastcut, a déclaré que l’objectif, dès les premiers balbutiements de la conception, était d’utiliser le produit le mieux adapté à l’application.
« Nous mettons les bons matériaux aux bons endroits, l’idée n’est jamais d’utiliser la même chose partout. Nous plaçons les choses là où elles sont le mieux adaptées, et c’est un avantage en ce qui concerne les coûts et l’efficacité ».
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Temple de la renommée du patrimoine sportif du comté de Pictou
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Placer la cloison au centre de la ligne des colonnes a permis aux concepteurs d’exposer le bois de chaque côté. Photo de Maria Church.
John Spencer est concepteur de structure chez Eastcut et a fait office de gestionnaire de projet pour l’équipe d’installation du projet du Temple de la renommée. Photo fournie par EastCut.
Combiner des composantes fabriquées hors site avec une construction à charpente à ossature légère en bois a nécessité une planification irréprochable pour assurer que tout serait installé dans le bon ordre. Photo fournie par EastCut.
De gauche à droite, Cynthia Thompson, conseillère principale en communication et marketing pour EastCut, Peter van Kessel, président du comité de construction du Temple de la renommée du patrimoine sportif de Pictou et John Spencer, concepteur de structures pour Eastcut. Photo de Maria Church.
Les panneaux extérieurs ont été montés en premier, juste avant l’ossature en bois. Une partie de la charpente a été soutenue par du bois d’ingénierie à l’intérieur des murs. Photo fournie par EastCut.
Des colonnes apparentes en bois lamellé-collé soutiennent l’auvent et encadrent les portes d’entrée du Temple de la renommée du patrimoine sportif du comté de Pictou, à Trenton (Nouvelle-Écosse). Photo de Maria Church.
Placer la cloison au centre de la ligne des colonnes a permis aux concepteurs d’exposer le bois de chaque côté. Photo de Maria Church.
Combiner des composantes fabriquées hors site avec une construction à charpente à ossature légère en bois a nécessité une planification irréprochable pour assurer que tout serait installé dans le bon ordre. Photo fournie par EastCut.
Le mur situé au-dessus des portes menant du couloir principal à la salle d’exposition a été intentionnellement laissé ouvert pour dégager la vue du plafond et des colonnes en bois massif exposées. Photo : Maria Church.
Combiner des composantes fabriquées hors site avec une construction à charpente à ossature légère en bois a nécessité une planification irréprochable pour assurer que tout serait installé dans le bon ordre. Photo fournie par EastCut.
Les avantages de la construction hors site
Eastcut a ouvert ses portes il y a cinq ans, et est la division de construction hors site de l’entreprise familiale Macklan Group. Après ses débuts comme fabricant de panneaux à ossature légère en bois, l’entreprise s’est lancée dans la construction de bâtiments modulaires volumétriques il y a deux ans.
Si la construction à ossature légère permet d’utiliser les matériaux les moins chers, la rapidité et la cohérence de la construction modulaire hors site la rendent plus que compétitive lorsqu’il s’agit d’un grand projet, explique M. Dykens.
« Avec la pénurie de main-d’œuvre, la production en usine nous permet d’éviter certains écueils. Le contrôle de la qualité est beaucoup plus facile quand on construit à l’intérieur d’un espace chauffé et à l’abri des intempéries », fait-il valoir.
La planification préliminaire et la précision des méthodes hors site améliorent beaucoup la qualité finale du bâtiment, comme le démontre le projet de Pictou. Le produit en bois approprié a été méticuleusement sélectionné pour chaque application afin de créer un bâtiment exceptionnel qui aurait lui aussi sa place au Temple de la renommée.
En ce qui concerne l’avenir de la construction en bois en Nouvelle-Écosse, M. Dykens est optimiste et pense qu’il y en aura de plus en plus.
« Il y a cinq ans, il n’y avait aucun projet en bois dans la région », se souvient-il. « Par rapport à l’Ouest du Canada, nous tirons de l’arrière, mais la demande augmente sans cesse. Les gens veulent de plus en plus acheter local et bâtir avec des produits régionaux. Je pense que nous verrons de plus en plus ce type de construction remplacer des bâtiments qui sont habituellement en acier ou en béton. »
Du point de vue des concepteurs, M. Addison constate lui aussi un intérêt grandissant pour la conception modulaire, la construction hors site et le bois d’ingénierie. « Les gens sont plus ouverts qu’avant », dit-il. Les clients nous posent de plus en plus de questions sur la construction en bois massif, modulaire ou avec des panneaux. »
La bonne étape au bon moment
Avec autant de composantes fabriquées hors site, la planification devait être irréprochable pour que tout se fasse dans le bon ordre.
Les panneaux-façades ont été installés en premier. Certains d’entre eux avaient une hauteur de sept mètres et étaient soutenus par des montants de bois en placage stratifié et en bois de longs copeaux lamellés, tous fabriqués dans l’usine d’Eastcut d’une superficie de 60 acres à Trenton.
« La construction par panneaux et le raccordement ont posé quelques défis techniques, mais tout s’est bien passé. Une fois arrivés au chantier, les murs ont été montés en deux jours, » explique-t-il.
Ensuite, c’était au tour de l’installation de la charpente en bois massif, qui supporte à la fois une partie supérieure et une partie inférieure du toit, avec des fenêtres entre les deux. Le bois massif a été fourni par Nordic Structures, et Eastcut a fabriqué les composantes nécessaires.
Une fois le bois massif installé, DORA a supervisé l’installation des fermes et des solives en I, qui comprenaient des fermes de près de 17 mètres de long à portée libre et des panneaux de toit suspendus à des fermes porteuses.
La charpente légère a suivi dans la partie sud, qui abrite une grande salle communautaire, une cuisine et un espace d’entreposage.
Avec plusieurs entrepreneurs travaillant sur des éléments distincts, mais imbriqués, il a fallu trouver des solutions au fur et à mesure pour que tout s’imbrique, mais M. Spencer se réjouit de l’attention mutuelle portée aux besoins des uns et des autres et de la coopération dans la coordination.
Grâce à la construction hors site, le bâtiment a été complété en quelques semaines à peine. Le comté est actuellement en train de conclure des contrats pour les vitrines du musée et d’autres éléments afin d’être prêt pour l’ouverture au public au printemps.
Pourquoi le bois?
Le bois est un choix tout naturel pour Eastcut, explique M. Dykens, qui est charpentier de métier. À son avis, les Maritimes peuvent compter sur un approvisionnement enviable en bois pour les charpentes légères et, jusqu’à présent, il a été possible de se procurer facilement des produits en bois d’ingénierie de qualité fabriqués au Canada.
« Le bois qui vient de la région très solide. Son empreinte de carbone est faible, voire négative, ce qui est très important. En plus, c’est un matériau avec lequel il est vraiment agréable de travailler. Une fois terminé, il crée un espace particulièrement chaleureux. Il y a un mot pour ça… la conception biophilique. Dans un espace en bois, on ne se sent pas du tout comme dans un espace en acier et en cloisons sèches », explique M. Dykens.
La conception biophilique est une approche architecturale qui met à l’honneur le lien avec la nature, et au Temple de la renommée du patrimoine sportif du comté de Pictou, il apparaît dans toute sa splendeur. Des colonnes de bois lamellé-collé exposées qui encadrent l’entrée servent d’auvent et accueillent les visiteurs à leur arrivée. Le bâtiment est revêtu d’acier texturé brun foncé qui rappelle le bois dans un contraste avec les colonnes d’épinette noir pâle.
Dans le grand hall d’entrée, presque tous les éléments sont en produits du bois exposés, comme les colonnes et les poutres en bois massif, et le plafond recouvert de planches bouvetées de pin.
Dans le couloir menant à l’espace d’exposition, des cloisons sèches peintes en blanc recouvrent les murs et les plafonds faits de panneaux, mais de grandes fenêtres et des portes en verre ainsi qu’une zone ouverte en poutrelles offrent une vue sur le hall d’entrée. Un plancher de bois de couleur chaude complète la vue. Le musée met aussi en valeur la structure en bois massif du hall en exposant une section transversale qui se détache sur les murs blancs, à la manière d’une œuvre d’art.
Steven Addison, dessinateur principal chez Harvey Architecture et concepteur en chef du projet Pictou, a déclaré que l’objectif était d’exposer les poutres dès le début du processus de conception.
« Notre volonté était de faire une très grande place au bois », se rappelle-t-il. Pour ce faire, on a notamment placé la cloison au centre de la ligne des colonnes, de manière à pouvoir exposer le bois de chaque côté.
Comme le bâtiment n’a qu’un seul étage, il y avait suffisamment de liberté pour laisser la vue sur la salle d’exposition complètement ouverte. « L’absence de verre et de cloisons, seulement de l’espace… C’est vraiment le point déterminant du projet et ça permet aux matériaux et à la structure de s’exprimer », ajoute-t-il.
« C’est un bâtiment magnifique », dit M. Van Kessel. « Tout le monde qui passe devant vous dira la même chose. Nous voulions faire quelque chose dont la communauté puisse être fière et, en fin de compte, tout le monde a hâte de venir faire un tour. »
Le résultat est un magnifique amalgame de matériaux de construction qui vont de la charpente légère et aux panneaux de façade en bois massif, aux produits du bois d’ingénierie, comme le bois en placage stratifié, de longs copeaux lamellés et de copeaux parallèles.
« C’est un peu comme Où est Charlie?, mais avec des produits du bois. Si vous regardez autour de vous, vous trouverez de tout », plaisante John Spencer, concepteur de structures chez Eastcut. C’est aussi lui qui a fait office de gestionnaire de projet pour l’équipe d’installation du projet du Temple de la renommée.
La structure de 560 mètres carrés, aujourd’hui achevée, est divisée en trois zones. Le côté nord, où se trouve la partie musée, est fait de panneaux de bois d’ingénierie de grande hauteur. Le côté sud, où sont situés les bureaux et les espaces communautaires supplémentaires, est une construction traditionnelle à ossature légère 2x6 avec un hall et un passage central en bois massif.
« Il s’agit d’un mariage de pratiques de construction traditionnelles et modernes qui s’appuie sur une charpente en bois massif. On y retrouve tout ce que nous faisons, c’est-à-dire de la construction par panneaux, de la modularisation et du bois massif », ajoute-t-il.
Les relations de bon voisinage revêtent une importance particulière en Nouvelle-Écosse, et il n’est donc pas surprenant d’apprendre que le contrat de construction du Temple de la renommée du patrimoine sportif du comté de Pictou, situé à Trenton, a été signé à deux pas du site.
Personne n’était mieux placé que Eastcut, une entreprise de construction hors site des environs, pour construire le nouveau musée et centre communautaire.
« Autant que possible, nous voulions faire appel à des artisans de la région. Je pense que tout le monde qui a travaillé au chantier était de chez nous », explique Peter Van Kessel, président du comité de construction.
Eastcut et sa société sœur DORA Construction se sont occupées du projet aux côtés de Harvey Architecture, d’Halifax, et de divers corps de métier locaux. La collaboration a abouti à la construction d’un bâtiment qui allie judicieusement les produits en bois d’ingénierie et la construction traditionnelle en bois.
Josh Dykens, directeur général et directeur de l’exploitation d’Eastcut, a déclaré que l’objectif, dès les premiers balbutiements de la conception, était d’utiliser le produit le mieux adapté à l’application.
« Nous mettons les bons matériaux aux bons endroits, l’idée n’est jamais d’utiliser la même chose partout. Nous plaçons les choses là où elles sont le mieux adaptées, et c’est un avantage en ce qui concerne les coûts et l’efficacité ».
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Temple de la renommée du patrimoine sportif du comté de Pictou
Placing the partition wall in the centre of the column line gave the designers an opportunity to expose the timbers in the exhibit area. Photo by Maria Church.
John Spencer is a structural designer with Eastcut and served as the install team project manager for the Hall of Fame project. Photo supplied by EastCut.
Offsite components combined with traditional lightwood framing construction made timing crucial to ensure the correct sequence of materials went in. Photo supplied by EastCut.
From left, Cynthia Thompson, senior communications and marketing consultant for EastCut, Peter vanKessel, chair of the building committee for the Pictou County Sports Heritage Hall of Fame, and John Spencer, structural designer with Eastcut. Photo by Maria Church.
The wall area above the doors from the main corridor to the exhibit room was intentionally left open to provide an unobstructed view of the exposed mass timber ceiling and columns. Photo: Maria Church.
Les avantages de la construction hors site
Eastcut a ouvert ses portes il y a cinq ans, et est la division de construction hors site de l’entreprise familiale Macklan Group. Après ses débuts comme fabricant de panneaux à ossature légère en bois, l’entreprise s’est lancée dans la construction de bâtiments modulaires volumétriques il y a deux ans.
Si la construction à ossature légère permet d’utiliser les matériaux les moins chers, la rapidité et la cohérence de la construction modulaire hors site la rendent plus que compétitive lorsqu’il s’agit d’un grand projet, explique M. Dykens.
« Avec la pénurie de main-d’œuvre, la production en usine nous permet d’éviter certains écueils. Le contrôle de la qualité est beaucoup plus facile quand on construit à l’intérieur d’un espace chauffé et à l’abri des intempéries », fait-il valoir.
La planification préliminaire et la précision des méthodes hors site améliorent beaucoup la qualité finale du bâtiment, comme le démontre le projet de Pictou. Le produit en bois approprié a été méticuleusement sélectionné pour chaque application afin de créer un bâtiment exceptionnel qui aurait lui aussi sa place au Temple de la renommée.
En ce qui concerne l’avenir de la construction en bois en Nouvelle-Écosse, M. Dykens est optimiste et pense qu’il y en aura de plus en plus.
« Il y a cinq ans, il n’y avait aucun projet en bois dans la région », se souvient-il. « Par rapport à l’Ouest du Canada, nous tirons de l’arrière, mais la demande augmente sans cesse. Les gens veulent de plus en plus acheter local et bâtir avec des produits régionaux. Je pense que nous verrons de plus en plus ce type de construction remplacer des bâtiments qui sont habituellement en acier ou en béton. »
Du point de vue des concepteurs, M. Addison constate lui aussi un intérêt grandissant pour la conception modulaire, la construction hors site et le bois d’ingénierie. « Les gens sont plus ouverts qu’avant », dit-il. Les clients nous posent de plus en plus de questions sur la construction en bois massif, modulaire ou avec des panneaux. »
The exterior panels went up first just before the mass timber frame. A portion of the frame was supported by engineered wood within the walls. Photo supplied by EastCut.
Offsite components combined with traditional lightwood framing construction made timing crucial to ensure the correct sequence of materials went in. Photo supplied by EastCut.
Pourquoi le bois?
Le bois est un choix tout naturel pour Eastcut, explique M. Dykens, qui est charpentier de métier. À son avis, les Maritimes peuvent compter sur un approvisionnement enviable en bois pour les charpentes légères et, jusqu’à présent, il a été possible de se procurer facilement des produits en bois d’ingénierie de qualité fabriqués au Canada.
« Le bois qui vient de la région très solide. Son empreinte de carbone est faible, voire négative, ce qui est très important. En plus, c’est un matériau avec lequel il est vraiment agréable de travailler. Une fois terminé, il crée un espace particulièrement chaleureux. Il y a un mot pour ça… la conception biophilique. Dans un espace en bois, on ne se sent pas du tout comme dans un espace en acier et en cloisons sèches », explique M. Dykens.
La conception biophilique est une approche architecturale qui met à l’honneur le lien avec la nature, et au Temple de la renommée du patrimoine sportif du comté de Pictou, il apparaît dans toute sa splendeur. Des colonnes de bois lamellé-collé exposées qui encadrent l’entrée servent d’auvent et accueillent les visiteurs à leur arrivée. Le bâtiment est revêtu d’acier texturé brun foncé qui rappelle le bois dans un contraste avec les colonnes d’épinette noir pâle.
Dans le grand hall d’entrée, presque tous les éléments sont en produits du bois exposés, comme les colonnes et les poutres en bois massif, et le plafond recouvert de planches bouvetées de pin.
Dans le couloir menant à l’espace d’exposition, des cloisons sèches peintes en blanc recouvrent les murs et les plafonds faits de panneaux, mais de grandes fenêtres et des portes en verre ainsi qu’une zone ouverte en poutrelles offrent une vue sur le hall d’entrée. Un plancher de bois de couleur chaude complète la vue. Le musée met aussi en valeur la structure en bois massif du hall en exposant une section transversale qui se détache sur les murs blancs, à la manière d’une œuvre d’art.
Steven Addison, dessinateur principal chez Harvey Architecture et concepteur en chef du projet Pictou, a déclaré que l’objectif était d’exposer les poutres dès le début du processus de conception.
« Notre volonté était de faire une très grande place au bois », se rappelle-t-il. Pour ce faire, on a notamment placé la cloison au centre de la ligne des colonnes, de manière à pouvoir exposer le bois de chaque côté.
Comme le bâtiment n’a qu’un seul étage, il y avait suffisamment de liberté pour laisser la vue sur la salle d’exposition complètement ouverte. « L’absence de verre et de cloisons, seulement de l’espace… C’est vraiment le point déterminant du projet et ça permet aux matériaux et à la structure de s’exprimer », ajoute-t-il.
« C’est un bâtiment magnifique », dit M. Van Kessel. « Tout le monde qui passe devant vous dira la même chose. Nous voulions faire quelque chose dont la communauté puisse être fière et, en fin de compte, tout le monde a hâte de venir faire un tour. »
Exposed glulam columns support the canopy and frame the entrance doors to the Pictou County Sports Heritage Hall of Fame in Trenton, N.S. Photo by Maria Church.
Placing the partition wall in the centre of the column line gave the designers an opportunity to expose the timbers in the exhibit area. Photo by Maria Church.
Offsite components combined with traditional lightwood framing construction made timing crucial to ensure the correct sequence of materials went in. Photo supplied by EastCut.
La bonne étape au bon moment
Avec autant de composantes fabriquées hors site, la planification devait être irréprochable pour que tout se fasse dans le bon ordre.
Les panneaux-façades ont été installés en premier. Certains d’entre eux avaient une hauteur de sept mètres et étaient soutenus par des montants de bois en placage stratifié et en bois de longs copeaux lamellés, tous fabriqués dans l’usine d’Eastcut d’une superficie de 60 acres à Trenton.
« La construction par panneaux et le raccordement ont posé quelques défis techniques, mais tout s’est bien passé. Une fois arrivés au chantier, les murs ont été montés en deux jours, » explique-t-il.
Ensuite, c’était au tour de l’installation de la charpente en bois massif, qui supporte à la fois une partie supérieure et une partie inférieure du toit, avec des fenêtres entre les deux. Le bois massif a été fourni par Nordic Structures, et Eastcut a fabriqué les composantes nécessaires.
Une fois le bois massif installé, DORA a supervisé l’installation des fermes et des solives en I, qui comprenaient des fermes de près de 17 mètres de long à portée libre et des panneaux de toit suspendus à des fermes porteuses.
La charpente légère a suivi dans la partie sud, qui abrite une grande salle communautaire, une cuisine et un espace d’entreposage.
Avec plusieurs entrepreneurs travaillant sur des éléments distincts, mais imbriqués, il a fallu trouver des solutions au fur et à mesure pour que tout s’imbrique, mais M. Spencer se réjouit de l’attention mutuelle portée aux besoins des uns et des autres et de la coopération dans la coordination.
Grâce à la construction hors site, le bâtiment a été complété en quelques semaines à peine. Le comté est actuellement en train de conclure des contrats pour les vitrines du musée et d’autres éléments afin d’être prêt pour l’ouverture au public au printemps.
Le résultat est un magnifique amalgame de matériaux de construction qui vont de la charpente légère et aux panneaux de façade en bois massif, aux produits du bois d’ingénierie, comme le bois en placage stratifié, de longs copeaux lamellés et de copeaux parallèles.
« C’est un peu comme Où est Charlie?, mais avec des produits du bois. Si vous regardez autour de vous, vous trouverez de tout », plaisante John Spencer, concepteur de structures chez Eastcut. C’est aussi lui qui a fait office de gestionnaire de projet pour l’équipe d’installation du projet du Temple de la renommée.
La structure de 560 mètres carrés, aujourd’hui achevée, est divisée en trois zones. Le côté nord, où se trouve la partie musée, est fait de panneaux de bois d’ingénierie de grande hauteur. Le côté sud, où sont situés les bureaux et les espaces communautaires supplémentaires, est une construction traditionnelle à ossature légère 2x6 avec un hall et un passage central en bois massif.
« Il s’agit d’un mariage de pratiques de construction traditionnelles et modernes qui s’appuie sur une charpente en bois massif. On y retrouve tout ce que nous faisons, c’est-à-dire de la construction par panneaux, de la modularisation et du bois massif », ajoute-t-il.